La route 155 s’étend sur 110 kilomètres entre Grandes-Piles et La Tuque, et c’est souvent cette distance qui a eu le dernier mot sur les projets d’anglais ou d’espagnol des gens d’ici. Nos cours sont privés et donnés entièrement en ligne : une heure de conversation à la fois, avec un professeur qui ne corrige pas chaque mot, comme l’école le fait depuis 2000.
Pour un adulte qui envisage de reprendre l’anglais une heure par semaine, ces 110 kilomètres règlent la question avant qu’elle soit posée : une heure de cours ailleurs qu’à La Tuque, ce serait une soirée complète, et une soirée d’hiver sur cette route n’a rien d’une formalité. Des travaux de stabilisation de talus y sont d’ailleurs prévus, à La Tuque même.
Le cours se donne donc là où vous êtes déjà, en appel vidéo, sur Google Meet, Teams, Zoom, WhatsApp ou Messenger : un seul étudiant, un seul professeur, une heure. La vidéo n’est pas un confort technique. Le professeur a besoin de voir votre visage pour distinguer une phrase comprise d’une phrase seulement entendue, et vous avez besoin de voir le sien pour oser vous lancer.
Chez les adultes qui nous écrivent, la situation la plus fréquente n’est pas l’ignorance de la langue. C’est l’inverse : on suit une réunion en anglais, on lit sans peine, on comprend le film — et au moment de répondre, rien ne sort. Le silence qui s’installe après une question, nous l’avons vu revenir des centaines de fois. Ce n’est presque jamais un problème de vocabulaire : c’est un manque de temps de parole. Ce décalage porte un nom simple : je comprends, mais je ne parle pas.
À La Tuque, ce manque a une cause concrète. Entre 2016 et 2020, quinze personnes ont été admises à l’immigration permanente sur le territoire de La Tuque, sur les 1 442 admises en Mauricie dans la même période. La pratique par accident — le collègue, le voisin, la conversation du samedi matin dans une autre langue — n’arrive pas d’elle-même ici. Elle se provoque, et une heure privée chaque semaine est exactement cela : un rendez-vous où vous parlez, sans témoin et sans note.
Quand un mot disparaît en pleine phrase, il existe des façons de continuer au lieu de s’arrêter : c’est le sujet du trou de mémoire en pleine phrase.
Demander de l’information sur les coursEn anglais, la plupart des adultes arrivent avec un acquis réel et mal exploité : des années de cours quelque part derrière, un vocabulaire passif large, une oreille déjà faite. L’heure sert alors à débloquer la production — répondre, relancer, reformuler quand la phrase part de travers, tenir une conversation de travail sans traduire dans sa tête. On part de ce que vous savez déjà faire, pas d’un programme.
En espagnol, le point de départ est souvent tout autre. Beaucoup commencent presque à zéro, parfois avec une application abandonnée en route, parfois avec le souvenir d’un séjour. L’heure ressemble alors moins à un déblocage qu’à une construction : des phrases courtes, reprises, utilisées tout de suite, jusqu’à ce que parler cesse d’être un exercice. Les deux langues se travaillent en parlant, mais pas au même rythme : c’est pour cela que le cours est privé.
Si vous hésitez encore, choisir entre l’anglais et l’espagnol est une question que beaucoup se posent avant le premier cours.
Le Centre d’amitié autochtone de La Tuque organise le Défi 100 tours sans discrimination, une marche collective de 700 mètres le long du lac Saint-Louis, au centre-ville. On ne marche pas 700 mètres ensemble pour apprendre une langue, évidemment. Mais une ville qui prend la peine d’organiser cela sait déjà qu’une langue sert d’abord à s’adresser à quelqu’un, et que le plus difficile n’est presque jamais le mot juste : c’est le premier pas vers la personne.
C’est aussi la manière dont nos professeurs travaillent. Le professeur est avec vous, jamais devant vous. Personne n’est jugé, personne n’est corrigé en permanence : un professeur qui interrompt chaque erreur obtient un étudiant qui finit par se taire. Nous reprenons ce qui empêche d’être compris, et nous laissons passer le reste le temps que la parole s’installe. Apprendre à parler une langue à l’âge adulte est difficile, et nous préférons le dire : le progrès est lent, et c’est le temps de parole accumulé qui le fait avancer, pas la bonne volonté.
Nous ne donnons ni cours d’écriture, ni leçons de grammaire, ni préparation d’examen : pas de TOEFL, pas d’IELTS, pas de DELE. Ce n’est pas un jugement sur la grammaire : simplement, nous ne l’enseignons pas. Tout, dans l’heure, est tourné vers la conversation, la seule chose qui ne s’apprend pas seul chez soi. Après 25 ans et plus de 8 000 étudiants, nous n’avons pas trouvé de raison de changer.
L’horaire, lui, s’organise. Nous montons des horaires atypiques pour les gens dont la semaine ne ressemble pas à une semaine de bureau. Si vous travaillez en rotation, sur un chantier ou dans un site éloigné, vos cours peuvent se placer pendant vos congés, depuis La Tuque : au moment du cours, vous êtes chez vous, et la question du lien internet sur le lieu de travail ne se pose plus. L’heure se réserve une à la fois.
Un professeur d’anglais à La Tuque, un professeur d’espagnol à La Tuque : même format, une heure, en appel vidéo.
M’inscrire aux coursOui. Tous les cours se donnent en ligne, en appel vidéo, sur Google Meet, Teams, Zoom, WhatsApp ou Messenger. Vous n’avez aucun déplacement à faire, ni vers Shawinigan ni vers Trois-Rivières.
Non, c’est le cas le plus courant parmi nos étudiants. Ce blocage est connu et reconnaissable dès les premières minutes : il relève presque toujours d’un manque de temps de parole, pas d’un manque de vocabulaire. Le premier cours sert à voir où vous en êtes réellement.
Oui. Beaucoup d’étudiants partent de très peu. On commence par des phrases courtes, que vous utilisez dès la première heure, et on les reprend jusqu’à ce qu’elles sortent sans passer par la traduction.
Oui, le cours se donne en appel vidéo. Le professeur a besoin de voir votre visage pour savoir si une phrase a été comprise ou seulement entendue. Nous ne donnons pas de cours en audio seul.
Non. Nous ne faisons ni préparation d’examen, ni cours d’écriture, ni leçons de grammaire. L’heure entière porte sur la conversation.
Il n’y a pas de niveau minimum pour commencer. Il y a une heure, un professeur qui a déjà vu des centaines de fois le silence que vous connaissez, et une conversation qui part de là où vous en êtes aujourd’hui.
Cours privés d’anglais et d’espagnol en ligne — pour comprendre ce qu’on vous dit, et savoir quoi répondre.