La visite : décrire est facile, répondre ne l’est pas
Présenter une propriété se prépare. On peut apprendre les pièces, les dimensions, les matériaux, l’année de construction. Ce n’est presque jamais là que ça se gâte.
Ça se gâte aux questions — et elles sont imprévisibles. Pourquoi les propriétaires vendent-ils? Le sous-sol a-t-il déjà pris l’eau? Quel est le coût de chauffage en janvier? Y a-t-il eu des travaux sans permis? Combien d’offres avez-vous reçues?
Un courtier qui hésite sur une de ces réponses perd instantanément en crédibilité, même quand la réponse est parfaitement bonne. C’est donc là que nous concentrons le travail : nous vous posons les questions difficiles en anglais, y compris celles auxquelles on préférerait ne pas répondre.
Trois formules changent beaucoup : reformuler pour gagner du temps — just to make sure I understood, you’re asking about… —, dire qu’on va vérifier sans paraître évasif — I don’t have that figure on hand; I’ll confirm it and send it to you today —, et annoncer un défaut sans le minimiser, ce qui protège la transaction autant que votre réputation.
Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours.
▶ Je veux commencerLe client qui vient d’ailleurs
C’est une part croissante du marché québécois, et elle demande un ajustement particulier.
Un acheteur ontarien, américain ou originaire d’un autre pays ne connaît pas les règles d’ici. Il ignore le fonctionnement du régime de courtage québécois, les particularités de la vente d’un immeuble, le rôle du notaire — qui n’existe pas de la même façon ailleurs —, les délais usuels, ou les mécanismes de déclaration du vendeur.
Votre travail n’est donc pas seulement de traduire du vocabulaire : c’est d’expliquer un système à quelqu’un qui en connaît un autre. Employer le terme anglais qui ressemble le plus au terme québécois transmet souvent une idée voisine mais fausse.
La formule qui protège tout le monde est la même que dans le domaine juridique : the closest equivalent where you’re from would be… but here it works a bit differently.
S’ajoute une dimension humaine : quelqu’un qui achète à distance, dans une province ou un pays qu’il connaît mal, a besoin d’être rassuré. La chaleur du ton compte alors autant que l’exactitude — et c’est exactement ce qu’une langue seconde ampute en premier.
L’offre, la contre-offre et la mauvaise nouvelle
La négociation. Comme partout, elle repose sur le conditionnel d’échange : if your client could move on the closing date, we might have some room on the price. C’est la structure que les francophones emploient le moins spontanément en anglais, et la plus rentable à installer.
Deux réflexes coûtent cher. Le premier est de combler le silence après avoir annoncé un prix — et de combler avec une concession. Le second est de simplifier à l’excès : dire no là où il fallait dire that’s going to be difficult, but if we adjusted the conditions….
La mauvaise nouvelle. Une offre refusée, une inspection qui révèle un problème, un financement qui n’aboutit pas. La structure efficace est toujours la même : le fait d’abord, la cause ensuite, l’option enfin. Le réflexe francophone est soit d’enrober jusqu’à ce que le message disparaisse, soit de l’annoncer trop crûment.
Les chiffres. Prix, superficies, taxes, mensualités, pourcentages, dates. Les dire vite et sans hésiter est une compétence à part entière — et une hésitation sur un montant se remarque plus que n’importe quelle faute de grammaire.
Apportez une fiche descriptive et un dossier en cours. Ce sont eux qui deviennent le matériau des séances.
▶ Obtenir de l’information sans engagementDes horaires compatibles avec le métier
Soirs, fins de semaine, visites qui se déplacent, périodes de pointe au printemps : aucun calendrier de cours fixe ne survit à ce métier. C’est d’ailleurs ce qui a fait échouer les tentatives précédentes de plusieurs de nos étudiants.
Nos séances se fixent une à une, quelques jours à l’avance, et se déplacent sans frais. Beaucoup de courtiers travaillent tôt le matin, entre deux visites, ou intensifient en janvier avant la reprise. Le forfait ne comporte aucune date d’expiration : vous pouvez suspendre complètement pendant la saison forte.
Tout se fait en ligne — depuis la voiture à l’arrêt, le bureau ou la maison. Un casque d’écoute avec micro suffit.
Pour aller plus loin
Anglais pour la vente · Négocier en anglais · Service à la clientèle · Le small talk · Figer au téléphone · Anglais des affaires · Cours par métier
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FAQ | Anglais en immobilier
Pourquoi suis-je meilleur courtier en français?
Parce que la langue seconde ampute d’abord l’improvisation, la nuance et la chaleur — exactement ce qui inspire confiance. On se replie alors sur la description factuelle du bien.
Que travaillez-vous en priorité?
Les questions des visites, pas la présentation. La présentation se prépare; les questions — pourquoi ils vendent, le sous-sol, les coûts de chauffage, les travaux sans permis — ne se préparent pas.
Mes clients viennent de l’extérieur du Québec.
Alors votre travail est d’expliquer un système, pas seulement de traduire. Le terme anglais qui ressemble le plus au terme québécois transmet souvent une idée voisine mais fausse.
Comment annoncer une mauvaise nouvelle?
Le fait d’abord, la cause ensuite, l’option enfin. Le réflexe francophone est soit d’enrober jusqu’à faire disparaître le message, soit de l’annoncer trop crûment.
Mon horaire est imprévisible.
Les séances se fixent une à une et se déplacent sans frais. Beaucoup de courtiers intensifient en janvier et suspendent au printemps; le forfait n’expire pas.