Nous donnons des cours privés de conversation en anglais et en espagnol aux adultes des huit MRC du Bas-Saint-Laurent, de Kamouraska à La Matapédia. Une heure à la fois, un seul étudiant par professeur, entièrement en ligne : dans une région de 9,2 habitants au kilomètre carré, la distance n’entre pas dans le calcul. L’école enseigne depuis 2000 et a accompagné plus de 8 000 étudiants.
La population d’expression anglaise du Bas-Saint-Laurent comptait 1 465 personnes en 2021, soit 0,7 % des habitants : c’est la plus petite du Québec. Le taux de bilinguisme français-anglais de la région reste inférieur à 20 %, l’un des plus bas de la province, alors qu’il atteignait 46,4 % pour l’ensemble du Québec en 2021. On peut donc avoir suivi toutes ses années d’anglais et n’avoir jamais tenu dix minutes de conversation réelle, faute d’interlocuteur.
Le besoin, lui, ne manque pas. La région est bornée au sud par l’État du Maine et le Nouveau-Brunswick. Plus du tiers du PIB manufacturier régional vient de la transformation du bois, ce qui en fait la région la plus dépendante de cette industrie au Québec, et les tarifs américains sur le bois d’œuvre et les métaux y touchent directement les usines. L’usine d’Alstom à La Pocatière livrera bientôt des composantes destinées au métro de Toronto ; Premier Tech, dont le campus est à Rivière-du-Loup, est liée à un investissement de plus de 250 M$ et à la création de 500 emplois dans la région ; le secteur éolien soutient Marmen Énergie à Matane.
Quand la Coupe Memorial s’est tenue à Rimouski du 22 mai au 1er juin 2025, elle a réuni autour de l’Océanic des équipes venues de la Ligue de hockey de l’Ontario. Et la promotion touristique de la région hors Québec vise en priorité la France, l’Ontario et le nord-est des États-Unis. Dans un territoire comme celui-ci, un professeur d’anglais privé tient lieu du milieu anglophone qui manque.
Cours d’anglais au Bas-Saint-Laurent — conversation en anglais, un professeur, une heure.
En 2021-2022, les élèves du Bas-Saint-Laurent déclaraient 36 langues maternelles différentes. Après le français, l’anglais est la plus fréquente, et l’espagnol vient juste après, devant le swahili. À l’école secondaire de Matane, le projet « Les CULTURES de mon secondaire » expose les drapeaux des 18 nationalités qui fréquentent l’établissement.
Nos étudiants d’espagnol du Bas-Saint-Laurent arrivent presque tous avec un motif personnel : un voyage qui se prépare, de la famille ou des amis hispanophones, des chansons qu’on aimerait suivre sans sous-titres, ou une langue commencée il y a vingt ans. C’est une motivation suffisante, et celle avec laquelle un professeur d’espagnol travaille le mieux : il n’a pas de programme à faire avancer, il a une conversation à tenir avec vous.
Cours d’espagnol au Bas-Saint-Laurent — conversation en espagnol, un seul étudiant par professeur.
C’est la situation la plus fréquente chez les adultes qui nous écrivent. Vous lisez, vous suivez une réunion, vous saisissez l’essentiel d’un film — et au moment de répondre, les mots ne viennent pas. Le silence qui s’installe après une question, nous l’avons vu revenir des centaines de fois. Ce n’est presque jamais un problème de vocabulaire : c’est un manque de temps de parole.
Au Bas-Saint-Laurent, ce manque a une explication très concrète. Une seule des 86 écoles de la région appartient à la commission scolaire anglophone Eastern Shores, et la plus petite population d’expression anglaise du Québec ne met personne sur votre chemin pour pratiquer. Moins on parle, plus on hésite ; plus on hésite, moins on parle.
Apprendre une langue à l’âge adulte demande du temps et de la constance, et nous ne dirons pas le contraire. Ce que nos professeurs savent faire, c’est reconnaître ce blocage et travailler avec lui plutôt que contre lui. On part de ce que vous savez déjà faire, pas d’un programme, et personne n’est évalué ni corrigé en permanence : le professeur est avec vous, jamais devant vous.
Les cours sont privés : un seul étudiant par professeur, cent pour cent en ligne, par Google Meet, Teams, Zoom, Skype ou WhatsApp. L’horaire est très flexible et l’heure se réserve une à la fois. C’est utile dans une région où le secteur primaire occupe encore 7,4 % de l’emploi en 2025, contre 2,0 % dans l’ensemble du Québec : toutes les semaines de travail ne ressemblent pas ici à une semaine de bureau.
La visioconférence y est aussi moins répandue qu’ailleurs au Québec : en 2022, le taux de télétravail du Bas-Saint-Laurent était de 20 % ou moins, pendant qu’environ 35 % de la main-d’œuvre québécoise faisait du télétravail. Nos professeurs règlent volontiers le son et la caméra au début de l’heure.
Ce que l’école ne fait pas, elle le dit sans détour : pas de cours d’écriture, pas de leçons de grammaire, pas de préparation d’examen — ni TOEFL, ni IELTS, ni DELE. Nous n’enseignons pas la grammaire, ce qui ne veut pas dire qu’elle soit inutile : simplement, tout le temps de l’heure va à la parole, puisque c’est elle qui bloque.
La région comptait 204 755 habitants en 2025, répartis dans huit MRC — Kamouraska, Rivière-du-Loup, Témiscouata, Les Basques, Rimouski-Neigette, La Mitis, La Matanie et La Matapédia — et dans 127 entités municipales, dont 15 seulement ont le statut de ville. Rimouski, 51 756 habitants en 2025, est divisée en districts et non en arrondissements ; Le Bic, à la hauteur du parc national du même nom, et Pointe-au-Père en sont des secteurs. Suivent Rivière-du-Loup avec 20 650 habitants en 2025, Matane avec 14 180, puis Mont-Joli, 6 495 habitants, et La Pocatière, 6 344.
C’est une région qui a déjà beaucoup étudié : 75,9 % des 25-64 ans détenaient un diplôme postsecondaire en 2023, et l’Université du Québec à Rimouski comptait près de 7 000 étudiantes et étudiants en 2024-2025, avec des antennes à Matane et à New Carlisle, à côté du Cégep de Rimouski et de l’Institut maritime. Chez nos étudiants d’ici, ce n’est donc presque jamais la capacité d’étudier qui manque : c’est l’occasion de parler.
Nous recevons des inscriptions depuis une paroisse de La Mitis comme depuis un district de Rimouski, de Témiscouata-sur-le-Lac comme de Trois-Pistoles. À Métis-sur-Mer, 586 habitants aujourd’hui, l’anglais a une longue histoire : la localité a été pendant plus de cinquante ans un centre de villégiature renommé et la seule municipalité d’expression anglaise de la région.
Oui, parce qu’ils sont donnés entièrement en ligne, par Google Meet, Teams, Zoom, Skype ou WhatsApp. Cela vaut aussi bien dans un district de Rimouski que dans une paroisse du Kamouraska, à Amqui ou à Dégelis. Dans une région de 9,2 habitants au kilomètre carré, c’est la façon la plus simple d’avoir un professeur privé sans compter les kilomètres.
C’est le cas le plus courant dans la région, et il s’explique. Le taux de bilinguisme français-anglais du Bas-Saint-Laurent est inférieur à 20 %, l’un des plus bas du Québec, et la population d’expression anglaise ne comptait que 1 465 personnes en 2021. Les occasions de parler sont donc rares : c’est le temps de parole qui manque, pas le vocabulaire.
Non. L’école donne des cours de conversation et rien d’autre. Dire que nous n’enseignons pas la grammaire n’est pas dire qu’elle est inutile : cela veut dire que l’heure entière sert à parler, en anglais ou en espagnol.
Le plus souvent pour des raisons personnelles : un voyage, des proches hispanophones, une langue reprise après des années. L’espagnol n’est pas étranger à la région pour autant : après le français et l’anglais, c’est la langue maternelle la plus fréquente chez ses élèves, qui déclaraient 36 langues maternelles différentes en 2021-2022.
Non. Le professeur part de votre niveau réel, pas d’un programme, et il entend en quelques échanges ce que vous arrivez à faire et ce qui coince. C’est la règle de la maison : le professeur est avec vous, jamais devant vous.
En anglais comme en espagnol, l’heure se réserve une à la fois et le professeur part de ce que vous savez déjà faire. Dites-nous d’où vous écrivez, et dans quelle langue vous voulez parler.
Cours privés d’anglais et d’espagnol en ligne — pour comprendre ce qu’on vous dit, et savoir quoi répondre.