Des gens parfaitement compétents, respectés dans leur métier, évitent depuis des années un appel, une réunion ou une promotion. Pas parce qu’ils ne savent pas assez d’anglais : parce que l’idée de se montrer diminué leur est insupportable. C’est un problème réel, très répandu, et il se traite — mais pas avec de la grammaire. Nos cours sont en ligne, seul avec un professeur privé : comprendre et répondre, sans témoin.
La plupart des personnes concernées ne sont pas timides du tout. Elles animent des réunions, négocient, parlent en public — en français.
Ce qui se joue est différent : dans votre langue, vous êtes quelqu’un de nuancé, drôle, précis. En anglais, vous devenez lent, approximatif, parfois enfantin. L’écart entre l’image que vous avez de vous et ce que votre interlocuteur perçoit est violent, et c’est lui que l’on redoute — pas la langue.
Cela explique un paradoxe que nous observons constamment : plus une personne est compétente dans son domaine, plus le blocage est fort. Un jeune employé accepte de balbutier. Un directeur de cinquante ans, habitué à être l’autorité dans la pièce, le supporte beaucoup moins bien. Nous enseignons depuis 2000 et ce profil est l’un des plus fréquents parmi nos demandes.
Nous ne donnons donc ni cours d’écriture, ni leçons de grammaire, ni préparation d’examen. Ce qui manque ici n’est pas une règle de plus : c’est du temps de parole, là où personne ne regarde. Voyez Notre méthode.
Le mécanisme est toujours le même, et il s’auto-entretient. La peur provoque l’évitement : on laisse un collègue prendre l’appel, on répond par courriel plutôt que par téléphone, on se tait en réunion. L’évitement empêche la pratique. L’absence de pratique maintient le niveau bas. Le niveau bas confirme la peur.
Pire : chaque évitement apporte un soulagement immédiat, ce qui renforce le réflexe. Au bout de quelques années, l’évitement est devenu automatique et n’est même plus perçu comme un choix.
Ce que vous vivez est documenté. Selon Statistique Canada, 24 % des adultes de langue française au Canada ont vécu de l’insécurité linguistique au cours des cinq années précédant l’enquête, c’est-à-dire une situation où ils ont hésité à utiliser leur langue. Et des Québécois francophones se privent d’occasions professionnelles par gêne ou par peur de parler en public avec un accent. L’évitement a un coût, et il n’a rien d’exceptionnel.
Vous n’êtes pas non plus une exception. En 2021, 1 452 285 travailleurs résidant au Québec, soit 35,4 %, utilisaient l’anglais au moins régulièrement au travail, alors que 13,9 % l’utilisaient le plus souvent : la plupart y sont donc exposés par épisodes, sans jamais y vivre. Et hors des grandes régions métropolitaines, où le taux de bilinguisme atteignait 30,4 % en 2021, près de sept personnes sur dix déclarent ne pas pouvoir soutenir une conversation en anglais.
Le cercle ne se brise ni par la volonté ni par l’étude. Il se brise en réintroduisant de la pratique dans un contexte où le risque social est nul — et c’est précisément ce qu’un cours privé permet. Si votre blocage prend surtout la forme du téléphone, voyez Figer au téléphone; s’il ressemble plutôt à une compréhension qui ne débouche jamais sur la parole, Comprendre sans parler.
Nous en faisons rarement un argument commercial, mais pour ce profil, c’est déterminant.
Personne n’assiste à vos essais. Ni collègue, ni inconnu, ni sept autres participants. En cours de groupe, on ne tente que les phrases dont on est sûr — et une phrase dont on est sûr n’apprend rien. Le progrès vient des essais risqués, qu’on ne fait pas sous le regard des autres. La comparaison complète est sur Privé ou groupe.
Le professeur a tout entendu. Des milliers de premières phrases hésitantes. Rien de ce que vous direz ne le surprendra, et il n’a aucune raison de vous juger : c’est son métier depuis des années.
Le rythme vous appartient. Personne n’attend que vous finissiez votre phrase. Aucune pression de groupe, aucun regard qui se détourne pendant que vous cherchez un mot.
Et il n’y a aucun enjeu réel. Ni contrat, ni patron, ni image professionnelle. C’est le seul endroit où l’erreur ne coûte rien — et où l’on peut donc en faire beaucoup, ce qui est exactement ce qu’il faut.
M’inscrire aux coursNous ne faisons pas de mises en scène ni d’exercices de confiance en soi. Nous ne sommes pas thérapeutes, et ce n’est pas ce que les gens viennent chercher.
Ce qui fait tomber la peur, c’est l’accumulation de preuves. Vingt-cinq heures de conversation où rien de grave ne s’est produit constituent un contre-argument que le raisonnement ne peut pas fournir. La séance devient progressivement banale, et cette banalité est exactement l’objectif.
Nous ajoutons deux choses utiles. D’abord, la capacité de gérer l’échec en direct : demander qu’on répète, dire qu’on ne comprend pas, reformuler — des gestes qui, une fois maîtrisés, retirent à la situation son caractère catastrophique. Ensuite, la préparation des situations redoutées : si c’est l’appel conférence du lundi qui vous angoisse, nous le répétons jusqu’à ce qu’il devienne routinier.
Ces situations se sont multipliées. En mai 2026, 22 % des travailleurs québécois bénéficiaient d’une forme de télétravail, et 56 % dans les services professionnels, scientifiques et techniques : en mode hybride, on se retrouve en visioconférence avec des collègues ou des clients hors Québec, souvent en anglais, sans transition. Plus de 21 % des entreprises qui exigeaient l’anglais invoquaient d’ailleurs les communications orales internes, une proportion qui dépassait 40 % à Montréal. Ce qu’on redoute, ce sont presque toujours des échanges parlés, jamais des documents.
Les gens ne nous disent presque jamais « je n’ai plus peur ». Ils disent : « j’ai pris l’appel et je n’y ai pas pensé ».
Demander de l’information sur les coursUne précision qui soulage souvent. L’article 46 de la Charte de la langue française interdit à un employeur d’exiger la connaissance d’une langue autre que le français pour accéder à un emploi, sauf si l’accomplissement de la tâche le requiert; depuis la Loi 96, il doit en indiquer les motifs dans l’offre d’emploi. La loi québécoise n’exige nulle part l’anglais : c’est une exigence du marché, pas du législateur.
Cela change la perspective. Vous ne rattrapez pas un retard légal : vous reprenez la marge de dire oui à un mandat, à un appel, à un poste. Le taux de bilinguisme du Québec atteignait 46,4 % en 2021, un sommet jamais enregistré.
Et vous ne partez pas de rien, même si vous en avez l’impression. Plus de 8 000 étudiants sont passés par nos cours en 25 ans : ceux qui arrivaient avec ce blocage avaient presque tous plus d’anglais qu’ils ne le croyaient, et beaucoup moins de pratique qu’il n’en fallait. Vous pouvez mentionner la peur dans votre demande : beaucoup le font, et cela change la conduite des premières séances.
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Rarement. La plupart des personnes concernées animent des réunions et parlent en public — en français. Ce qu’on redoute, c’est l’écart entre l’image qu’on a de soi et ce que l’interlocuteur perçoit.
Parce qu’un jeune employé accepte de balbutier, alors qu’un cadre habitué à être l’autorité dans la pièce le supporte beaucoup moins bien. Plus l’écart avec l’image professionnelle est grand, plus l’évitement est fort.
Parce qu’on n’y tente que les phrases dont on est sûr, et qu’une phrase dont on est sûr n’apprend rien. Le progrès vient des essais risqués, qu’on ne fait pas sous le regard de sept inconnus ou de collègues.
Non, nous ne sommes pas thérapeutes. Ce qui fait tomber la peur, c’est l’accumulation de preuves : vingt-cinq heures où rien de grave ne s’est produit. La séance devient banale, et cette banalité est l’objectif.
Oui, et c’est recommandé. Si c’est l’appel conférence du lundi, nous le répétons jusqu’à ce qu’il devienne routinier.
Dites-nous quelle situation vous évitez : les premières séances se mènent autrement quand nous le savons, avec un professeur qui sera avec vous et personne d’autre.
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