Montréal ne manque pas de professeurs de langues, et les écarts de qualité sont considérables. Votre problème n’est donc pas d’en trouver un : c’est de savoir lequel vous fera réellement parler, avant d’avoir dépensé une session à le découvrir.
Voici les critères qui comptent réellement — y compris ceux qui vont à l’encontre des idées reçues. Nos cours se donnent en ligne, seul avec un professeur privé, et visent la compréhension orale et la prise de parole, rien d’autre.
La ville de Montréal comptait 1 762 949 habitants au recensement de 2021 et se divise en 19 arrondissements. Sur l’île, 58,5 % de la population pouvait parler à la fois le français et l’anglais en 2021, et dans la région, 23,7 % des gens parlent au moins trois langues. Ajoutez près de 150 000 étudiants répartis dans sept universités, et vous obtenez une réserve presque illimitée de personnes qui peuvent, en toute bonne foi, proposer des cours de langues.
Le résultat est prévisible : deux professeurs annoncés au même tarif peuvent donner des résultats totalement différents, et rien dans l’annonce ne permet de le voir à l’avance. Depuis 2000, nous accueillons régulièrement des étudiants qui ont déjà essayé ailleurs, qui ont payé, qui ont assisté aux séances, et qui n’osent toujours pas parler. Le problème n’était presque jamais leur motivation.
Il manque d’ailleurs un critère à la plupart des listes de conseils : la distance. Un excellent professeur situé à l’autre bout de l’île ne vous sert à rien si vous renoncez au cours un mardi de février. Un aller-retour de 10 km à l’heure de pointe du soir représente environ une heure de route à Montréal — le trajet de 10 km prend 30 minutes et 18 secondes, avec 74,5 % de congestion — avant même la durée du cours. Le parcomètre grimpe à 4,25 $ l’heure au centre-ville et dans les secteurs achalandés, contre 2,50 $ dans certains quartiers plus éloignés. Et l’hiver, la ville reçoit 190 cm de neige et mène en moyenne cinq opérations de chargement. C’est pour cette raison que nos cours sont en ligne : le meilleur professeur pour vous n’a aucune raison d’être le plus proche de chez vous.
C’est l’idée reçue la plus répandue, et la plus coûteuse. Parler une langue depuis l’enfance ne donne aucune compétence pour l’enseigner. Un locuteur natif sait ce qui « sonne bien », mais il ne sait pas nécessairement pourquoi — et il est souvent incapable d’expliquer une structure à quelqu’un qui ne l’a pas intuitivement.
Pire : un natif qui n’a jamais appris de langue étrangère à l’âge adulte ne comprend pas la difficulté de son étudiant. Il ne sait pas ce que c’est que de chercher un mot, de traduire mentalement, de bloquer par gêne.
Le natif a un avantage réel — la prononciation, l’intonation, l’usage actuel — mais il devient un bon professeur seulement s’il a aussi appris à enseigner. Les deux ensemble, c’est ce qu’il faut chercher.
Dans une région où l’arabe (5,7 %), l’espagnol (4,6 %), l’italien (3,3 %), le mandarin (1,7 %), le créole haïtien (1,6 %), le vietnamien (1,1 %) et le portugais (1 %) figurent parmi les langues maternelles les plus répandues après le français, trouver un locuteur natif est trivial. Trouver quelqu’un qui sait faire parler un adulte francophone intimidé l’est beaucoup moins. C’est cette rareté qui devrait guider votre recherche.
Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours.
Demander de l’information sur les coursUn diplôme en enseignement des langues est une garantie sérieuse sur la méthode. Il ne garantit rien sur la capacité à faire parler un adulte bloqué depuis vingt ans — qui est le problème réel de la majorité des étudiants montréalais.
Ce que nous regardons en priorité, c’est le nombre d’heures réellement passées à enseigner en tête-à-tête, et à quel public. Un professeur qui a accompagné des centaines d’adultes francophones connaît les blocages typiques, les erreurs récurrentes et l’ordre dans lequel les choses s’installent. Cela ne s’apprend pas en formation.
L’idéal reste la combinaison des deux. Mais si vous devez choisir, pour un objectif de conversation, l’expérience l’emporte. C’est le critère que nous appliquons depuis 2000, et plus de 8 000 étudiants plus tard, nous n’avons pas trouvé de motif d’en changer.
Précisons au passage ce que cette expérience ne couvre pas, parce que cela fait aussi partie d’un bon choix : nous ne donnons ni cours d’écriture, ni leçons de grammaire, ni préparation d’examen. Le professeur qu’il vous faut pour corriger des textes n’est pas celui qu’il vous faut pour vous délier la langue. Si votre objectif est un examen écrit, dites-le-nous.
Le professeur parle plus que vous. C’est le signal le plus fiable. Si vous sortez d’une heure de cours en ayant surtout écouté, vous avez payé pour un spectacle. La règle est simple : dans un cours de conversation, l’étudiant doit occuper la majorité du temps de parole. Le professeur est là pour parler avec vous, pas pour vous faire une démonstration.
La correction systématique de tout. Un professeur qui interrompt chaque phrase pour corriger chaque détail casse l’élan et installe la peur de parler. Un bon professeur hiérarchise : il corrige ce qui gêne la compréhension, laisse passer le reste, et y revient plus tard.
Aucune correction du tout. L’inverse est tout aussi mauvais. Un professeur trop gentil qui hoche la tête en souriant vous laisse ancrer vos erreurs pendant des mois.
Le même programme pour tout le monde. Si le contenu de votre cours n’a rien à voir avec votre vie, votre travail ou votre projet, vous êtes dans un cours générique déguisé en cours privé. Un professionnel de Ville-Marie qui prépare des appels avec l’étranger et un étudiant du Plateau-Mont-Royal qui part en voyage n’ont pas besoin des mêmes séances.
Demander de l’information sur les cours« Quelle proportion de l’heure vais-je parler? » Une réponse vague est mauvais signe. Une école qui a mesuré la chose sait quoi répondre.
« Comment allez-vous adapter le contenu à mon objectif? » Si la réponse est un nom de manuel, passez votre chemin.
« Que se passe-t-il si le courant ne passe pas avec le professeur? » Une école sérieuse vous propose un changement sans difficulté. C’est une relation humaine, et tous les jumelages ne fonctionnent pas.
Posez-nous ces questions directement. Nous y répondrons franchement, y compris si nous ne sommes pas le bon choix pour vous.
Demander de l’information sur les coursPas absolument. Le natif a un avantage réel sur la prononciation et l’usage actuel, mais parler une langue depuis l’enfance ne donne aucune compétence pour l’enseigner. Cherchez la combinaison des deux.
Pour un objectif de conversation, l’expérience l’emporte. Un professeur ayant accompagné des centaines d’adultes francophones connaît les blocages typiques et l’ordre dans lequel les choses s’installent — ce qui ne s’apprend pas en formation.
Mesurez votre temps de parole. Si vous sortez d’une heure en ayant surtout écouté, le format ne vous fera pas progresser, quelle que soit la qualité du professeur.
Chez nous, le changement se fait sans difficulté et sans frais. Une école qui rend cela compliqué devrait vous inquiéter.
Pour la conversation, le format en ligne présente surtout des avantages : aucun trajet, aucun stationnement, et l’heure entière consacrée à parler avec le professeur. L’automobiliste montréalais perd en moyenne 89 heures par année dans la congestion, et l’achalandage de la STM a reculé en 2025, notamment en raison de grèves. La régularité est le premier facteur de progrès, et elle dépend du format autant que du professeur.
Dites-nous la langue visée, votre niveau approximatif et ce qui vous bloque à l’oral. Nous vous proposerons un jumelage motivé — et nous vous le dirons franchement si nous ne sommes pas le bon choix pour vous.
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