Cours d’anglais — avancé

Nuance, registre, humour et prise de parole


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Niveau avancé · Anglais

Cours d’anglais avancé

Votre anglais fonctionne. Vous travaillez en anglais, vous voyagez, vous comprenez tout. Et pourtant, en réunion, vous n’êtes pas tout à fait la même personne qu’en français : moins drôle, moins nuancé, plus prudent. Ce qui vous manque n’est plus de la langue, c’est du registre.

  • Nuance et registre
  • Humour et sous-entendu
  • Prendre la parole sans pause
  • Intelligibilité de l’accent
  • 25 heures : 799 $

Le plafond invisible

C’est une chose que peu de gens osent formuler, et que nous entendons pourtant souvent : « en anglais, je passe pour quelqu’un de moins intelligent ».

Ce n’est évidemment pas vrai, mais la perception existe et elle a des conséquences réelles. Un professionnel avancé exprime en anglais une version simplifiée de sa pensée. Il abandonne l’argument subtil au profit de l’argument solide, renonce à la remarque drôle parce qu’elle exigerait un timing qu’il n’a pas, choisit le mot sûr plutôt que le mot juste. Résultat : compétent, mais fade.

Dans une organisation où l’influence se joue en réunion, cela coûte cher. Le travail du niveau avancé n’est donc plus de « mieux parler » : c’est de redevenir soi-même en anglais.

Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours.

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Le registre : la compétence la plus négligée

Un locuteur avancé connaît plusieurs façons de dire la même chose. Ce qu’il ne sait pas toujours, c’est laquelle est trop sèche, laquelle est trop familière, et laquelle passe pour de l’agressivité alors qu’elle se voulait directe.

You should reconsider, you might want to reconsider et I’d push back on that disent la même chose et ne produisent pas du tout le même effet. Un francophone qui transpose la franchise québécoise en anglais nord-américain d’affaires paraît régulièrement plus brusque qu’il ne le croit — et l’inverse existe aussi : trop de précautions font passer une objection ferme pour une hésitation.

Ce calibrage ne s’apprend pas dans une liste. Il s’apprend en disant une phrase et en s’entendant répondre : « ça, ton vice-président l’entendra comme un reproche ». C’est un travail de rétroaction, séance après séance, sur vos propres situations.

Humour, idiome et sous-entendu

L’humour est la dernière chose qui vient dans une langue étrangère, parce qu’il exige trois choses simultanément : la vitesse, la référence culturelle et la maîtrise du non-dit.

Nous travaillons surtout la troisième. L’anglais nord-américain d’affaires fonctionne beaucoup par atténuation : that’s interesting peut signifier un désaccord poli, I’ll think about it un refus, we should circle back on this un enterrement. Un francophone qui prend ces phrases au sens littéral se trompe régulièrement sur l’issue d’une réunion.

Côté expressions, nous privilégions les verbes à particule, qui posent la vraie difficulté : put off, bring up, get around to, run by, follow up on. Ils sont omniprésents à l’oral, imprévisibles, et c’est leur absence qui rend un anglais correct mais livresque.

Prendre la parole quand personne ne fait de pause

Beaucoup d’étudiants avancés nous disent la même chose : ils ont quelque chose à dire, ils attendent une ouverture, et elle n’arrive jamais. La réunion se termine sans qu’ils aient parlé.

Le problème n’est pas linguistique, il est tactique. Les anglophones n’attendent pas de silence : ils s’insèrent. Il existe pour cela des formules courtes et socialement acceptées — can I jump in here?, just to build on that…, sorry, quick point — qui permettent d’entrer sans paraître impoli.

Nous les faisons pratiquer en situation, y compris dans l’inconfort : le professeur parle sans marquer de pause et votre tâche est d’interrompre. Cela paraît artificiel pendant deux séances. Après, cela devient un réflexe utilisable en réunion réelle.

Apportez vos situations réelles : une réunion difficile, une présentation à venir, un échange qui a mal tourné. C’est le matériau le plus efficace à ce niveau.

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L’accent : viser la clarté, pas l’effacement

Soyons clairs sur l’objectif. Chercher à éliminer un accent francophone chez un adulte est une perte de temps, et ce n’est d’ailleurs pas souhaitable : l’accent n’est pas un défaut.

Ce qui compte est l’intelligibilité. Or, chez les francophones, un très petit nombre de traits produit la quasi-totalité des incompréhensions : le th, la distinction entre voyelles courtes et longues (ship / sheep), le h aspiré, et surtout l’accent tonique — placer l’emphase sur la mauvaise syllabe rend un mot méconnaissable même lorsque tous les sons sont corrects.

Traiter ces quelques points suffit à faire disparaître les « pardon? » répétés. Le reste de l’accent peut rester, et restera.

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FAQ | Anglais avancé

Mon anglais fonctionne déjà. Qu’est-ce qu’il reste à travailler?

Le registre, la nuance, l’humour et la prise de parole. À ce niveau, vous exprimez en anglais une version simplifiée de votre pensée : vous renoncez à l’argument subtil et à la remarque drôle. L’objectif devient de redevenir vous-même en anglais.

On me trouve parfois brusque en anglais. Pourquoi?

Parce que la franchise québécoise transposée telle quelle dans l’anglais nord-américain d’affaires passe souvent pour de l’agressivité. You should reconsider et you might want to reconsider ne produisent pas le même effet. Ce calibrage se travaille par rétroaction sur vos propres situations.

Je n’arrive jamais à placer un mot en réunion. Que faire?

Le problème est tactique, pas linguistique : les anglophones n’attendent pas de silence, ils s’insèrent. Nous faisons pratiquer les formules d’insertion acceptées, y compris en vous demandant d’interrompre un professeur qui ne fait aucune pause.

Puis-je perdre mon accent francophone?

Non, et ce n’est pas l’objectif. Nous visons l’intelligibilité : le th, les voyelles courtes et longues, le h aspiré et l’accent tonique suffisent à faire disparaître les « pardon? » répétés. Le reste de l’accent peut rester.

Pourquoi mon anglais sonne-t-il livresque?

Le plus souvent à cause de l’absence de verbes à particule — put off, bring up, run by, follow up on — omniprésents à l’oral et imprévisibles. C’est l’un des axes de travail du niveau avancé.