Beaucoup de francophones le méprisent — « du bavardage inutile » — et le redoutent en même temps. Les deux sentiments se tiennent : on n’aime pas ce à quoi on n’est pas préparé. Or les cinq minutes avant une réunion et le repas d’après décident souvent de plus de choses que la réunion elle-même.
Cela paraît contre-intuitif : le vocabulaire y est simple, les enjeux nuls, personne n’évalue votre expertise. Et pourtant, la plupart des gens s’y sentent plus démunis qu’en réunion technique. Trois raisons expliquent cela.
C’est donc une compétence à part entière, et elle s’entraîne. Nous enseignons la conversation à des adultes depuis 2000, et c’est précisément l’exercice que le cours privé fait le mieux : l’heure entière sert à parler, à écouter, à se reprendre.
Si vous ne deviez retenir qu’une chose de cette page, ce serait celle-ci. On vous demande how was your weekend? Un francophone répond good, thank you — et s’arrête. L’échange meurt, et il en conclut que son anglais est insuffisant. En réalité, il manquait une seule chose : rendre la balle.
La règle est simple : répondre, ajouter un détail, puis renvoyer la question. Pretty good — we finally got the deck finished. How about you, did you get away? Le détail donne matière à rebondir; la question relance.
Sans le détail, vous transformez la conversation en interrogatoire. Sans la question, vous la laissez mourir. Les deux ensemble suffisent à tenir une conversation de dix minutes avec un vocabulaire très limité : c’est de la structure, pas du niveau de langue. Nous entraînons cette mécanique jusqu’à l’automatisme, parce que sous pression on revient toujours au réflexe court.
Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours.
Demander de l’information sur les coursEn Amérique du Nord, les sujets sûrs sont remarquablement stables : le déplacement et le voyage, la météo, le sport, la ville où l’on se trouve, les restaurants, les projets de fin de semaine, les enfants si l’autre en parle d’abord, les séries et les films.
À éviter, du moins tant que la relation n’est pas établie : la politique, le salaire et l’argent, la religion, la santé et le poids, l’âge, le statut conjugal, et les critiques de l’employeur.
Deux particularités méritent d’être signalées à un Québécois. D’abord, how are you? n’est pas une question : c’est une salutation, et la réponse attendue est courte. Répondre sincèrement en détaillant sa semaine déroute l’interlocuteur. Ensuite, le registre nord-américain est plus enthousiaste que le nôtre. Un that’s great! ou oh wow qui vous paraîtra exagéré est simplement la norme; sans cela, vous passez pour froid ou désintéressé alors que vous êtes seulement concentré sur votre anglais.
Dites-nous dans quel contexte vous en avez besoin — congrès, repas d’affaires, collègues, clientèle. Les mises en situation partent de là.
Demander de l’information sur les coursAmorcer est plus facile qu’on ne le croit : un commentaire sur la situation partagée suffit. La file, le café, la salle, le trajet, la météo du jour. Long line today, eh? Personne n’attend une entrée en matière brillante.
Terminer est ce que les francophones réussissent le moins bien, et cela crée un malaise réel. On ne sait pas comment sortir, alors on reste, et la conversation s’étire jusqu’à devenir pénible. Les formules de sortie sont pourtant codifiées et parfaitement polies : anyway, I should let you go, it was good talking to you, I’ll let you get back to it, we should catch up later. Elles signalent la fin sans rejet, et les connaître retire une bonne part de l’anxiété liée à l’ensemble de l’exercice.
Nous y ajoutons la relance après coup — reprendre contact avec quelqu’un rencontré à un événement — qui est le moment où le small talk se transforme réellement en relation professionnelle. La page Réseautage et congrès prolonge ce point pour les grands rassemblements.
Cette conversation-là n’est pas un supplément d’âme. Quand les entreprises québécoises justifient l’exigence de l’anglais, plus de 21 % invoquent les communications orales à l’intérieur de l’entreprise, et à Montréal la proportion dépasse 40 %. Autrement dit : les couloirs, pas les contrats. Et 25 % des entreprises déclarent retenir toujours un candidat bilingue, même quand le poste n’exige aucune compétence linguistique particulière.
La gêne, elle, est documentée. Selon Statistique Canada, 24 % des adultes de langue française au Canada ont vécu de l’insécurité linguistique au cours des cinq années précédant l’enquête, c’est-à-dire une situation où ils ont hésité à utiliser leur langue. Des Québécois francophones se privent d’occasions professionnelles par gêne ou par peur de parler avec un accent. Le small talk est l’endroit exact où cette gêne se manifeste, parce qu’il n’y a rien derrière quoi s’abriter. Si c’est votre cas, la page La peur de parler traite le blocage lui-même.
Le contexte a aussi changé de forme. En mai 2026, 22 % des travailleurs québécois étaient en télétravail hybride ou complet, et 56 % dans les services professionnels, scientifiques et techniques : les cinq minutes d’avant-réunion se jouent maintenant dans une salle virtuelle, où le silence s’entend encore plus. Ajoutez le tourisme, avec 67 millions de visiteurs accueillis par la province en 2025, et les occasions de converser en anglais ne se limitent plus à Montréal — même si, hors des régions métropolitaines, le taux de bilinguisme n’atteignait que 30,4 % au recensement de 2021, contre 46,4 % pour l’ensemble du Québec, un sommet jamais enregistré.
Nos séances se donnent en ligne, seul avec un professeur qui sera avec vous toute l’heure : aucun déplacement, aucun stationnement, et rien à négocier avec les 250 cm de neige qui tombent en moyenne chaque année sur la province. Nous ne donnons ni cours d’écriture, ni leçons de grammaire, ni préparation d’examen. Le résultat visé est de suivre quelqu’un qui parle à vitesse normale, avec son accent, sans sous-titres — ce que plus de 8 000 personnes sont venues chercher ici.
Pour aller plus loin : Anglais des affaires · Anglais avancé · Vente · Réunion en anglais · Anglais intermédiaire · Voir toutes les pages de la section « Situations professionnelles » · Plan du site
Parce qu’il n’y a aucun appui — ni ordre du jour, ni vocabulaire de métier — que rien n’est prévisible, et que la vitesse est celle de la conversation naturelle. Personne ne ralentit dans un couloir.
Répondre, ajouter un détail, puis renvoyer la question. Sans le détail, la conversation devient un interrogatoire; sans la question, elle meurt. Les deux ensemble suffisent avec un vocabulaire très limité.
Quelque chose de court. Ce n’est pas une question mais une salutation : détailler sa semaine déroute l’interlocuteur.
La politique, l’argent et le salaire, la religion, la santé, l’âge, le statut conjugal et les critiques de l’employeur — du moins tant que la relation n’est pas établie.
Avec des formules codifiées et polies : « anyway, I should let you go », « I’ll let you get back to it ». Les ignorer est ce qui rend l’exercice pénible, parce qu’on reste faute de savoir sortir.
Avant la réunion, au repas, dans le corridor du congrès : dites-nous lequel. Vous obtenez de l’information sans engagement, et les mises en situation partent de votre contexte réel.
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