C’est le métier où l’écart entre les deux langues se voit le plus. Un excellent vendeur en français devient souvent, en anglais, un catalogue qui récite des caractéristiques — parce qu’il ne peut plus improviser, relancer, ni rebondir sur ce que le client vient de dire.
Nos cours se donnent en ligne, seul avec un professeur privé, et ne portent que sur la parole et la compréhension orale : découverte, objections, prix, relance téléphonique.
Un ingénieur qui explique une solution transmet de l’information : elle est vraie ou fausse, comprise ou non. Un vendeur, lui, doit produire un effet sur quelqu’un — et cela passe par trois choses que la langue seconde ampute en premier.
L’improvisation. On ne peut pas préparer une vente : le client dit quelque chose d’inattendu et tout bascule là-dessus. Un vendeur qui doit construire sa phrase en français avant de la transposer arrive systématiquement trois secondes trop tard, et la conversation avance sans lui.
La nuance. Vendre, c’est doser : insister sans pousser, contredire sans braquer, créer une urgence sans paraître désespéré. Ces gradations existent en anglais, mais elles reposent sur des formulations précises qu’un francophone n’acquiert pas par exposition passive.
La chaleur. C’est ce qui se perd le plus vite. Concentré sur sa grammaire, on devient plat, formel, mécanique. Le client ne se dit pas « son anglais est faible »; il se dit « ce vendeur ne m’inspire rien ». C’est pourquoi nous ne donnons ni cours d’écriture, ni leçons de grammaire : ce n’est pas là que la vente se gagne.
Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours.
M’inscrire aux coursL’économie québécoise est caractérisée par son ouverture, en raison de la taille modeste de son marché intérieur : à peu près tout ce qui se fabrique ici doit se vendre ailleurs. Au premier trimestre de 2025, les exportations du Québec étaient principalement destinées aux États-Unis, à hauteur de 25,0 G$, soit 75,9 % du total. Autrement dit, environ trois dollars d’exportation québécoise sur quatre vont vers un client qui travaille en anglais.
Et le portrait bouge. Pour les neuf premiers mois de 2025, les exportations vers les États-Unis ont baissé de 5,3 % alors que celles vers les autres pays ont augmenté de 9,1 %. Diversifier ses marchés veut dire, en pratique, téléphoner à des acheteurs avec qui la langue commune sera l’anglais. L’Estrie, première région exportatrice du Québec grâce à ses PME et à la proximité des marchés nord-américains, le vit depuis longtemps.
Le déplacement n’est même plus nécessaire pour y être confronté : 22 % des travailleurs québécois sont en télétravail ou en mode hybride, et 56 % dans les services professionnels, scientifiques et techniques. La rencontre de vente se tient en visio, sans transition.
C’est le premier module, parce que c’est la partie que les vendeurs francophones sacrifient sans s’en rendre compte. Faute d’aisance, on se réfugie dans ce qu’on maîtrise : la présentation du produit. On parle, le client écoute, et on appelle cela une rencontre de vente. En réalité, on n’a rien appris de son besoin.
Nous travaillons donc spécifiquement les questions ouvertes — what’s driving this project right now?, what happens if you do nothing?, walk me through how that works today — puis les questions de suivi, celles qui creusent une réponse au lieu d’enchaîner sur la suivante. C’est exactement ce qui est difficile en langue seconde, parce qu’on ne peut pas les préparer : elles dépendent de ce que le client vient de dire.
S’y ajoute une compétence sous-estimée : le silence. Un vendeur mal à l’aise dans une langue comble les pauses, et il comble souvent avec une concession. Apprendre à se taire en anglais s’entraîne, comme le reste.
Indiquez votre secteur et votre cycle de vente. Nous partons de vos vrais dossiers : une proposition, un appel qui a mal tourné, un client à relancer.
Demander de l’information sur les coursLes objections. Elles sont peu nombreuses et très prévisibles : le prix, le délai, le concurrent en place, le budget, « il faut que j’en parle à quelqu’un ». C’est donc un terrain idéal pour le format privé : on rejoue chacune jusqu’à ce que la réponse sorte sans réflexion. Nous travaillons d’abord à reconnaître l’objection réelle derrière celle qui est formulée, puis à répondre sans se défendre.
Le prix. C’est le moment le plus délicat, parce que l’hésitation s’y interprète immédiatement comme un signe qu’il est négociable. Annoncer un montant, tenir une position, offrir une contrepartie plutôt qu’un rabais : ce sont des formulations courtes qu’il faut pouvoir dire d’un ton assuré, et elles se répètent jusqu’à ce que le ton tienne tout seul.
La relance téléphonique. Un appel à froid en langue seconde est la situation la plus intimidante du métier, et la raison pour laquelle tant de vendeurs disent Figer au téléphone. Les vingt premières secondes décident de tout, et elles sont entièrement scriptables — donc parfaitement automatisables. Nous les répétons jusqu’à ce qu’elles ne coûtent plus rien.
Et un point que beaucoup négligent : savoir faire répéter sans se décrédibiliser. « Sorry, you cut out — could you repeat that last part? » déplace la cause vers la ligne, alors que « I don’t understand » répété entame la confiance du client. Depuis 2000, c’est l’une des premières phrases que nous faisons dire à voix haute.
Les cinq minutes avant la rencontre et le repas d’après pèsent souvent plus lourd que la présentation elle-même. C’est pourtant le moment que les vendeurs francophones redoutent le plus, parce qu’il n’y a ni ordre du jour ni vocabulaire technique où s’accrocher.
La mécanique est simple et s’apprend vite : répondre, puis relancer. Un francophone répond et s’arrête; l’échange meurt, et il en conclut qu’il est mauvais en anglais. Il manquait la relance. Nous couvrons aussi les sujets sûrs en Amérique du Nord — le déplacement, la météo, le sport, la ville, les projets de fin de semaine — et ceux qu’il vaut mieux éviter.
Reste l’accent, que presque tous les vendeurs évoquent. Une partie des Canadiens anglais l’associent à moins d’intelligence et à moins de compétence, et des Québécois francophones se privent d’occasions professionnelles par gêne ou par peur de parler en public avec un accent. Le travail utile n’est pas d’effacer l’accent, mais de parler assez couramment pour que l’interlocuteur cesse de l’entendre. Vous êtes seul avec un professeur qui prononce avec vous : plus de 8 000 étudiants sont passés par là.
Décrivez vos marchés et le type d’appels que vous devez faire en anglais.
Demander de l’information sur les coursParce que la vente repose sur l’improvisation, la nuance et la chaleur — les trois premières choses qu’une langue seconde ampute. Faute d’aisance, on se replie sur la récitation des caractéristiques du produit.
Par les questions de découverte, notamment les questions de suivi qui creusent une réponse. C’est ce qui est réellement difficile en langue seconde, puisqu’on ne peut pas les préparer.
Elles sont peu nombreuses et très prévisibles — prix, délai, concurrent, budget, décideur absent. On les rejoue jusqu’à ce que la réponse sorte sans réflexion, en apprenant d’abord à reconnaître l’objection réelle derrière celle qui est formulée.
C’est même le meilleur candidat : les vingt premières secondes décident de tout et sont entièrement scriptables, donc automatisables par répétition.
Souvent plus que la présentation. La mécanique est de répondre puis de relancer — un francophone répond et s’arrête, et l’échange meurt.
Nommez-le. Nous bâtissons le plan de cours autour de vos vrais dossiers.
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