Une seule structure porte toute la négociation
Si vous ne travaillez qu’une chose, travaillez celle-ci : le conditionnel d’échange.
If you could commit to a two-year term, we could look at 8 %. Cette phrase contient l’essentiel de ce qu’est une négociation : elle n’accorde rien, elle conditionne. Elle avance une contrepartie au lieu d’un rabais, et elle laisse toutes les portes ouvertes.
C’est précisément la construction que les francophones emploient le moins spontanément en anglais. Faute d’aisance, on dit the price is 12 %, puis, sous pression, okay, 9 % — une concession sèche, gratuite, qui invite immédiatement à en demander une autre.
Nous installons donc cette structure par la répétition, dans les deux sens : proposer un échange, et répondre à une demande par un échange plutôt que par un oui ou un non. Une quinzaine de variantes suffisent, et elles doivent sortir sans réflexion — parce qu’en négociation, le temps de réflexion se voit.
Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours.
▶ Je veux commencerLe silence, et pourquoi il vous coûte cher
C’est le piège le plus documenté, et les francophones y tombent systématiquement.
Vous annoncez un prix. Votre interlocuteur ne répond pas. Trois secondes passent, puis cinq. Le malaise monte — et il monte plus vite dans une langue seconde, parce que vous interprétez le silence comme un signe qu’on ne vous a pas compris. Alors vous ajoutez quelque chose. Et ce quelque chose est presque toujours une concession.
Or ce silence est souvent délibéré : c’est une technique de négociation courante, enseignée, et elle fonctionne remarquablement bien sur quelqu’un qui doute de son anglais.
L’entraînement est simple et inconfortable : le professeur se tait après vos annonces, et votre tâche est de ne rien ajouter. Deux ou trois séances suffisent à défaire le réflexe. C’est l’un des exercices les plus rentables que nous fassions.
Refuser, nuancer, gagner du temps
Un no sec ferme une négociation qui pouvait continuer. Un excès de politesse fait croire que tout est négociable. Entre les deux, il existe une gradation précise qu’il faut maîtriser.
Le refus ferme mais ouvert. That’s not something we can do — but here’s what I can offer. La position tient, et l’échange se poursuit.
La mise en attente. Let me take that back to my team and come back to you Thursday. Indispensable quand on a besoin de temps, et parfaitement normal : personne ne s’attend à une décision immédiate.
La difficulté signalée. That’s going to be difficult at this price — but if we adjusted the volume… On annonce l’obstacle et on propose la sortie dans la même phrase.
La vérification. Just so we’re clear — you’re saying that if we move on the delivery date, the price holds? C’est la phrase la plus utile de toutes en langue seconde : elle empêche les malentendus coûteux et fait gagner du temps de réflexion sans paraître hésitant.
Décrivez la négociation à venir : l’objet, l’interlocuteur, votre marge et l’échéance. Nous la rejouons en séance.
▶ Obtenir de l’information sans engagementConclure, et écrire ce qui a été dit
Beaucoup de négociations menées en langue seconde s’enlisent faute de clôture explicite. Chacun croit avoir conclu, et l’on découvre trois semaines plus tard que non.
La clôture tient en deux mouvements : récapituler ce qui est convenu (so to recap — 9 %, two-year term, delivery in March), puis nommer la suite et son échéance (I’ll send you the revised proposal by Friday — can you confirm by the end of next week?).
Ensuite vient le seul moment où nous vous encourageons à passer à l’écrit : le courriel de confirmation. Envoyé dans l’heure, il fixe ce qui a été convenu, corrige les malentendus pendant qu’ils sont encore faciles à corriger, et vous protège. C’est particulièrement utile quand la conversation s’est tenue dans une langue que vous ne maîtrisez pas parfaitement.
Un dernier point culturel : avec des interlocuteurs latino-américains ou asiatiques, un accord verbal poli n’est pas toujours un engagement. Savoir poser la question de vérification qui oblige à préciser — sans forcer personne à dire non — évite des mois d’attente inutile.
Pour aller plus loin
Anglais des affaires · Vente · Espagnol des affaires · Anglais avancé · Réunion en anglais · Figer au téléphone · Finance
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FAQ | Négocier en anglais
Quelle structure faut-il maîtriser en priorité?
Le conditionnel d’échange : « if you could commit to a two-year term, we could look at 8 % ». Il n’accorde rien, il conditionne — et c’est la construction que les francophones emploient le moins spontanément.
Pourquoi le silence me fait-il perdre de l’argent?
Parce qu’il est souvent délibéré. Le malaise monte plus vite en langue seconde, on ajoute quelque chose, et ce quelque chose est presque toujours une concession.
Comment refuser sans fermer la porte?
« That’s not something we can do — but here’s what I can offer. » La position tient et l’échange continue. Un « no » sec ferme une négociation qui pouvait se poursuivre.
Quelle est la phrase la plus utile en langue seconde?
La vérification : « just so we’re clear — you’re saying that if we move on the delivery date, the price holds? » Elle empêche les malentendus coûteux et donne du temps de réflexion sans paraître hésitant.
Faut-il confirmer par écrit?
Oui, dans l’heure. Le courriel de confirmation fixe ce qui a été convenu et corrige les malentendus pendant qu’ils sont faciles à corriger — d’autant plus utile quand l’échange s’est tenu dans une langue seconde.