Presque personne ne nous écrit en étant réellement débutant en anglais. La plupart des gens ont fait six, neuf ou onze ans d’anglais à l’école, comprennent une bonne part de ce qu’ils lisent — et figent dès qu’il faut ouvrir la bouche. Ce n’est pas le même problème, et ça ne se règle pas avec le même cours : nos séances se donnent en ligne, seul avec un professeur privé, pour suivre quelqu’un qui parle à vitesse normale et lui répondre.
La distinction paraît théorique. Elle détermine pourtant si vous allez progresser ou abandonner au bout de six séances.
Le vrai débutant n’a pratiquement aucune base : il n’a jamais étudié l’anglais, ou il l’a étudié il y a si longtemps qu’il ne reste rien. Il ne reconnaît pas les mots à l’écrit, ne saisit pas le sens général d’une phrase lente. C’est un profil que nous recevons surtout chez des personnes arrivées d’un pays où l’anglais n’était pas enseigné, et le Québec en accueille beaucoup : environ 60 150 personnes y ont été admises comme résidentes permanentes en 2025, venant notamment du Cameroun, de la France, de l’Algérie, de la Tunisie et du Maroc.
Le faux débutant, lui, a un stock passif considérable. Il reconnaît des milliers de mots en lisant, comprend un film avec sous-titres, décode un courriel de travail. Sa production, par contre, est à zéro : au téléphone, il cherche ses mots pendant cinq secondes et finit par dire « sorry, my English is not good ».
Mettre un faux débutant dans un cours qui commence par l’alphabet et le verbe to be, c’est l’ennuyer jusqu’à l’abandon. Mettre un vrai débutant dans une conversation libre, c’est démolir le peu de confiance qu’il avait. La première séance sert précisément à trancher, et le contenu est bâti après, pas avant. Nous faisons ce tri depuis 2000, et 25 ans de premières séances laissent peu de place à l’erreur de diagnostic.
La plupart des méthodes reportent la parole. On commence par les bases, on fait des exercices, on lit des dialogues, et on parlera « quand vous serez prêt ». Le problème est que ce moment n’arrive jamais : plus on repousse, plus la première phrase devient intimidante.
Chez nous, vous produisez des phrases dès la première heure. Des phrases courtes, souvent fautives, parfois de trois mots. Elles sont reprises immédiatement, à voix haute, et vous les redites correctement. Ce n’est pas une question de performance : c’est l’installation d’un automatisme moteur. Parler est un geste physique autant qu’un exercice intellectuel, et aucun geste ne s’acquiert en l’observant.
Un débutant qui a parlé vingt-cinq heures avec un professeur possède quelque chose qu’un étudiant ayant fait trois ans de cours théoriques n’a pas : l’habitude de se lancer sans avoir préparé sa phrase à l’avance.
Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours.
Pas de cahier d’exercices. Pas de textes à trous. Pas de listes de vocabulaire à mémoriser seul. Pas de dictée, pas de rédaction. Nous ne donnons ni cours d’écriture, ni leçons de grammaire, ni préparation d’examen.
Ce n’est pas que la grammaire soit inutile — elle s’installe, mais par l’usage et la correction orale, pas par des règles apprises avant d’en avoir besoin. La vraie raison est plus simple : une heure avec un professeur est la seule chose que vous ne pouvez pas faire seul. Lire un texte anglais, vous pouvez le faire ce soir. Remplir un exercice, aussi. Être corrigé en direct pendant que vous cherchez vos mots, non.
C’est ce qui nous distingue des autres écoles de langues, y compris des très bonnes : elles consacrent leurs heures de contact à ce que vous pourriez faire par vous-même. Nous les consacrons à la seule chose qui exige une présence.
Chez l’adulte débutant, l’obstacle principal n’est presque jamais le vocabulaire. C’est la peur d’avoir l’air ridicule : peur de l’accent, peur de la faute, peur du regard d’un collègue bilingue qui écoute.
Cette peur est documentée. Selon une enquête de Statistique Canada, 24 % des adultes de langue française au Canada ont vécu de l’insécurité linguistique au cours des cinq années précédant l’enquête, et des Québécois francophones se privent d’occasions professionnelles par gêne ou par peur de parler en public avec un accent. Vous n’êtes pas non plus une exception : hors des régions métropolitaines du Québec, le taux de bilinguisme s’établissait à 30,4 % en 2021, ce qui revient à dire que sept personnes sur dix déclarent ne pas pouvoir soutenir une conversation en anglais. Le taux provincial, lui, atteignait 46,4 % : la moyenne cache des réalités très différentes selon l’endroit où vous vivez.
Nous voyons régulièrement des gens qui remettent leur inscription depuis dix ans. Ils ne manquent ni de temps ni d’argent — ils redoutent la première séance. C’est pour cette raison que tous nos cours sont privés : personne n’assiste à vos essais, personne ne rit, et le professeur a entendu des milliers de premières phrases hésitantes avant la vôtre. Plus de 8 000 étudiants ont commencé ici, la plupart avec la même gêne.
Dites-nous simplement où vous en êtes, même si c’est « je ne sais pas ». Le niveau se détermine à la première séance, pas dans le formulaire.
Pour un débutant, la logistique tue les bonnes intentions plus souvent que la difficulté de la langue. L’offre de formation en langues des établissements publics est concentrée dans les grandes villes et suit un calendrier de session, alors que la santé, l’industrie et le transport fonctionnent par quarts variables. S’inscrire en présentiel veut souvent dire plusieurs heures de route par semaine : la route entre Montréal et la ville de Québec couvre environ 250 km et prend de 2 h 30 à 3 heures.
Ajoutez l’hiver. Il tombe en moyenne environ 250 cm de neige par année sur la province, environ 221 cm à Montréal, et les tempêtes de plus de dix centimètres par jour s’y produisent normalement cinq ou six fois par année. De novembre à mars, un engagement hebdomadaire en présentiel hors de sa ville n’est fiable nulle part au Québec. En ligne, la séance a lieu de toute façon — décisif au début, quand une séance annulée suffit à faire dérailler l’habitude.
Soyons précis, parce que les promesses vagues font plus de mal que de bien.
Ce que vous saurez faire : vous présenter et parler de votre travail sans préparer vos phrases; poser des questions et demander qu’on répète; passer un appel simple; commander, réserver, expliquer un problème; et surtout contourner un mot que vous ignorez au lieu de vous arrêter — une compétence que nous enseignons explicitement, parce qu’elle sépare ceux qui tiennent une conversation de ceux qui la rompent.
Ce que vous ne saurez pas encore faire : suivre une réunion rapide entre anglophones qui s’interrompent, comprendre un film sans sous-titres, saisir l’humour et les sous-entendus. Cela relève du niveau suivant — voyez l’Anglais intermédiaire, puis l’Anglais avancé pour le registre et la nuance. C’est un objectif parfaitement atteignable, simplement pas en vingt-cinq heures à partir de zéro.
Si c’est votre emploi qui vous pousse : 40 % des entreprises du Québec ont exigé ou souhaité des compétences en anglais lors de leur dernier recrutement, selon l’Office québécois de la langue française, et le vocabulaire de votre métier se travaille ensuite en Anglais des affaires. Si c’est l’espagnol qui vous attire, l’Espagnol débutant part du même principe.
Vous êtes un faux débutant, et c’est le profil le plus fréquent au Québec. Vous possédez un stock passif de milliers de mots; seule la production est à zéro. Un cours qui commence par l’alphabet vous ennuierait jusqu’à l’abandon : ce qu’il vous faut, c’est du volume de parole et de la correction.
Non. Le vrai débutant progresse souvent plus régulièrement que le faux débutant, parce qu’il n’a pas de mauvaises habitudes à défaire ni d’attentes irréalistes sur sa vitesse. Le contenu est simplement bâti autrement.
Non. Aucun cahier, aucun texte à trous, aucune liste à mémoriser. La grammaire s’installe par l’usage et la correction orale. Une heure avec un professeur est la seule chose que vous ne pouvez pas faire seul, et nous la réservons à la parole.
En privé, sans témoin. Vous produisez des phrases courtes, souvent fautives, reprises immédiatement à voix haute. Le professeur a entendu des milliers de premières phrases hésitantes avant la vôtre.
Vous pourrez vous présenter, parler de votre travail, passer un appel simple, demander qu’on répète et contourner un mot que vous ignorez. Vous ne suivrez pas encore une réunion rapide entre anglophones : cela relève du niveau intermédiaire.
Répondez en une ligne, même approximativement : le tri se fait à la première séance et le contenu est bâti ensuite. Vous serez seul avec un professeur, sans témoin, dans une école qui n’enseigne que la conversation depuis 2000.
Cours privés d’anglais et d’espagnol en ligne — pour comprendre ce qu’on vous dit, et savoir quoi répondre.