Le piège des faux amis comptables
C’est un point particulier à ce métier, et il cause des malentendus réels.
Le vocabulaire financier français et anglais se ressemble assez pour donner confiance, et diverge juste assez pour tromper. Provision et provision ne recouvrent pas exactement la même chose selon le référentiel. Deferred et accrued se confondent facilement pour un francophone. Income peut désigner le revenu ou le résultat selon le contexte. Bénéfice se rend par profit, earnings ou income selon la ligne dont on parle.
À l’écrit, on vérifie. À l’oral, en réunion, on emploie le premier mot qui vient — et l’interlocuteur comprend autre chose. Nous consacrons donc un module à stabiliser ces termes en production orale, sur vos propres états et votre propre référentiel comptable.
Même logique pour les nombres : millions, milliards, décimales, pourcentages, points de base, variations. Les dire vite et sans hésiter est une compétence à part, et c’est celle qui se remarque le plus.
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▶ Je veux commencerExpliquer un écart
C’est l’exercice central du métier, et il est presque toujours oral.
Un écart budgétaire ne s’explique pas en énonçant un chiffre : il faut établir une causalité, distinguer ce qui est ponctuel de ce qui est structurel, indiquer ce qui est sous contrôle et ce qui ne l’est pas, et annoncer la suite. Chacune de ces opérations repose sur des connecteurs et des nuances de certitude que les francophones manient mal en anglais.
La distinction entre ce qui est établi, probable, estimé ou à confirmer est particulièrement importante dans un métier où l’on engage sa responsabilité. En anglais, elle passe par des modaux — will, should, may, is likely to — dont la gradation est rarement enseignée avec précision.
Nous travaillons donc à partir de vos vrais rapports : un écart réel, que vous expliquez à voix haute, corrigé phrase par phrase.
L’audit et la fin de mois
Répondre à un auditeur est une situation à part. Les questions sont précises, parfois répétées sous un autre angle, et l’hésitation s’y interprète mal. Il faut savoir répondre exactement à ce qui est demandé — ni plus, ni moins —, dire qu’on va vérifier sans paraître évasif, et expliquer un traitement comptable en défendant le choix qui a été fait.
Nous rejouons ces échanges, y compris avec un interlocuteur insistant, jusqu’à ce que les formulations de vérification et de report sortent naturellement.
La fin de mois avec une maison mère étrangère est l’autre grand cas. Appels courts, sous pression, avec des gens qui veulent un chiffre tout de suite. S’y ajoutent les différences de référentiel comptable, de calendrier et de fuseau horaire.
C’est aussi le moment où il faut parfois annoncer un mauvais chiffre. Le réflexe francophone est soit de l’enrober jusqu’à l’effacer, soit de le lâcher trop crûment. La structure efficace est connue : le chiffre d’abord, la cause ensuite, le plan enfin — et elle se pratique.
Indiquez votre référentiel, votre poste et vos interlocuteurs. Nous partons de vos rapports réels plutôt que d’un lexique financier générique.
▶ Obtenir de l’information sans engagementPrésenter des résultats et tenir les questions
La présentation elle-même se prépare, se répète et se mémorise. Ce n’est pratiquement jamais là que ça se gâte.
Ça se gâte aux questions : quelqu’un conteste une hypothèse, demande un détail que vous n’avez pas en tête, ou remet en cause une méthode. Nous consacrons donc peu de temps à votre exposé et beaucoup à vous poser des questions difficiles en anglais — reformuler pour gagner cinq secondes, répondre à une question à moitié saisie, dire qu’une donnée sera vérifiée sans perdre en crédibilité.
Si vous avez un comité, un conseil ou une revue budgétaire à venir, il devient le fil conducteur des séances.
Pour aller plus loin
Anglais des affaires · Anglais avancé · Figer au téléphone · Gestionnaires · Bilingue sur papier · Ingénieurs · Cours de langues à Québec
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FAQ | Anglais en finance
Le vocabulaire financier n’est-il pas transparent?
Il se ressemble assez pour donner confiance et diverge juste assez pour tromper. Deferred et accrued se confondent facilement, et income peut désigner le revenu ou le résultat selon le contexte.
Quelle compétence se remarque le plus?
Dire les nombres vite et sans hésiter : millions, décimales, pourcentages, points de base, variations. C’est une compétence à part entière.
Comment expliquer un écart en anglais?
En établissant une causalité, en distinguant le ponctuel du structurel et en graduant la certitude. Cette gradation passe par des modaux — will, should, may, is likely to — rarement enseignés avec précision.
Comment répondre à un auditeur?
En répondant exactement à ce qui est demandé, ni plus ni moins, et en sachant dire qu’on va vérifier sans paraître évasif. Nous rejouons ces échanges avec un interlocuteur insistant.
Comment annoncer un mauvais chiffre?
Le chiffre d’abord, la cause ensuite, le plan enfin. Le réflexe francophone est soit de l’enrober jusqu’à l’effacer, soit de le lâcher trop crûment.