Ce que le natif apporte réellement
Un modèle sonore juste. C’est l’apport le plus concret. Vous entendez chaque semaine la langue telle qu’elle se prononce vraiment, avec son rythme et son intonation — et non une version filtrée par l’accent d’un professeur qui l’a lui-même apprise.
Le jugement de naturalité. Un natif sait immédiatement qu’une phrase, bien que grammaticalement correcte, « ne se dit pas ». Cette intuition ne s’acquiert que par des décennies d’exposition, et elle est précieuse aux niveaux intermédiaire et avancé, là où le problème n’est plus la faute mais la maladresse.
Les registres et l’implicite. Savoir qu’une formule passe pour brusque, ironique ou excessivement formelle relève d’une compétence culturelle plus que linguistique.
Aucune erreur fossilisée à transmettre. Un professeur non natif, même excellent, conserve parfois quelques approximations. Un natif, non.
Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours.
▶ Je veux commencerCe que le natif ne peut pas voir
Voici le point qu’on n’entend jamais, et il est décisif pour un grand débutant.
Un professeur anglophone qui ne parle pas français entend votre erreur, mais il n’en comprend pas l’origine. Il ignore que vous dites I have 40 years parce que le français calque l’avoir sur l’âge, que actually vous trompe parce qu’il ressemble à « actuellement », que vous oubliez le -s de la troisième personne parce que rien d’équivalent n’existe dans votre langue.
Il corrige donc le symptôme et le symptôme revient, parce que la cause n’a pas été nommée. Un professeur qui connaît le français, lui, anticipe l’erreur avant qu’elle survienne et l’explique en trois mots.
Autre limite : un natif qui ne partage aucune langue avec vous ne dispose d’aucun filet de secours. Pour un vrai débutant, cela produit des séances épuisantes où l’on passe plus de temps à deviner la consigne qu’à parler. C’est supportable pour un intermédiaire; c’est décourageant à zéro.
Comment nous répartissons
Nous n’appliquons pas une règle unique : nous jumelons selon le niveau et l’objectif.
Louis-Simon Roy, fondateur de l’école, parle dix langues et enseigne depuis 2000. Francophone, il connaît de l’intérieur les pièges propres aux apprenants québécois. Il prend en charge une bonne part des grands débutants, décide des jumelages et assure le suivi.
Andrew, américain, couvre une large part des cours d’anglais intermédiaires et avancés — exactement là où le jugement de naturalité et la correction des calques comptent le plus.
Moises, originaire du Venezuela et établi à Bogotá, enseigne l’espagnol parlé avec une patience que les débutants apprécient particulièrement.
Pour les autres langues — russe, mandarin, allemand, roumain et plus de 125 au total —, nous travaillons avec un réseau de professeurs natifs.
Et la question de l’accent
Britannique ou américain? Espagnol d’Espagne ou d’Amérique latine? La question revient souvent et son importance est surestimée.
Les locuteurs de ces variétés se comprennent parfaitement entre eux. Les différences portent sur la prononciation de certains sons, quelques mots courants et des tournures — jamais sur la capacité à communiquer.
Un seul cas justifie de trancher : un objectif géographique précis. Si vous déménagez à Londres, si votre entreprise est détenue par des Mexicains, si votre belle-famille est argentine, alors la variante compte et nous en tenons compte dans le jumelage. Autrement, choisissez le professeur avec qui le courant passe — c’est infiniment plus déterminant que son accent.
Un jumelage peut d’ailleurs ne pas prendre. Dites-le-nous : le changement se fait sans frais et sans justification. Nous préférons largement un changement de professeur à un abandon silencieux après quatre séances.
Décrivez votre niveau, votre métier et votre objectif géographique. C’est sur cette base que le jumelage se fait.
▶ Obtenir de l’information sans engagementPour aller plus loin
Notre méthode · Choisir une école · Privé ou groupe · Anglais avancé · Espagnol avancé · Le cours en ligne · Cours de langues à Québec
↑ Voir toutes les pages de la section « Méthode et questions » · Plan du site
FAQ | Choix du professeur
Faut-il absolument un professeur natif?
Non. Le natif apporte un modèle sonore juste, le jugement de naturalité et la maîtrise des registres. Mais le critère décisif reste sa capacité à diagnostiquer votre point de départ, ce qui dépend d’autre chose que de sa langue maternelle.
Qu’est-ce qu’un natif ne peut pas voir?
L’origine de vos erreurs. Un anglophone qui ne parle pas français entend la faute sans comprendre qu’elle vient d’un calque du français. Il corrige le symptôme, et le symptôme revient.
Un débutant complet peut-il apprendre avec un natif seul?
C’est souvent décourageant : sans langue commune, on passe plus de temps à deviner la consigne qu’à parler. Nous confions donc une bonne part des grands débutants à un professeur francophone.
Anglais britannique ou américain? Espagnol d’Espagne ou d’Amérique latine?
L’importance de ce choix est surestimée : ces locuteurs se comprennent parfaitement. Seul un objectif géographique précis justifie de trancher, et nous en tenons alors compte dans le jumelage.
Puis-je changer de professeur?
Oui, sans frais et sans justification à fournir. Nous préférons largement un changement à un abandon silencieux après quatre séances.