Les trente secondes qu’il faut avoir en banque
On vous demandera so what do you do? entre quinze et quarante fois en trois jours. C’est la question la plus prévisible de tout l’événement — et c’est celle que presque personne ne prépare.
Le réflexe francophone est de commencer par le titre du poste et le nom de l’employeur. En anglais nord-américain, cela tombe à plat : personne ne sait ce que fait votre entreprise, et un titre ne dit rien.
La formule qui fonctionne tient en trois temps : le problème que vous réglez, pour qui, et un exemple concret. We help food processors keep their lines running — mostly mid-size plants in Quebec. Last month we cut a client's downtime by about a third.
Trente secondes, mémorisées, répétées jusqu’à ce qu’elles sortent naturellement. C’est le meilleur investissement de toute la préparation, parce que cette réponse revient constamment et qu’elle détermine si la conversation continue.
Nous en préparons aussi deux variantes : une très courte pour une poignée de main rapide, et une plus développée pour un repas assis.
Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours.
▶ Je veux commencerAborder quelqu’un, et surtout un groupe
Aborder une personne seule est relativement simple : un commentaire sur la situation partagée suffit, comme partout. Was that session useful for you?
Le vrai obstacle est le groupe de trois ou quatre déjà en conversation. C’est là que la plupart des gens renoncent et retournent au buffet.
Il existe une convention nord-américaine utile : un groupe ouvert — c’est-à-dire dont les participants ne forment pas un cercle fermé — accepte qu’on s’en approche. On attend une pause, on entre avec mind if I join you? ou sorry to interrupt — I heard you mention…, et on écoute avant de parler.
Ce dernier point est le plus important en langue seconde : écouter trente secondes avant d’intervenir vous donne le sujet, le vocabulaire employé et le ton du groupe. Entrer en parlant tout de suite, c’est prendre tous les risques.
Nous entraînons ces entrées en situation, y compris le cas où l’on vous ignore — qui arrive à tout le monde et n’a rien à voir avec votre accent.
Circuler sans s’enliser
Voici l’erreur la plus coûteuse d’un congrès, et elle est directement causée par la langue.
Vous engagez enfin une conversation qui va bien. Le soulagement est réel. Alors vous restez — vingt-cinq minutes avec la même personne, parce que recommencer avec quelqu’un d’autre demanderait de refaire tout l’effort.
Résultat : trois conversations en une journée là où il en fallait quinze. La qualité n’y change rien; le réseautage est un jeu de volume.
La solution est mécanique : connaître les formules de sortie et les employer volontairement après huit ou dix minutes. I should let you circulate — really good to meet you, I'll let you get back to it, are you around tomorrow? Let's continue then.
Sortir poliment d’une conversation est une compétence distincte, et c’est celle qui manque le plus aux francophones en congrès.
Indiquez votre secteur et la date de l’événement. Nous préparons votre présentation et rejouons les abords.
▶ Obtenir de l’information sans engagementLa relance, où tout se gagne réellement
Un contact non relancé n’existe pas. C’est pourtant l’étape que l’on saute le plus souvent, précisément parce qu’elle demande d’écrire ou d’appeler dans une langue seconde.
Deux règles simples. Relancer dans les quarante-huit heures, tant que la personne se souvient de vous. Et rappeler un détail concret de votre échange — we talked about your Sherbrooke plant — plutôt qu’un message générique qui ressemble à une sollicitation.
Nous préparons aussi l’appel de suivi, plus intimidant que le courriel mais nettement plus efficace : comment ouvrir, comment rappeler le contexte, comment proposer une suite sans être insistant.
Un conseil pratique que nos étudiants trouvent utile : pendant l’événement, notez au dos de chaque carte un mot sur ce dont vous avez parlé. En langue seconde, la charge cognitive est telle qu’on oublie presque tout le lendemain — et c’est ce détail oublié qui rend la relance efficace.
Pour aller plus loin
Le small talk · Vente · Anglais des affaires · La peur de parler · Faire une présentation · Anglais avancé · Entrevue d’embauche
↑ Voir toutes les pages de la section « Situations professionnelles » · Plan du site
FAQ | Réseautage en anglais
Que répondre à what do you do?
Pas votre titre ni le nom de l’employeur, qui ne disent rien. Le problème que vous réglez, pour qui, et un exemple concret — trente secondes, mémorisées et répétées.
Comment aborder un groupe déjà en conversation?
Un groupe en cercle ouvert accepte qu’on s’approche. On attend une pause, on entre avec « mind if I join you? », et surtout on écoute trente secondes avant de parler : cela donne le sujet, le vocabulaire et le ton.
Quelle est l’erreur la plus coûteuse en congrès?
Rester vingt-cinq minutes avec la même personne parce que recommencer demanderait de refaire l’effort. Trois conversations dans une journée là où il en fallait quinze.
Comment sortir poliment d’une conversation?
« I should let you circulate — really good to meet you » ou « are you around tomorrow? Let’s continue then ». C’est une compétence distincte, et celle qui manque le plus aux francophones.
Quand relancer un contact?
Dans les quarante-huit heures, en rappelant un détail concret de l’échange. Notez ce détail au dos de la carte pendant l’événement : en langue seconde, la charge cognitive fait tout oublier le lendemain.