Nos cours d’anglais et d’espagnol en ligne, avec un professeur privé, s’adressent d’abord ici aux gens qui vendent hors du Québec depuis Dollard-des-Ormeaux. La ville est essentiellement résidentielle — aucune source ne lui attribue de grand parc industriel ni de siège social majeur, et ses 48 403 résidents gagnent leur vie ailleurs —, mais beaucoup y dirigent une entreprise exportatrice depuis un bureau du boulevard des Sources ou du boulevard Saint-Jean, et l’affaire se conclut au téléphone, en anglais le plus souvent, en espagnol quand le client est au sud. Cette page ne parle que de conversation.
DDO n’est pas un arrondissement. La ville a été fusionnée à Montréal en 2002, puis est redevenue indépendante le 1er janvier 2006. Elle occupe 15,09 km², dont 14,98 km² de terre ferme : presque rien d’aquatique, aucune façade sur le lac Saint-Louis ni sur le fleuve. C’est une ville de deuxième rangée, enclavée au nord de Pointe-Claire et de Dorval, avec 17 383 logements occupés et une densité de 3 230,2 habitants au kilomètre carré, la plus élevée du secteur. Sa population a reculé de 1,0 % entre 2016 et 2021.
Le commerce y est de proximité. Les Galeries des Sources, au 3237 boulevard des Sources, réunissent plus de 60 marchands et professionnels sous un même toit. Adonis y tient une épicerie de produits du Moyen-Orient, Bureau en Gros une succursale, Enterprise deux comptoirs de location de véhicules, un sur le boulevard des Sources et un sur le boulevard Saint-Jean. Le Marché de l’Ouest figure parmi les pôles commerciaux du secteur. Mais rien de tout cela n’est une usine : l’entreprise exportatrice de DDO est petite, souvent familiale, et son patron répond lui-même au téléphone — en anglais dans la grande majorité des appels venus de l’extérieur du Québec.
Un propriétaire de PME qui vend hors du Québec lit sans peine. Il déchiffre un cahier des charges en anglais, une spécification technique, un courriel long et mal écrit. Puis le téléphone sonne, l’acheteur parle vite, pose une question à laquelle il faut répondre maintenant, et la phrase ne vient pas. On raccroche en se disant qu’on écrira un suivi. Le suivi part, et le contrat va à quelqu’un qui a su répondre sur le moment.
C’est un problème d’oral, pas de connaissance. Voilà pourquoi nous ne faisons que de la conversation avec un professeur privé : il pose les questions que votre acheteur posera, en anglais ou en espagnol selon le marché que vous visez, il coupe, il relance, il vous laisse chercher puis vous donne le mot manquant, et vous reprenez. La séance se passe en ligne, en direct, et le professeur est avec vous du début à la fin.
Un exportateur de DDO vend rarement dans une seule direction. L’anglais ouvre le reste du Canada et les États-Unis : c’est la langue des appels d’offres, des acheteurs industriels et des distributeurs, et c’est la demande qui arrive en tête chez les entreprises de ce secteur. L’espagnol suit de près dès qu’un fournisseur, un atelier de sous-traitance ou un client se trouve au sud du continent, où l’on traite volontiers dans la langue du client ; celui qui tient l’échange sans interprète garde la relation pour lui. D’autres langues s’apprennent aussi chez nous, sans que nous en fassions la liste ici, et le travail reste le même : comprendre une question posée vite et répondre sans blanc.
Parler de mon entreprise et de mes marchésÀ DDO, la langue maternelle se répartit ainsi : anglais 38 %, soit 18 120 personnes, français 15 %, soit 7 195 personnes, et autres langues 38 %, soit 18 415 personnes. Autant de résidents ont donc une langue maternelle tierce qu’une langue maternelle anglaise. À la maison, l’anglais est parlé par 54 % des résidents, ou 25 925 personnes, le français par 14 %, ou 6 520 personnes, et d’autres langues par 22 %, ou 10 695 personnes ; la source omet une catégorie, ces parts ne forment pas un total.
Le reste du portrait va dans le même sens. Les minorités visibles représentaient 43 % de la population en 2021, soit 20 780 personnes, contre 57 %, ou 27 150 personnes, hors minorité visible. La Fédération CJA situe près de 12 % des résidents dans la communauté juive, soit 7 625 personnes, en recul depuis un sommet de 10 385 personnes en 2001. Un portrait démographique de la Ville de Montréal indique que près de 3 000 immigrants nés au Liban résidaient surtout à Dollard-des-Ormeaux. Le recensement de 2001 y comptait un nombre important d’Italiens, de Chinois et de Sud-Asiatiques, la population immigrante totale approchant 30 %.
Pour un exportateur, cela change la nature du travail à faire. Vous ne partez pas de rien : vous vivez déjà entre plusieurs langues, vos employés aussi, votre voisinage aussi. Ce qui manque, c’est la vitesse de réponse en anglais devant un acheteur pressé, ou en espagnol au bout d’une ligne qui grésille.
Nous ne relisons pas vos contrats. Nous ne corrigeons pas vos courriels. Nous n’enseignons ni l’écriture, ni la lecture, ni la grammaire, et nous ne préparons aucun examen, ni en anglais ni en espagnol. Une école de rédaction commerciale fera mieux ce travail-là. Nous prenons l’autre moitié du problème, celle qui se joue avec une voix et une oreille. L’école enseigne depuis 2000 et a formé plus de 8 000 étudiants : 25 ans d’expérience à ne faire que cela.
Cette étroitesse est un avantage. Une séance ne contient aucun exercice écrit, aucun tableau de conjugaison, aucun devoir à rendre. Elle contient de la parole, la vôtre surtout, corrigée à mesure par quelqu’un qui travaille avec vous.
Poser une question sur la façon dont se déroule une séanceLe secteur du boulevard des Sources compte parmi ses établissements le Comfort Inn, le Holiday Inn, le Quality Suites, le Novotel et le Hampton Inn, avec un YMCA, des clubs de golf et des arénas dans les environs. Quand un acheteur étranger vient voir votre atelier, c’est dans ce décor qu’il atterrit. Vous le conduisez du hall de son hôtel à votre bureau, vous parlez en anglais de la route, de l’hiver, de sa famille, puis du travail. Le dossier technique, lui, est déjà lu depuis longtemps.
Ce trajet-là décide souvent plus que la présentation. On y raconte l’entreprise, on y répond à des questions imprévues, on y plaisante mal ou bien. Sur le boulevard Saint-Jean, un dépanneur Boni-Soir, la boulangerie Yagel Bagel et le restaurant de déjeuners Amy’s rappellent que les rencontres d’affaires de DDO se font aussi autour d’un café. Tout cela se prépare, et cela se prépare en parlant.
Préparer la visite d’un acheteur étrangerAucune autoroute majeure ne traverse Dollard-des-Ormeaux. Il faut sortir de la ville pour rejoindre l’A-40 ou l’A-13, même si le boulevard Saint-Jean croise l’autoroute 40 sur le territoire. Deux stations du REM desservent la ville : Sunnybrooke et Des Sources, cette dernière à la limite de Pointe-Claire, à l’intersection des boulevards des Sources et Hymus, ouverte le 18 mai 2026 avec 484 places de stationnement incitatif et les lignes 72, 204, 209, 216, 225 et 230 de la STM en rabattement, plus la ligne de nuit 356 et la ligne saisonnière 815 vers l’aéroport. Beaucoup de résidents transitent par le terminus de Fairview Pointe-Claire et ses 16 quais d’autobus. Le seul temps de parcours vérifié du secteur est d’environ 27 à 30 minutes vers la Gare Centrale depuis Fairview–Pointe-Claire.
Les résidents de DDO travaillent en grande partie ailleurs : à l’aéroport de Dorval, dans le parc industriel de Kirkland, à Saint-Laurent ou au centre-ville, et plusieurs passent par Beaconsfield pour rejoindre l’ouest. Ajouter un cours en salle à cette journée n’a aucun sens. Une leçon d’anglais en ligne se prend là où vous êtes, entre un appel à un client et le souper.
Le reste de la ville tient dans quelques repères : le parc du Centenaire, le parc Westminster, le parc Terry-Fox, le Centre civique du boulevard de Salaberry qui abrite l’hôtel de ville, la galerie d’art municipale, la bibliothèque, 3 arénas, un centre aquatique à 2 piscines, le Centre des arts et un club d’aînés, et la bibliothèque publique au 12001 boulevard de Salaberry. Les écoles primaires publiques anglophones du territoire s’appellent Springdale, Sunshine Academy, Westpark et Wilder Penfield ; du côté privé, West Island College et Emmanuel Christian School. C’est une ville où l’on rentre, pas une ville où l’on produit.
La matière du cours, c’est votre travail. Vous apportez vos appels réels, vos objections d’acheteurs, votre façon de présenter ce que vous fabriquez, et le professeur privé les rejoue avec vous en anglais. Nous n’avons pas de programme sectoriel préétabli, parce que la conversation se construit sur ce que vous devez dire.
Oui. L’anglais reste la demande première de ce secteur, et l’espagnol s’ajoute très bien pour qui traite au sud : on choisit avec vous l’ordre et la place de chacun selon vos marchés. D’autres langues sont enseignées, mais ce sont ces besoins-là qui reviennent chez les exportateurs de DDO.
Oui, et c’est un bon exercice. On travaille l’accueil, la conversation de voiture, les questions personnelles auxquelles vous ne vous attendez pas, puis le passage au sujet d’affaires. Décrivez la rencontre dans votre demande et nous organisons les séances autour d’elle.
Un avantage. À DDO, autant de résidents ont une langue maternelle tierce qu’une langue maternelle anglaise, et personne n’arrive ici avec une oreille vierge. Un professeur privé s’ajuste à ce que vous savez déjà entendre et travaille le reste.
Non, jamais. Aucun travail écrit n’entre dans nos séances : ni relecture, ni rédaction, ni correction. Nous faisons de la conversation, et seulement de la conversation ; pour l’écrit, il vous faut un autre fournisseur.
Une ville de 48 403 personnes, sans usine et sans autoroute, dont les entrepreneurs vendent quand même à l’étranger : c’est une drôle d’équation, et elle se règle par la parole. Dites-nous quels appels vous redoutez, dans quelle langue ils arrivent, et à qui vous devez répondre.
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