Vous avez probablement déjà suivi un cours de langue où votre temps de parole réel se comptait en minutes : la consigne à écouter, le texte à lire, l’exercice à remplir, le tour de table à attendre. Chez nous, une heure de cours est une heure de parole. Vous parlez, le professeur écoute, relance et corrige. Voici comment cette méthode fonctionne, et ce qu’elle écarte volontairement.
Dans un cours de langue ordinaire, ce qui reste pour parler, c’est ce qui reste. Nous avons construit l’inverse : un professeur, un étudiant, soixante minutes où la seule chose qui se produit est de la conversation. Tout le temps de parole de l’heure est pour vous seul, parce qu’il n’y a personne d’autre à qui le donner.
Ce choix a une raison simple. Parler une langue est une habileté autant qu’un savoir. On ne l’acquiert pas en comprenant une règle, on l’acquiert en fabriquant des phrases, en se trompant, en recommençant avec quelqu’un qui répond. Tant que la bouche ne travaille pas, rien ne se met en place.
Cette évidence est mal servie par les souvenirs scolaires de la région. Plus de 56 000 personnes ont fréquenté l’Université Laval, à Sainte-Foy, en 2024-2025, et d’autres encore sont passées par le Cégep de Sainte-Foy, le Cégep Garneau ou le Cégep Limoilou : beaucoup de nos étudiants arrivent avec une longue expérience de salles où l’on écoute bien et où l’on parle peu. L’école est agréée en vertu de la loi sur les compétences (loi du 1 %) et enseigne depuis plus de 25 ans; plus de 8 000 étudiants accompagnés depuis 2000 et plus de 50 000 heures d’enseignement nous ont montré où passe le temps utile, et où il se perd.
La première question qu’on nous pose est toujours celle-là : si je parle tout le temps, qui me corrige? Le professeur, mais pas à chaque mot. Une correction lancée au milieu d’une phrase fait perdre la phrase, et souvent l’envie de la terminer. Nous laissons donc l’idée aller jusqu’au bout, même maladroite, même longue.
Ensuite, trois choses se produisent. Le professeur redit votre phrase correctement, comme une réponse naturelle dans l’échange, et vous l’entendez au passage sans avoir été interrompu. Il note à l’écrit les erreurs qui reviennent, celles qui comptent, pas les accidents de fatigue. Puis il reprend cette courte liste avec vous quand le fil est terminé, au moment où l’on peut regarder la mécanique de près sans rien perdre.
Vous sortez du cours avec deux ou trois points précis à surveiller, pas avec une page de corrections que personne ne retient. C’est aussi pour cette raison que les gens qui ont peur de se tromper tiennent le coup ici : la correction arrive après la phrase, jamais dedans, et elle vient d’un professeur qui est avec vous, pas d’un jury.
Demander de l’information sur les coursUn manuel est écrit pour personne en particulier. Il propose la chambre d’hôtel à quelqu’un qui ne voyage jamais et la réunion d’affaires à quelqu’un qui n’en a pas. Nous partons de l’autre bout : de ce que vous avez réellement à dire, dans votre vie, cette année.
Au premier cours, le professeur vous demande ce que vous faites, où la langue vous sert ou vous manque, et de quoi vous parlez quand vous parlez. Vos réponses deviennent le programme. Un ingénieur qui appelle des fournisseurs, une infirmière qui reçoit des patients, un retraité qui part en Espagne trois semaines : même méthode, contenus différents. Dans la Capitale-Nationale, ces profils ne sont pas théoriques : le CHU de Québec-Université Laval comptait 12 954 employés en janvier 2025; le Parc technologique du Québec métropolitain, rue Einstein, réunit TeraXion et Olympus NDT; 49,9 % des employés de la fonction publique québécoise travaillent ici, autour de la colline Parlementaire et de l’édifice Marie-Guyart; et les départs vers l’étranger passent par l’aéroport international Jean-Lesage.
Entre les séances, le professeur prépare à partir de ce que vous avez dit la fois précédente, pas à partir d’un chapitre à finir. C’est ce qui rend l’horaire souple : les séances se fixent une à une, selon votre semaine, se déplacent sans frais, et le forfait n’a pas de date d’expiration.
Demander de l’information sur les coursNous ne faisons pas de rédaction pendant le cours. Écrire est une autre habileté, plus lente, qui se pratique seul et se corrige en différé. Occuper une heure de professeur à vous regarder écrire serait du temps perdu pour vous.
Nous ne faisons pas de lecture à voix haute d’un texte préparé. Lire un texte, ce n’est pas chercher ses mots : l’effort qui fait progresser à l’oral est celui de construire la phrase soi-même, en direct, sans savoir comment elle va finir.
Nous ne donnons pas de leçons de grammaire scolaire et nous ne préparons aucun examen écrit. La grammaire arrive après l’usage, quand une tournure vous bloque, et elle sert alors à expliquer ce que vous venez d’essayer de dire. Dans l’autre sens, elle occupe l’heure et repousse le moment de parler. Nous détaillons ce raisonnement dans Et la grammaire?
Enfin, nous ne promettons aucun résultat à date fixe. Personne ne peut savoir combien de temps il vous faudra : cela dépend de la langue, de votre point de départ et du rythme que vous tenez. Ce que nous garantissons, c’est que chaque heure du forfait est une heure passée à parler.
La méthode et le format vont ensemble : une heure de conversation ne demande ni salle, ni tableau, ni matériel, seulement une connexion et du calme. Le format en ligne supprime donc tout ce qui, ici, fait manquer un cours. Québec reçoit en moyenne 303 cm de neige par année, contre environ 175 cm à Montréal, et un rendez-vous hebdomadaire qui suppose de sortir l’auto un soir de février finit par sauter. Un déplacement entre Sainte-Foy, Beauport ou La Haute-Saint-Charles et le centre-ville dépend des deux ponts et des trois autoroutes urbaines : l’heure de pointe est incontournable. Et si la formation visée se donnait à Montréal, comptez environ 250 km et de 5 à 6 heures de route aller-retour en plus du cours.
Le résultat visé justifie aussi le format. Ce que vous voulez, au fond, c’est la compréhension orale : suivre quelqu’un qui parle à vitesse normale, avec son accent, sans sous-titres et sans le faire répéter. Cela s’obtient en écoutant un humain vous répondre en direct, pas en cochant des réponses dans une application. C’est ce que plus de 25 ans de séances nous ont appris, et rien ne l’a démenti depuis 2000.
Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours.
Demander de l’information sur les coursLa méthode de conversation · Soixante minutes de conversation · Et la grammaire? · Je comprends mais je ne parle pas · Cours privé ou cours de groupe · Combien d’heures faut-il? · Conseils d’apprentissage · Guide pour apprendre une langue
Oui, c’est le principe même du cours. Vous parlez, le professeur relance, reformule et note. Il n’y a ni dictée, ni exercice écrit, ni lecture d’un texte préparé. L’heure entière sert à produire de la langue à voix haute.
Le professeur laisse la phrase aller jusqu’au bout, puis la redit correctement en la reprenant dans la conversation. Les erreurs qui reviennent sont notées à l’écrit et revues avec vous à la fin de la séance, quand le fil est terminé.
Non. Le contenu vient de vos sujets : votre travail, vos voyages, votre famille, ce que vous avez lu ou écouté. Le professeur prépare autour de cela d’une séance à l’autre. Vous n’avez aucun matériel à acheter.
Dites-le à votre professeur. La grammaire est expliquée quand un usage vous bloque, pour éclairer ce que vous venez d’essayer de dire, et elle reste à l’oral. Elle sert la conversation, elle ne la remplace pas.
Non. Aucun paiement n’est demandé au début des cours. Le forfait de 25 cours privés d’une heure est à 799 $ CA au lieu de 1 199 $, sans date d’expiration, et les séances se déplacent sans frais.
Dites-nous la langue visée, votre niveau approximatif et vos disponibilités. Nous vous décrivons le déroulement de la première heure et les sujets par lesquels votre professeur commencerait, sans paiement au départ.
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