Cours d’espagnol — intermédiaire

Le passé, le subjonctif et le débit réel


Je veux en savoir plus
Niveau intermédiaire · Espagnol

Cours d’espagnol intermédiaire

Vous commandez, vous réservez, vous demandez votre chemin, vous échangez quelques phrases avec un voisin de table. Et vous êtes incapable de raconter quoi que ce soit : une anecdote, un problème survenu hier, ce que vous auriez fait autrement. C’est la frontière de l’espagnol intermédiaire, et elle a deux noms précis : le passé et le subjonctif.

  • Raconter au passé
  • Subjonctif par l’usage
  • Comprendre le débit réel
  • Plusieurs accents travaillés
  • 25 heures : 799 $

Le passé : deux temps là où vous en utilisez un

La plupart des étudiants intermédiaires racontent tout au présent. C’est compréhensible, cela fonctionne à peu près, et c’est ce qui trahit immédiatement un niveau touristique.

L’espagnol oppose le pretérito indefinido — l’action ponctuelle, terminée, qui fait avancer le récit — et l’imperfecto — le décor, l’habitude, ce qui durait pendant que le reste arrivait. Le français possède exactement la même opposition entre passé simple ou composé et imparfait, ce qui devrait aider.

Cela aide jusqu’à un certain point seulement, parce que le découpage ne coïncide pas. Certaines phrases prennent l’imparfait en français et l’indefinido en espagnol. Et quelques verbes changent carrément de sens selon le temps : supe signifie « j’ai appris », sabía signifie « je savais »; conocí, « j’ai rencontré », conocía, « je connaissais ».

Nous ne traitons pas cela par des tableaux. Nous vous faisons raconter — beaucoup, longuement, la même histoire plusieurs fois — en corrigeant chaque choix de temps à mesure. C’est le seul mécanisme qui installe un réflexe plutôt qu’une connaissance.

Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours.

▶ Je veux commencer

Le subjonctif : là où l’intuition française trahit

C’est le point où la proximité des deux langues devient un handicap.

En français, le subjonctif recule à l’oral : on l’évite, on le remplace, personne ne relève l’erreur. En espagnol, il est omniprésent et obligatoire. Il apparaît dès qu’on exprime un souhait, un doute, une émotion, une éventualité, une consigne, une négation d’opinion — c’est-à-dire dans une conversation adulte ordinaire, plusieurs fois par minute.

Un francophone qui l’ignore reste compris, mais son espagnol est marqué comme scolaire ou étranger à chaque phrase. À l’inverse, l’étudiant qui commence à le produire spontanément change de catégorie aux oreilles de son interlocuteur.

Notre approche est frontale : nous installons d’abord une trentaine de déclencheurs fréquents (quiero que, espero que, ojalá, no creo que, cuando au futur, para que, es importante que) comme des blocs tout faits, jusqu’à ce que la forme suive automatiquement. La règle générale n’est expliquée qu’après, quand elle ne sert plus qu’à ranger ce que vous produisez déjà.

Pourquoi vous comprenez le professeur et personne d’autre

C’est la plainte la plus fréquente à ce niveau. Elle a deux causes distinctes, et il faut les séparer.

Le débit et les liaisons. L’espagnol réel enchaîne les mots sans frontière audible : ¿no es así? devient un seul bloc sonore. Vous connaissez chacun des mots et vous ne les entendez pas. Cela ne se corrige qu’en s’exposant à de la parole rapide, régulièrement, avec quelqu’un qui peut ralentir puis réaccélérer à la demande.

Les variantes régionales. L’espagnol des Caraïbes — Cuba, République dominicaine, côte vénézuélienne, Porto Rico — aspire ou supprime les s finaux et coupe les syllabes. Le chilien passe pour le plus difficile de tous, entre son débit et son vocabulaire propre. L’argentin remplace par vos avec ses propres formes verbales et prononce ll et y à la française.

Si vous voyagez ou travaillez avec un pays précis, dites-le : nous entraînons l’oreille sur cette variante-là plutôt que sur un espagnol de laboratoire.

Précisez le ou les pays qui vous concernent. L’espagnol est une langue, mais l’oral en est plusieurs.

▶ Obtenir de l’information sans engagement

Sortir du vocabulaire de survie

L’espagnol de vacances repose sur quelques centaines de mots concrets : nourriture, transport, hébergement, prix, directions. Ils suffisent à tout ce qui est transactionnel et à rien de ce qui est relationnel.

Le passage à l’intermédiaire supérieur exige un vocabulaire abstrait : exprimer un désaccord nuancé, décrire un état d’esprit, expliquer une cause, formuler une hypothèse, raconter un conflit. Nous y consacrons une part importante des séances, parce que c’est ce vocabulaire qui permet d’avoir une relation en espagnol et non seulement des échanges.

Nous travaillons également les connecteurs — sin embargo, aunque, o sea, de hecho, por lo visto —, ces petits mots qui donnent à un discours sa fluidité et sans lesquels on parle par phrases juxtaposées.

Poursuivre ou explorer

Voir toutes les pages de la section « Cours par niveau » · Plan du site

FAQ | Espagnol intermédiaire

Je raconte tout au présent. Est-ce grave?

C’est le marqueur le plus visible d’un niveau touristique. L’espagnol oppose l’indefinido, action ponctuelle terminée, et l’imperfecto, décor et habitude. Nous vous faisons raconter longuement, en corrigeant chaque choix de temps, jusqu’à ce que ce soit un réflexe.

Mon intuition de francophone suffit-elle pour le passé?

Non, parce que le découpage ne coïncide pas avec le français, et que certains verbes changent de sens selon le temps : supe veut dire « j’ai appris », sabía « je savais ».

Puis-je éviter le subjonctif comme en français?

Non. En français il recule à l’oral; en espagnol il est obligatoire et revient plusieurs fois par minute dans une conversation adulte. Nous installons d’abord une trentaine de déclencheurs comme des blocs tout faits, avant toute explication de règle.

Pourquoi est-ce que je comprends mon professeur et personne d’autre?

Deux causes : le débit réel enchaîne les mots sans frontière audible, et les variantes régionales diffèrent beaucoup. L’espagnol caribéen supprime les s finaux, le chilien est réputé le plus difficile, l’argentin emploie vos. Nous entraînons l’oreille sur la variante qui vous concerne.

Dois-je apprendre du vocabulaire nouveau?

Oui, mais abstrait plutôt que concret. Votre vocabulaire de survie suffit au transactionnel et à rien de relationnel. Nous travaillons l’expression du désaccord nuancé, de la cause, de l’hypothèse, ainsi que les connecteurs qui rendent un discours fluide.