Ce que les applications font mieux que nous
La mémorisation du vocabulaire. Les systèmes de répétition espacée — qui vous représentent un mot juste avant que vous l’oubliiez — sont redoutablement efficaces, et aucun professeur ne peut rivaliser sur ce terrain. C’est un travail mécanique, mesurable, que la machine exécute mieux qu’un humain.
La régularité quotidienne. Cinq minutes par jour, tous les jours, avec des rappels. Pour construire une habitude, c’est très bien conçu, et la constance vaut souvent mieux que l’intensité sporadique.
L’absence totale de jugement. Personne ne vous entend vous tromper. Pour un adulte que la peur du ridicule paralyse, c’est une porte d’entrée précieuse, et beaucoup de nos étudiants ont commencé ainsi.
Le coût. Gratuit ou presque. Il serait absurde de ne pas en profiter.
Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours.
▶ Je veux commencerLa frontière : reconnaître n’est pas produire
Regardez de près ce qu’une leçon vous demande réellement de faire. Choisir la bonne traduction parmi quatre. Associer une image à un mot. Remettre des blocs de texte dans l’ordre. Répéter une phrase affichée à l’écran.
Toutes ces tâches sont des tâches de reconnaissance : la bonne réponse est présente, il s’agit de l’identifier. Or parler exige l’inverse — produire une phrase à partir de rien, en une seconde, sans que personne ne vous montre les options.
C’est pourquoi tant de gens arrivent chez nous avec un an d’application derrière eux, un vocabulaire honorable, et une incapacité complète à tenir trois phrases. Ils n’ont pas perdu leur temps : ils ont construit un stock passif. Il leur manque le seul exercice que l’application ne peut pas leur donner.
Trois choses qu’aucune application ne fait
Elle ne vous pose pas de question imprévue. Tout est scénarisé. Or la difficulté réelle d’une conversation tient précisément à l’imprévu : on vous demande quelque chose que vous n’avez pas préparé, et vous devez répondre tout de suite.
Elle n’identifie pas votre erreur à vous. La reconnaissance vocale attribue une note globale à une phrase. Elle ne vous dit pas que vous placez systématiquement l’accent tonique sur la mauvaise syllabe, que vous confondez deux temps depuis six mois, ou que votre tournure est correcte mais ne se dit pas.
Elle ne vous interrompt pas. Une vraie conversation comporte des chevauchements, des malentendus, des demandes de répétition. Apprendre à gérer cela — faire répéter sans se décrédibiliser, s’insérer dans un échange — ne s’entraîne qu’avec un humain.
Il faut aussi nommer un piège : la série de jours consécutifs. Elle mesure votre assiduité, ce qui est motivant, mais elle ne mesure pas votre progrès. On peut maintenir une série de quatre cents jours et rester incapable de commander un café.
La combinaison que nous recommandons
Nous conseillons sincèrement à nos étudiants de garder leur application. La division du travail est claire.
L’application, entre les séances, pour le vocabulaire et la mémorisation — le travail mécanique et solitaire, que vous pouvez faire dans l’autobus et qui ne réclame personne.
La séance avec le professeur, pour la production : parler, se tromper, être repris, recommencer. C’est la ressource rare, et nous ne la gaspillons pas à réviser du vocabulaire.
Un étudiant qui arrive avec une base lexicale déjà construite progresse sensiblement plus vite à l’oral, parce que les mots sont là et qu’il ne reste qu’à apprendre à les sortir. C’est le meilleur des deux outils.
Dites-nous ce que vous utilisez déjà. Nous adapterons les séances pour compléter, et non répéter, ce que vous faites de votre côté.
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FAQ | Applications et cours
Une application peut-elle suffire pour apprendre à parler?
Non, parce que ses exercices sont des tâches de reconnaissance : la bonne réponse est présente et il s’agit de l’identifier. Parler exige l’inverse — produire une phrase à partir de rien, en une seconde.
Ai-je perdu mon temps avec mon application?
Pas du tout. Vous avez construit un stock passif de vocabulaire, et un étudiant qui arrive avec cette base progresse sensiblement plus vite à l’oral : les mots sont là, il reste à apprendre à les sortir.
La reconnaissance vocale ne corrige-t-elle pas ma prononciation?
Elle attribue une note globale à une phrase. Elle ne vous dit pas que vous placez l’accent tonique sur la mauvaise syllabe, ni que votre tournure est correcte mais ne se dit pas.
Ma série de jours consécutifs prouve-t-elle que je progresse?
Elle mesure votre assiduité, pas votre progrès. On peut maintenir une série de quatre cents jours et rester incapable de commander un café.
Dois-je abandonner mon application si je prends des cours?
Non, gardez-la. L’application sert au vocabulaire entre les séances — un travail mécanique et solitaire. La séance sert à la production, qui est la ressource rare.