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Métier · Juridique

Anglais pour le domaine juridique

Vous lisez l’anglais juridique sans peine, et pourtant l’appel avec la partie adverse vous coûte une énergie démesurée. C’est le seul domaine où la difficulté n’est pas linguistique mais conceptuelle : le Québec relève du droit civil, le reste du Canada et les États-Unis de la common law. Traduire un terme mot à mot donne souvent une expression correcte en anglais — et une notion juridique qui n’est pas la vôtre.

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Le piège des concepts qui ne se recoupent pas

Un francophone du milieu juridique lit l’anglais sans difficulté : le vocabulaire est largement d’origine latine et française. C’est précisément ce qui crée le risque.

Plusieurs notions québécoises n’ont pas d’équivalent exact dans la common law, et l’inverse est tout aussi vrai. Employer le terme anglais qui ressemble le plus au vôtre transmet une idée voisine mais juridiquement différente — devant un client, un confrère de Toronto ou une partie adverse américaine, la nuance compte. Les régimes de responsabilité, les recours, la prescription, les sûretés, les mécanismes fiduciaires : un terme qui paraît transparent recouvre parfois une réalité procédurale complètement différente.

Nous ne prétendons pas vous enseigner le droit : ce n’est ni notre rôle ni notre compétence. Ce que nous faisons est plus modeste et plus utile. Nous stabilisons à l’oral le vocabulaire que vous employez déjà, à partir de vos propres dossiers, et nous vous entraînons à signaler une différence de système plutôt qu’à la masquer sous une traduction approximative.

La formule la plus rentable du domaine est d’ailleurs celle-ci : the closest equivalent in Quebec civil law would be… but it works a bit differently. Elle protège tout le monde. En 25 ans de cours privés, nous avons vu ce seul réflexe désamorcer plus de malentendus que n’importe quelle liste de vocabulaire.

Ce que le marché demande, et ce que la loi n’exige pas

Le Barreau du Québec encadre l’exercice d’environ 31 500 avocates et avocats, au sein d’un système qui compte 46 ordres professionnels encadrant 55 professions et plus de 415 000 membres. Aucun de ces ordres n’exige l’anglais : l’article 35 de la Charte de la langue française impose au contraire une connaissance appropriée du français pour délivrer un permis. Dans votre métier, l’anglais est une exigence du marché, jamais du législateur — et c’est pour cela que personne ne vous l’a enseigné en cours de route.

Le marché, lui, se mesure. Selon le baromètre de l’emploi juridique de Droit-inc, la mention de l’anglais dans les offres d’emploi d’avocats au Québec est passée de 58,9 % (juin 2024 à mai 2025) à 51,7 % (juin 2025 à mai 2026), sur 1 451 offres analysées. Elle atteint 64,5 % à Montréal, 52,2 % dans les autres régions, 37,1 % dans les banlieues de Montréal et 35,5 % dans la région de Québec et Lévis. Où que soit votre cabinet, une bonne part des postes affichés demande une langue que votre permis n’a jamais vérifiée.

Un détail du même baromètre mérite votre attention : la mention de l’anglais passe de 48,5 % pour les postes juniors (0-2 ans) à 61,9 % pour ceux de 6 à 9 ans d’expérience. L’exigence monte donc au moment précis où vous portez vos propres dossiers. En droit commercial, l’Anglais des affaires et l’anglais de la Finance arrivent d’ailleurs dans le même dossier que le vôtre.

Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours.

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Les situations orales du métier

L’appel avec la partie adverse. La plus exigeante. Il faut tenir une position, refuser sans rompre, concéder sans s’engager, et repérer ce qui n’est pas dit. Tout cela dans une langue seconde, souvent sans préparation, parfois avec quelqu’un qui parle vite délibérément. Quand l’appel se fait sans image, la charge double : c’est le sujet de notre page Figer au téléphone.

La rencontre avec un client anglophone. Expliquer une situation complexe en termes accessibles, annoncer un risque ou une mauvaise nouvelle, gérer des attentes irréalistes. Le registre compte autant que l’exactitude : un client qui ne comprend pas son dossier perd confiance, même si tout ce qu’on lui a dit était juste.

La négociation de règlement et la médiation. Le conditionnel d’échange y porte toute la discussion — if your client were prepared to…, we could look at… — et c’est la structure que les francophones emploient le moins spontanément en anglais. Elle se travaille aussi pour elle-même sur notre page Négocier en anglais.

L’échange avec des confrères d’autres provinces. Appels conférence, comités, dossiers conjoints, avec des accents variés et le rythme d’un échange à plusieurs.

Nous rejouons ces situations à partir de vos dossiers réels, y compris avec un interlocuteur volontairement insistant. Vous êtes seul avec un professeur : tout le temps de parole est le vôtre.

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Le registre : ferme sans être agressif

C’est l’ajustement le plus délicat, et il est purement culturel. La franchise québécoise transposée telle quelle dans l’anglais juridique nord-américain passe régulièrement pour de l’hostilité. That’s not acceptable ou you’re wrong ferment une discussion qui pouvait continuer.

À l’inverse, l’excès de précautions — maybe, I’m not sure but — fait passer une position ferme pour une hésitation, ce qui s’exploite immédiatement en négociation. Le registre utile se situe entre les deux : we see it differently, I’d push back on that, that’s not something my client can accept — but here’s what we could consider. Net, sans agression, et sans fermer la porte.

Ce calibrage ne s’apprend pas dans une liste : il s’acquiert en disant une phrase et en s’entendant répondre comment elle sera reçue. C’est le cœur du travail de l’Anglais avancé, et c’est aussi ce que cherchent les praticiens qui mènent des enquêtes internes ou des dossiers d’emploi, où la même prudence de formulation s’impose qu’en Ressources humaines.

Des séances en ligne, entièrement orales

Tout se passe en ligne. Aucun déplacement, aucun stationnement, aucun hiver : il tombe en moyenne environ 250 cm de neige par année sur la province, et la route entre Montréal et la ville de Québec couvre environ 250 km, soit de 2 h 30 à 3 heures. Un engagement hebdomadaire en salle tient mal devant un rôle d’audience. Une séance qui s’ouvre depuis votre bureau tient, elle, et elle s’insère dans une habitude déjà installée : 22 % des travailleurs québécois font du télétravail, et la proportion monte à 56 % dans les services professionnels, scientifiques et techniques.

Nous faisons de la conversation, et seulement cela. Nous ne donnons ni cours d’écriture, ni leçons de grammaire, ni préparation d’examen, et nous ne travaillons pas la rédaction juridique. Si votre besoin est de rédiger des actes ou des procédures, une formation en rédaction vous servira mieux, et nous vous le dirons franchement. Ce que nous développons est la compréhension orale : suivre un interlocuteur qui parle à vitesse normale, avec son accent, sans le faire répéter.

L’école enseigne depuis 2000 et a formé plus de 8 000 étudiants. Cette durée explique pourquoi nous savons, très tôt dans le parcours, quelle notion vous allez traduire de travers. Indiquez votre domaine de pratique et vos interlocuteurs habituels : nous partons de vos dossiers plutôt que d’un lexique générique.

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FAQ | Anglais juridique

Le vocabulaire juridique anglais n’est-il pas transparent?

C’est justement le piège. Il est largement d’origine latine et française, mais plusieurs notions québécoises n’ont pas d’équivalent exact en common law. Le terme qui ressemble au vôtre recouvre parfois une réalité procédurale différente.

Enseignez-vous le droit comparé?

Non, ce n’est ni notre rôle ni notre compétence. Nous stabilisons à l’oral le vocabulaire que vous employez déjà, et nous vous entraînons à signaler une différence de système plutôt qu’à la masquer.

Quelle est la situation la plus exigeante?

L’appel avec la partie adverse : tenir une position, refuser sans rompre, concéder sans s’engager et repérer ce qui n’est pas dit, sans préparation et en langue seconde.

On me trouve agressif en anglais. Pourquoi?

Parce que la franchise québécoise transposée telle quelle passe pour de l’hostilité. « That’s not acceptable » ferme une discussion; « we see it differently » la garde ouverte.

Travaillez-vous la rédaction juridique?

Non. Nos séances sont entièrement orales. Si votre besoin est de rédiger des actes ou des procédures, une formation en rédaction vous servira mieux, et nous vous le dirons.

Quel dossier voulez-vous pouvoir mener en anglais?

Dites-nous votre domaine de pratique et la prochaine conversation que vous redoutez. Nous vous répondons avec un plan de séances bâti sur vos dossiers, pas sur un manuel.

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