Dans ce métier, la langue ne sert pas d’abord à transmettre de l’information : elle sert à inspirer confiance. Or personne n’achète une propriété de quelqu’un qui paraît hésitant. Un courtier excellent en français devient souvent, en anglais, une fiche descriptive ambulante — précis, complet, et parfaitement plat.
Présenter une propriété se prépare. On peut apprendre les pièces, les dimensions, les matériaux, l’année de construction. Vous le savez déjà : ce n’est presque jamais là que ça se gâte.
Ça se gâte aux questions, et elles sont imprévisibles. Pourquoi les propriétaires vendent-ils? Le sous-sol a-t-il déjà pris l’eau? Quel est le coût de chauffage en janvier? Y a-t-il eu des travaux sans permis? Combien d’offres avez-vous reçues?
Un courtier qui hésite sur une de ces réponses perd instantanément en crédibilité, même quand la réponse est parfaitement bonne. C’est donc exactement là que nous concentrons le travail : votre professeur vous pose les questions difficiles en anglais, y compris celles auxquelles on préférerait ne pas répondre, et il les repose jusqu’à ce que la réponse sorte sans délai.
Trois formules changent beaucoup de choses. Reformuler pour gagner du temps : just to make sure I understood, you’re asking about… Dire qu’on va vérifier sans paraître évasif : I don’t have that figure on hand; I’ll confirm it and send it to you today. Et annoncer un défaut sans le minimiser, ce qui protège la transaction autant que votre réputation.
Beaucoup de courtiers arrivent chez nous convaincus que leur problème est le vocabulaire technique. Après plus de 8 000 étudiants, nous savons que le blocage est ailleurs : dans la réponse improvisée. Les mêmes mécanismes sont travaillés dans Le small talk et Figer au téléphone.
Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours.
M’inscrire aux coursC’est une part croissante du marché québécois, et elle demande un ajustement particulier. En 2025, environ 60 150 personnes immigrantes ont été admises comme résidentes permanentes au Québec, un peu plus qu’en 2024 (59 450), et les principaux pays de naissance étaient le Cameroun, la France, l’Algérie, la Tunisie et le Maroc. La province a par ailleurs reçu 67 millions de visiteurs en 2025, dont 2,6 millions provenaient des États-Unis. Une partie de ces gens finit par acheter.
Un acheteur ontarien, américain ou originaire d’un autre pays ne connaît pas les règles d’ici. Il ignore le fonctionnement du régime de courtage québécois, les particularités de la vente d’un immeuble, le rôle du notaire — qui n’existe pas de la même façon ailleurs —, les délais usuels ou les mécanismes de déclaration du vendeur.
Votre travail n’est donc pas seulement de traduire du vocabulaire : c’est d’expliquer un système à quelqu’un qui en connaît un autre. Employer le terme anglais qui ressemble le plus au terme québécois transmet souvent une idée voisine mais fausse, et c’est ainsi que naissent les malentendus coûteux. La formule qui protège tout le monde est simple : the closest equivalent where you’re from would be… but here it works a bit differently.
S’ajoute une dimension humaine. Quelqu’un qui achète à distance, dans une province ou un pays qu’il connaît mal, a besoin d’être rassuré. La chaleur du ton compte alors autant que l’exactitude — et c’est exactement ce qu’une langue seconde ampute en premier. Le même réflexe est travaillé dans notre page Service à la clientèle.
La négociation repose, comme partout, sur le conditionnel d’échange : if your client could move on the closing date, we might have some room on the price. C’est la structure que les francophones emploient le moins spontanément en anglais, et c’est la plus rentable à installer. Nous la faisons produire, pas expliquer.
Deux réflexes coûtent cher. Le premier est de combler le silence après avoir annoncé un prix, et de le combler avec une concession. Le second est de simplifier à l’excès : dire no là où il fallait dire that’s going to be difficult, but if we adjusted the conditions…
Vient ensuite la mauvaise nouvelle. Une offre refusée, une inspection qui révèle un problème, un financement qui n’aboutit pas. La structure efficace est toujours la même : le fait d’abord, la cause ensuite, l’option enfin. Le réflexe francophone est soit d’enrober jusqu’à ce que le message disparaisse, soit de l’annoncer trop crûment.
Restent les chiffres : prix, superficies, taxes, mensualités, pourcentages, dates. Les dire vite et sans hésiter est une compétence à part entière — et une hésitation sur un montant se remarque beaucoup plus que n’importe quelle faute de grammaire. Apportez une fiche descriptive et un dossier en cours : ce sont eux qui deviennent le matériau des séances. Pour le reste de l’arsenal, voyez Négocier en anglais et Anglais pour la vente.
Demander de l’information sur les coursSoirs, fins de semaine, visites qui se déplacent, périodes de pointe au printemps : aucun calendrier de cours fixe ne survit à ce métier. C’est d’ailleurs ce qui a fait échouer les tentatives précédentes de plusieurs de nos étudiants. L’offre de formation en langues des établissements publics est concentrée dans les grandes villes et suit un calendrier de session, alors que votre semaine, elle, se réorganise la veille.
La géographie n’aide pas davantage. Le Québec compte 17 régions administratives et 1 123 municipalités locales; il tombe en moyenne environ 250 cm de neige par année sur la province, et la route entre Montréal et la ville de Québec représente environ 250 km, soit de 2 h 30 à 3 heures.
Nos séances se fixent une à une, quelques jours à l’avance, et se déplacent sans frais. Beaucoup de courtiers travaillent tôt le matin, entre deux visites, ou intensifient en janvier avant la reprise. Le forfait ne comporte aucune date d’expiration : vous pouvez suspendre complètement pendant la saison forte.
Tout se fait en ligne — depuis la voiture à l’arrêt, le bureau ou la maison. Un casque d’écoute avec micro suffit. Ce n’est pas une concession : au Québec, 22 % des travailleurs sont déjà en télétravail ou en mode hybride. D’autres métiers sont traités de la même façon dans Cours par métier.
Nous ne donnons ni cours d’écriture, ni leçons de grammaire, ni préparation d’examen. Vous ne rédigerez pas de fiche descriptive avec nous et vous ne remplirez aucun cahier d’exercices. Vous apprendrez à répondre, à voix haute, à quelqu’un qui ne vous laisse pas le temps de réfléchir.
La séance se passe seul avec un professeur privé : tout le temps de parole vous revient. Le second résultat visé est la compréhension orale, c’est-à-dire suivre un acheteur qui parle à vitesse normale, avec son accent, sans sous-titres et sans avoir à le faire répéter — la situation exacte d’une visite.
Il faut aussi remettre la pression à sa place. Aucune loi québécoise ne vous impose l’anglais : l’article 46 de la Charte de la langue française encadre au contraire la possibilité, pour un employeur, d’exiger une autre langue que le français. L’anglais est une exigence du marché, pas du législateur. Mais ce marché est réel : 35,4 % des travailleurs résidant au Québec utilisaient l’anglais au moins régulièrement au travail en 2021, année où le taux de bilinguisme de la province a atteint 46,4 %, un sommet jamais enregistré. Hors des régions métropolitaines, ce taux tombe à 30,4 % : le courtier qui répond en anglais y a peu de concurrence.
Nous enseignons la conversation depuis 2000, et seulement la conversation. C’est ce qui nous permet de savoir, dès la description de votre clientèle, où votre anglais va céder. Si votre pratique touche aussi les mandats commerciaux, Anglais des affaires complète cette page.
Parce que la langue seconde ampute d’abord l’improvisation, la nuance et la chaleur — exactement ce qui inspire confiance. On se replie alors sur la description factuelle du bien, qui est précise et sans effet.
Les questions des visites, pas la présentation. La présentation se prépare; les questions — pourquoi ils vendent, le sous-sol, les coûts de chauffage, les travaux sans permis — ne se préparent pas.
Alors votre travail est d’expliquer un système, pas seulement de traduire. Le terme anglais qui ressemble le plus au terme québécois transmet souvent une idée voisine mais fausse.
Le fait d’abord, la cause ensuite, l’option enfin. Le réflexe francophone est soit d’enrober jusqu’à faire disparaître le message, soit de l’annoncer trop crûment.
Les séances se fixent une à une et se déplacent sans frais. Beaucoup de courtiers intensifient en janvier et suspendent au printemps; le forfait n’expire pas.
Décrivez-nous votre clientèle et vos dossiers en cours : les séances se construisent à partir de là, pas à partir d’un manuel. Vous n’avez rien à préparer pour nous écrire.
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