Nous partons de vos documents, pas d’un manuel
Les manuels d’anglais des affaires enseignent le vocabulaire d’une entreprise fictive : une multinationale qui vend des produits indéterminés et tient des réunions sans enjeu. Personne ne travaille là.
Vous, vous vendez des pièces d’acier, vous gérez des réclamations d’assurance, vous coordonnez un chantier ou vous présentez des résultats trimestriels. Le vocabulaire dont vous avez besoin est celui-là, et il tient en quelques centaines de termes — pas dans un programme généraliste de trois cents pages.
Nous vous demandons donc d’apporter votre matériel : un ordre du jour, une présentation, un contrat, un devis, un compte rendu. C’est à partir de vos propres documents que les mises en situation sont construites. Cela fait gagner des dizaines d’heures, et cela rend chaque séance immédiatement utilisable le lendemain.
Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours.
▶ Je veux commencerL’appel conférence, la situation la plus difficile
Si vous deviez ne travailler qu’une seule chose, ce serait celle-là. L’appel conférence accumule tous les obstacles à la fois.
Vous n’avez aucune lèvre à lire. On sous-estime à quel point la compréhension repose sur le visage. Au téléphone, ce support disparaît d’un coup.
Les accents sont multiples. Un même appel réunit un Écossais, un Indien, un Australien et un Texan. Aucun cours d’anglais standard ne prépare à cela, et c’est pourtant la réalité quotidienne de bien des entreprises québécoises. Nous entraînons spécifiquement l’oreille à ces variétés.
Il faut s’insérer sans voir qui va parler. Sans indices visuels, on ne sait jamais quand c’est son tour. Là encore, ce sont des formules apprises qui règlent le problème.
Et il faut savoir faire répéter sans se disqualifier. Dire I don’t understand trois fois vous décrédibilise. Demander sorry, you cut out — could you repeat the last part? passe pour un problème de ligne. Ce genre de détail change la perception de votre compétence.
Présenter, et surtout survivre à la période de questions
La présentation elle-même se prépare : on peut répéter, écrire, mémoriser. Ce n’est presque jamais là que ça se gâte.
Ça se gâte aux questions — non préparées, parfois hostiles, souvent mal formulées. C’est donc uniquement là-dessus que nous travaillons : reformuler la question pour gagner cinq secondes et vérifier qu’on a compris, répondre à une question qu’on n’a qu’à moitié saisie, dire qu’on ne sait pas sans perdre la face, reprendre le contrôle quand l’échange dérive.
Nous passons donc peu de temps sur votre exposé, et beaucoup à vous poser des questions difficiles en anglais.
Négocier dans une langue qui n’est pas la vôtre
En négociation, la langue devient un rapport de force. Deux réflexes coûtent particulièrement cher aux francophones.
Le premier est de combler le silence. Mal à l’aise dans une pause, on ajoute une phrase — et souvent une concession. Les négociateurs anglophones expérimentés utilisent délibérément le silence. Savoir le supporter en anglais s’entraîne.
Le second est de simplifier à l’excès. Faute de nuance, on dit no là où il faudrait dire that’s going to be difficult at this price, but if we adjusted the volume…. Une position ferme exprimée trop crûment ferme une porte qui pouvait rester entrouverte.
Nous travaillons donc les formules graduées du refus, de la contre-proposition et de la mise en attente, jusqu’à ce qu’elles sortent sans réflexion.
Indiquez votre secteur et le type d’échanges que vous devez tenir en anglais. Le plan de cours est construit là-dessus.
▶ Obtenir de l’information sans engagementLe small talk n’est pas accessoire
Les cinq minutes avant une réunion et le repas d’après décident souvent de plus de choses que la réunion elle-même. C’est pourtant le moment que les francophones redoutent le plus, parce qu’il n’y a ni ordre du jour ni vocabulaire technique pour s’appuyer.
Il existe des sujets sûrs en Amérique du Nord (le déplacement, la météo, le sport, la ville, les projets de fin de semaine) et des sujets à éviter (la politique, la santé, la religion, le salaire). Surtout, il existe une mécanique simple : répondre, puis relancer. Un francophone répond et s’arrête; l’échange meurt, et il en conclut qu’il est mauvais en anglais. Il manquait la relance.
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FAQ | Anglais des affaires
Utilisez-vous un manuel d’anglais des affaires?
Non. Les manuels enseignent le vocabulaire d’une entreprise fictive où personne ne travaille. Nous partons de vos propres documents — ordre du jour, présentation, devis, contrat — et le vocabulaire réellement nécessaire tient en quelques centaines de termes.
Pourquoi les appels conférence sont-ils si difficiles?
Parce qu’ils cumulent les obstacles : aucune lecture labiale, des accents multiples dans un même appel, et l’impossibilité de voir quand c’est votre tour. Nous entraînons spécifiquement l’oreille aux variétés d’anglais et les formules d’insertion.
Comment faire répéter sans avoir l’air incompétent?
En déplaçant la cause : « sorry, you cut out — could you repeat the last part? » passe pour un problème de ligne, alors que répéter « I don’t understand » vous décrédibilise. Ce détail change la perception de votre compétence.
Travaillez-vous ma présentation?
Peu, parce qu’une présentation se prépare et se répète. Nous travaillons la période de questions : reformuler pour gagner du temps, répondre à une question à moitié comprise, dire qu’on ne sait pas sans perdre la face.
Le small talk fait-il partie du cours?
Oui, et ce n’est pas accessoire : les cinq minutes avant une réunion décident souvent de plus que la réunion. La mécanique essentielle est de répondre puis de relancer — un francophone répond et s’arrête, et l’échange meurt.