Vous hésitez entre une session collective et un professeur pour vous seul, et les deux formats promettent la même chose. La réponse dépend entièrement de ce que vous cherchez, et elle n’est pas toujours en faveur du privé. Mais si votre objectif est de parler, un calcul très simple tranche la question — et il explique pourquoi tant de gens sortent d’une session collective avec le sentiment de ne pas avoir avancé.
Prenez un cours collectif de deux heures avec huit participants, ce qui est déjà un bon groupe. Retirez le temps où le professeur explique, organise et corrige au tableau : disons qu’il reste une heure de parole à répartir entre les étudiants.
Une heure divisée par huit fait sept minutes et demie par personne. Sur une session de douze semaines, cela représente environ une heure et demie de parole individuelle au total. C’est très peu pour apprendre à parler.
Ajoutez que ces minutes ne sont pas réparties équitablement. Deux ou trois participants à l’aise occupent l’essentiel du temps, et ceux qui en auraient le plus besoin — précisément parce qu’ils sont intimidés — parlent encore moins que la moyenne.
En cours privé, une heure de séance représente entre quarante et cinquante minutes de parole pour vous. Le rapport est d’environ six pour un. Ce n’est pas un argument marketing : c’est de l’arithmétique. Nous enseignons depuis 2000 : ce calcul est la première chose que nous posons sur la table quand quelqu’un arrive déçu d’une session collective.
Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours.
M’inscrire aux coursUn groupe est constitué de personnes classées au même niveau. En pratique, ce niveau est une moyenne : il y a toujours quelqu’un nettement au-dessus et quelqu’un nettement en dessous. Le professeur enseigne quelque part au milieu. Les plus avancés s’ennuient, les plus faibles décrochent, et seule la moitié du groupe travaille réellement à son niveau.
S’ajoute le problème du rythme. En groupe, le programme avance à date fixe, que la matière soit acquise ou non. Si vous butez sur le passé, on passe quand même au futur la semaine suivante. En privé, on reste sur le passé jusqu’à ce qu’il soit installé, et on saute ce que vous maîtrisez déjà.
S’ajoutent aussi des contraintes propres au Québec. D’abord le calendrier : l’offre de cours de langue en présentiel des cégeps et des universités suit la session d’automne et la session d’hiver, alors que la santé, l’industrie et le transport fonctionnent par quarts variables. Ensuite la géographie : cette offre est concentrée dans les grandes villes, et la province compte 17 régions administratives et 1 123 municipalités locales. Hors des régions métropolitaines de recensement, le taux de bilinguisme français-anglais était de 30,4 % au recensement de 2021, contre 56,4 % dans la région de Montréal. Un groupe de votre niveau, près de chez vous, à l’heure où vous êtes libre, n’existe pas partout.
Puis il y a la route. Entre Montréal et la ville de Québec, on parle d’environ 250 km et de 2 h 30 à 3 heures; Montréal–Saguenay fait environ 460 km. Il tombe en moyenne environ 250 cm de neige par année sur la province : de novembre à mars, un rendez-vous hebdomadaire en présentiel à l’extérieur de sa ville devient peu fiable. Nos séances se donnent en ligne, ce qui règle la question : aucun déplacement, aucun stationnement, aucun hiver.
Il serait malhonnête de peindre le cours collectif uniquement en noir. Il apporte trois choses réelles que le privé ne donne pas.
La discipline extérieure. Un horaire fixe, un groupe qui vous attend, un engagement social. Pour quelqu’un qui a du mal à maintenir une régularité seul, cela pèse lourd.
La variété des voix. Entendre huit personnes différentes, avec leurs accents et leurs erreurs, habitue l’oreille autrement qu’un professeur unique. Nous compensons partiellement en exposant nos étudiants à plusieurs variétés d’anglais et d’espagnol, mais l’effet n’est pas identique.
Le coût par heure. Un cours collectif coûte généralement moins cher à l’heure. Le bon calcul n’est toutefois pas le coût horaire mais le coût par minute de parole — et sur ce plan, le rapport s’inverse largement.
Si la discipline extérieure est votre problème principal, un groupe peut être le bon choix, et nous vous le dirons.
Demander de l’information sur les coursC’est pourtant décisif chez l’adulte. Se tromper seul avec un professeur est une chose. Se tromper devant sept inconnus, ou pire, devant des collègues dans un cours en entreprise, en est une autre.
Le résultat est prévisible : on n’ose que les phrases dont on est sûr. Or une phrase dont on est sûr n’apprend rien. Le progrès vient précisément des essais risqués, ceux qu’on ne tente pas quand on est observé.
Ce n’est pas une impression. Selon Statistique Canada, 24 % des adultes de langue française au Canada ont vécu de l’insécurité linguistique au cours des cinq années précédant l’enquête, c’est-à-dire une situation où ils ont hésité à utiliser leur langue. Un sondage Ipsos rapporté par Isarta indique par ailleurs que des Québécois francophones se privent d’occasions professionnelles par gêne ou par peur de parler en public avec un accent.
Nous voyons régulièrement des gens qui ont suivi deux ou trois sessions collectives sans résultat et qui progressent nettement en privé. Après plus de 8 000 étudiants, la cause est rarement la qualité de l’enseignement reçu : c’est le format qui les empêchait de se mettre en danger.
Dites-nous ce que vous avez déjà essayé. Si vous sortez d’un cours collectif sans résultat, cela nous aide à comprendre où ça a bloqué.
Demander de l’information sur les coursNotre école fait de la conversation, et seulement cela. Nous ne donnons ni cours d’écriture, ni leçons de grammaire, ni lecture, ni préparation d’examen. Vous êtes seul avec un professeur qui parle avec vous, qui prononce avec vous et qui vous relance quand la phrase s’arrête au milieu. Le résultat visé est la compréhension orale : suivre quelqu’un qui parle à vitesse normale, avec son accent, sans sous-titres et sans le faire répéter.
Ce choix colle à ce que le marché du travail québécois demande réellement. En 2021, 1 452 285 travailleurs résidant au Québec, soit 35,4 %, utilisaient l’anglais au moins régulièrement au travail. Selon Indeed Hiring Lab, en 2018, 26 % des offres d’emploi de la province exigeaient le bilinguisme ou indiquaient une préférence pour des candidats bilingues, soit 6,5 fois la moyenne canadienne. Ce que ces postes réclament, c’est répondre au téléphone et tenir sa place dans une réunion.
Le format en ligne s’inscrit dans une habitude déjà prise : 22 % des travailleurs québécois font du télétravail, et la proportion atteint 56 % dans les services professionnels, scientifiques et techniques. Parler à un écran est souvent la situation même où votre anglais vous servira.
Dans un cours de deux heures à huit participants, il reste environ une heure de parole à répartir, soit sept à huit minutes chacun — et ces minutes vont surtout aux plus à l’aise. En privé, une heure de séance donne quarante à cinquante minutes de parole.
À l’heure, oui. Mais le bon calcul est le coût par minute de parole, et sur ce plan le rapport s’inverse largement.
Parce que ce niveau est une moyenne : le professeur enseigne au milieu, les plus avancés s’ennuient et les plus faibles décrochent. Aucun enseignant ne peut viser huit niveaux à la fois.
Oui, notamment si votre difficulté principale est la régularité : un horaire fixe et un engagement social pèsent lourd. Le groupe habitue aussi l’oreille à des voix variées.
Souvent à cause du regard des autres : on n’ose que les phrases dont on est sûr, et une phrase dont on est sûr n’apprend rien. Le progrès vient des essais risqués, qu’on ne tente pas en étant observé.
Décrivez ce que vous avez déjà suivi et ce que vous voulez pouvoir faire à l’oral. Si un groupe vous sert mieux, nous vous le dirons franchement.
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