À Sainte-Anne-de-Bellevue, les demandes portent d’abord sur l’anglais, puis sur l’espagnol : deux langues de voyage, travaillées en conversation et en ligne. L’anglais sert au comptoir d’un aéroport comme au téléphone avec une compagnie ; l’espagnol, dès que la destination est hispanophone. La ville occupe 11,18 km² à la pointe ouest de l’île de Montréal, là où le lac Saint-Louis et le lac des Deux-Montagnes se rejoignent par le canal, et ses 5 027 résidents sont moins nombreux que les quelque 6 500 étudiants de jour de John Abbott College qui animent la rue Sainte-Anne. Quand on a fini de travailler ici, apprendre une langue n’a plus rien à voir avec un diplôme : ça a tout à voir avec le prochain départ.
Le canal de Sainte-Anne-de-Bellevue est un lieu historique national. Sa première écluse, achevée en 1843, permettait aux navires de contourner les rapides de Sainte-Anne ; une deuxième a été construite entre 1879 et 1882 pour soutenir le commerce du bois de la région. Au milieu du XXe siècle, le trafic commercial a cédé la place à la navigation de plaisance, et le canal est devenu une destination récréative recherchée. Les écluses sont opérées par Parcs Canada, et la saison de navigation donne son rythme à la rue Sainte-Anne et à ses restaurants.
Les résidents qui ne travaillent plus connaissent bien ce basculement : tant que les bateaux passent, la promenade appartient aux visiteurs ; après, l’agenda se dégage d’un coup. C’est souvent à ce moment-là qu’on réserve un billet, et c’est exactement la période où une séance d’anglais — ou d’espagnol, selon où vous allez — trouve sa place dans la semaine sans rien déranger.
En voyage, personne ne vous demandera de rédiger. On vous répondra vite, le plus souvent en anglais, avec un accent que vous n’aviez pas prévu, et il faudra saisir l’essentiel puis relancer. C’est précisément le travail que fait cette école : de la compréhension orale et de la prise de parole, rien d’autre. Aucun cours d’écriture, aucune lecture imposée, aucune leçon de grammaire, aucune préparation d’examen. Ni note, ni bulletin, ni copies à corriger.
Le professeur privé travaille avec vous, à voix haute, et suit ce que vous avez besoin de dire. Vous fixez le sujet : commander en espagnol, expliquer une allergie, comprendre en anglais un agent au comptoir d’enregistrement. L’école enseigne depuis 2000 et a accompagné plus de 8 000 étudiants ; beaucoup d’entre eux n’ont jamais eu l’intention de passer quoi que ce soit.
Écrivez-nous ce que vous aimeriez pouvoir direLa gare Sainte-Anne-de-Bellevue, sur la ligne exo Vaudreuil-Hudson, est en zone A, et il faut environ 46 minutes de train pour atteindre Lucien-L’Allier. Le détail qui compte pour une personne retraitée n’est pas cette durée : c’est la fréquence. La ligne passe aux 30 minutes en pointe, mais seulement toutes les deux à quatre heures hors pointe et la fin de semaine. Autrement dit, aux heures où vous êtes libre, le train ne l’est pas.
La station Anse-à-l’Orme, terminus de la branche ouest du REM, est sur le territoire de la ville ; la branche a ouvert le 18 mai 2026, les trains y circulent aux 15 minutes toute la journée et le réseau roule de 5 h 30 à 1 h 30. Restent les autoroutes 20 et 40, et le pont Galipeault, construit en 1924 et doublé en 1964, vers l’île Perrot. Tout cela est utile pour aller voir le centre-ville de Montréal (arrondissement de Ville-Marie), mais votre heure d’anglais ou d’espagnol se tient chez vous : ni stationnement à trouver, ni correspondance à manquer.
Choisir un moment dans la semaineEn 2021, l’anglais était parlé à la maison par 60 % des résidents de Sainte-Anne-de-Bellevue, le français par 24 % et une autre langue par 8 %, alors que l’anglais n’était langue maternelle que de 43 % d’entre eux. Cet écart s’explique en partie par la présence de John Abbott College, cégep de langue anglaise qui reçoit plus de 6 500 étudiants de jour et plus de 2 000 personnes à la formation continue, venues du Québec, du Canada et de l’étranger, et par le campus Macdonald de l’Université McGill, établi en 1907 sur 650 hectares de champs et de terres boisées.
Vivre dans ce mélange rend beaucoup de résidents à l’aise dans les deux langues du voisinage. Ça ne les prépare pas pour autant à ce qui les attend ailleurs dans le monde : l’anglais d’un comptoir étranger n’a ni le débit ni le vocabulaire de celui de la rue Sainte-Anne, et l’espagnol ne s’entend pas sur la promenade. C’est la même observation que rapportent les gens de Pierrefonds-Roxboro et de L’Île-Bizard-Sainte-Geneviève : la langue du voyage se construit ailleurs que dans le quartier.
Pas de cahier d’exercices. Pas de dictée. Pas de verbes à recopier. Pas d’examen de fin de session. Cette école ne prépare aucun test officiel : elle a choisi la conversation et s’y tient. On ne vous placera pas devant une application non plus — vous serez avec quelqu’un qui entend vos hésitations et qui les reprend sur le moment. Nous enseignons d’autres langues, mais ici ce sont l’anglais et l’espagnol qui reviennent, dans cet ordre.
Entre les séances, de quoi ruminer ses phrases : l’arboretum Morgan, la promenade du parc-nature de l’Anse-à-l’Orme, le boulevard des Anciens-Combattants, ou simplement la rue Sainte-Anne. Ce coin de l’île est la deuxième plus ancienne communauté de l’Ouest-de-l’Île, fondée comme paroisse en 1703, après Dorval en 1667 ; l’hôpital Sainte-Anne, construit en 1917 pour les anciens combattants et devenu en 2016 un CHSLD intégré au CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal, rappelle qu’on y vieillit depuis longtemps. Se mettre à parler anglais ou espagnol à cette étape de la vie n’a rien d’exceptionnel ici.
Demander comment se déroule une séanceCe que vous décrivez appartient à un système de notes, de dictées et d’examens. Rien de tout cela n’existe ici : il n’y a ni évaluation ni bulletin. On part de ce que vous arrivez à dire aujourd’hui, à l’oral, et on avance de là.
Non. Les cours se donnent en ligne, depuis chez vous. C’est justement l’intérêt dans ce secteur : ni la fréquence du train à la gare Sainte-Anne-de-Bellevue, ni la météo de novembre sur l’autoroute 40 n’entrent dans l’équation.
Oui, c’est la façon normale de procéder. Vous nommez les situations que vous appréhendez — l’arrivée, le taxi, le comptoir de la pharmacie, la conversation avec des voisins de table — et les séances portent là-dessus. Nous ne fixons ni échéancier ni niveau à atteindre avant le départ.
Vivre ici entretient un anglais de voisinage, et c’est déjà beaucoup. Mais l’anglais d’une gare ou d’un guichet à l’étranger arrive plus vite et avec d’autres mots, et l’espagnol ne circule pas du tout sur la promenade. Dites-nous où vous partez : si la destination est hispanophone, on commence par l’espagnol ; sinon, l’anglais reste le plus utile.
Non. Aucun devoir écrit, aucune lecture obligatoire, aucun texte à produire. Si vous voulez travailler entre les rencontres, ce sera en écoutant et en parlant à voix haute, jamais en remplissant des pages.
Entre la fin de la saison des écluses et le départ, il y a une fenêtre. Écrivez-nous : le voyage, la langue visée — l’anglais, l’espagnol — et le moment de la semaine qui vous convient. Nous expliquons comment la conversation s’organise. Aucun examen, aucune note, aucune lecture imposée.
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