Le scénario est toujours le même : trois jours de congrès, des conférences suivies sans problème, et un retour sans un seul contact réel. On a passé les pauses à regarder son téléphone. Ce n’est pas un manque d’anglais — c’est qu’aborder des inconnus dans une langue seconde demande une préparation que personne ne fait. Nos séances se font en ligne, seul avec un professeur privé, sur la compréhension de l’anglais parlé à vitesse normale et sur votre prise de parole.
L’économie du Québec est ouverte, en raison de la taille modeste de son marché intérieur, et le secteur des services représente 76 % de son PIB. Au premier trimestre de 2025, les exportations du Québec étaient destinées aux États-Unis à hauteur de 25,0 G$, soit 75,9 % du total : environ trois dollars d’exportation sur quatre vont vers un client qui travaille en anglais.
Le marché de l’emploi dit la même chose. Au Québec, 26 % des offres d’emploi exigeaient le bilinguisme ou indiquaient une préférence pour des candidats bilingues, soit 6,5 fois la moyenne canadienne, et la province concentrait 63 % de tous les emplois bilingues du Canada. Un événement sectoriel est l’un des rares endroits où ces relations se nouent en quelques heures — à condition de savoir y parler.
Nous formons des adultes depuis 2000, et la scène du congrès revient dans les demandes chaque année. Elle se prépare, comme un dossier.
On vous demandera so what do you do? entre quinze et quarante fois en trois jours. C’est la question la plus prévisible de tout l’événement, et c’est celle que presque personne ne prépare.
Le réflexe francophone est de commencer par le titre du poste et le nom de l’employeur. En anglais nord-américain, cela tombe à plat : personne ne sait ce que fait votre entreprise, et un titre ne dit rien. La formule qui fonctionne tient en trois temps — le problème que vous réglez, pour qui, et un exemple concret.
We help food processors keep their lines running — mostly mid-size plants in Quebec. Last month we cut a client’s downtime by about a third.
Trente secondes, mémorisées, répétées jusqu’à ce qu’elles sortent naturellement. C’est le meilleur investissement de toute la préparation, parce que cette réponse revient constamment et qu’elle détermine si la conversation continue. Nous en préparons aussi deux variantes : une très courte pour une poignée de main rapide, et une plus développée pour un repas assis.
L’exemple ci-dessus n’est pas choisi au hasard : l’Estrie se classe au premier rang des régions du Québec pour les exportations, grâce à ses PME et à la proximité des marchés nord-américains, et l’agroalimentaire y joue un rôle de premier plan. Le même exercice se transpose à n’importe quel secteur. Si votre réponse doit aussi servir à vendre, voyez Vente; si elle doit servir à décrocher un poste, la logique est proche de celle décrite dans Entrevue d’embauche.
Demander de l’information sur les coursAborder une personne seule est relativement simple : un commentaire sur la situation partagée suffit, comme partout. Was that session useful for you? Le vrai obstacle est le groupe de trois ou quatre déjà en conversation. C’est là que la plupart des gens renoncent et retournent au buffet.
Il existe une convention nord-américaine utile : un groupe ouvert — c’est-à-dire dont les participants ne forment pas un cercle fermé — accepte qu’on s’en approche. On attend une pause, on entre avec mind if I join you? ou sorry to interrupt — I heard you mention…, et on écoute avant de parler.
Ce dernier point est le plus important en langue seconde : écouter trente secondes avant d’intervenir vous donne le sujet, le vocabulaire employé et le ton du groupe. Entrer en parlant tout de suite, c’est prendre tous les risques. Nous entraînons ces entrées en situation, y compris le cas où l’on vous ignore — qui arrive à tout le monde et n’a rien à voir avec votre accent. Sur l’appréhension elle-même, La peur de parler explique d’où elle vient; sur le contenu de ces premiers échanges, Le small talk prend le relais.
Voici l’erreur la plus coûteuse d’un congrès, et elle est directement causée par la langue. Vous engagez enfin une conversation qui va bien. Le soulagement est réel. Alors vous restez — vingt-cinq minutes avec la même personne, parce que recommencer avec quelqu’un d’autre demanderait de refaire tout l’effort.
Résultat : trois conversations en une journée là où il en fallait quinze. La qualité n’y change rien; le réseautage est un jeu de volume.
La solution est mécanique : connaître les formules de sortie et les employer volontairement après huit ou dix minutes. I should let you circulate — really good to meet you, I’ll let you get back to it, are you around tomorrow? Let’s continue then. Sortir poliment d’une conversation est une compétence distincte, et c’est celle qui manque le plus aux francophones en congrès. C’est aussi un travail de registre, au sens où l’entend Anglais avancé.
Indiquez votre secteur et la date de l’événement. Nous préparons votre présentation et rejouons les abords.
Demander de l’information sur les coursUn contact non relancé n’existe pas. C’est pourtant l’étape que l’on saute le plus souvent, précisément parce qu’elle demande d’écrire ou d’appeler dans une langue seconde.
Deux règles simples. Relancer dans les quarante-huit heures, tant que la personne se souvient de vous. Et rappeler un détail concret de votre échange — we talked about your Sherbrooke plant — plutôt qu’un message générique qui ressemble à une sollicitation.
Nous préparons aussi l’appel de suivi, plus intimidant que le courriel mais nettement plus efficace : comment ouvrir, comment rappeler le contexte, comment proposer une suite sans être insistant. Un conseil pratique que nos étudiants trouvent utile : pendant l’événement, notez au dos de chaque carte un mot sur ce dont vous avez parlé. En langue seconde, la charge cognitive est telle qu’on oublie presque tout le lendemain — et c’est ce détail oublié qui rend la relance efficace.
Précisons ce que nous faisons, parce que la différence est nette : nous ne donnons ni cours d’écriture, ni leçons de grammaire, ni préparation d’examen. Nous faisons de la conversation, et seulement cela. Plus de 8 000 étudiants sont passés par là. Le cadre est en ligne, ce qui compte dans une province où la route entre Montréal et la ville de Québec couvre environ 250 km pour 2 h 30 à 3 heures, où il tombe en moyenne environ 250 cm de neige par année, et où le taux de bilinguisme hors des régions métropolitaines de recensement n’était que de 30,4 % en 2021. Vous vous préparez de chez vous, la semaine qui précède l’événement. Pour le cadre général des échanges d’affaires, voyez Anglais des affaires, et pour la prise de parole en salle, Faire une présentation.
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Demander de l’information sur les coursPas votre titre ni le nom de l’employeur, qui ne disent rien. Le problème que vous réglez, pour qui, et un exemple concret — trente secondes, mémorisées et répétées.
Un groupe en cercle ouvert accepte qu’on s’approche. On attend une pause, on entre avec « mind if I join you? », et surtout on écoute trente secondes avant de parler : cela donne le sujet, le vocabulaire et le ton.
Rester vingt-cinq minutes avec la même personne parce que recommencer demanderait de refaire l’effort. Trois conversations dans une journée là où il en fallait quinze.
« I should let you circulate — really good to meet you » ou « are you around tomorrow? Let’s continue then ». C’est une compétence distincte, et celle qui manque le plus aux francophones.
Dans les quarante-huit heures, en rappelant un détail concret de l’échange. Notez ce détail au dos de la carte pendant l’événement : en langue seconde, la charge cognitive fait tout oublier le lendemain.
Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours. Dites-nous votre secteur, nous préparons le reste avec vous.
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