Le Sud-Ouest, Montréal

Cours d’anglais et d’espagnol en ligne dans Le Sud-Ouest : comprendre et se faire comprendre en voyage

Dans Le Sud-Ouest, deux langues reviennent dans presque toutes les demandes : l’anglais d’abord, parce qu’une excursion ou une chambre d’hôtel se règlent dans cette langue à peu près partout, puis l’espagnol, pour ceux qui passent une partie de l’hiver vers le sud. L’arrondissement a été créé officiellement le 1er janvier 2002, l’année même où le canal de Lachine, fermé en 1970, a été récupéré pour un usage récréatif ; entre Saint-Henri, Little Burgundy, Griffintown, Ville-Émard, Côte-Saint-Paul et Pointe-Saint-Charles, beaucoup de gens ont passé toute leur vie de travail dans un secteur qui vivait de l’eau et du rail, et regardent aujourd’hui ailleurs : un départ à préparer, des proches installés loin, un hiver passé sous un autre ciel. Ces cours de conversation existent pour ce moment-là, sans examen et sans note.

  • Cours en ligne
  • Professeur privé
  • 100 % conversation
  • 25 ans d’expérience
Raconter le voyage qui s’en vient

Un arrondissement qui a déjà changé de vie une fois

Le Sud-Ouest couvre 15,7 km², soit 6,1 milles carrés, et comptait 84 553 habitants au recensement de 2021. Sa densité s’établit à 4 984,1 habitants par km². L’industrie canadienne y a prospéré grâce au transport par le canal, ouvert en 1825, et à la force hydraulique : les opérations du Canadian National Railway et du Grand Trunk Railway étaient centrées sur Saint-Henri et Pointe-Saint-Charles. Les ateliers de Pointe-Saint-Charles du Canadian National sont devenus une filiale distincte en 1993, AMF Technotransport, dont la gestion a été confiée en 1995 à GEC-Alsthom, devenue Alstom. La fermeture du canal en 1970 a mis fin à cette prospérité industrielle, et la réhabilitation récréative a ensuite transformé les usines riveraines en lofts et en condos.

Quelqu’un qui a vu ce basculement sait qu’une deuxième vie se construit à un rythme choisi : c’est la logique d’un cours d’anglais ou d’espagnol pris à la maison, rien à rattraper, rien à prouver.

L’anglais ouvre la marche, l’espagnol arrive juste derrière

Ouverte en 2000, l’école a vu passer plus de 8 000 étudiants au fil de 25 ans, sans jamais enseigner autre chose que l’oral. Les séances se font en ligne, avec un professeur privé qui avance à votre rythme et s’occupe de deux choses : ce que vous saisissez, et ce que vous arrivez à répondre. L’anglais est la demande la plus fréquente : c’est la langue qui dépanne dans un aéroport de transit, auprès d’un guide ou d’un pharmacien, même dans un pays où elle n’est pas officielle. L’espagnol vient ensuite, demandé par ceux qui descendent toujours vers les mêmes côtes et finissent par vouloir comprendre autre chose que le menu. D’autres langues s’enseignent, mais ces deux-là couvrent la plupart des itinéraires.

Un voyageur n’a presque jamais besoin d’écrire : il a besoin de saisir une réponse donnée vite, dans un accent inhabituel, et de reformuler sa question quand la première n’a pas passé.

Nommer l’anglais, l’espagnol ou les deux

Ni examen, ni note, ni devoir à remettre

On n’écrit rien ici, on n’y lit rien, aucune règle n’est enseignée pour elle-même et aucun examen n’est préparé, que la séance se tienne en anglais ou en espagnol. La conversation occupe tout, et c’est là que cette école s’éloigne des autres. Personne ne corrige un cahier, personne n’attribue une note. Le professeur reprend une phrase avec vous jusqu’à ce qu’elle sorte naturellement, puis passe à la suivante.

Une retraite n’est pas un retour à l’école : c’est le droit d’apprendre sans être évalué.

L’anglais du quartier n’est pas celui du départ

En 2016, on parlait français à la maison dans 60 % des foyers de l’arrondissement, anglais dans 26 % et une autre langue dans 14 %. Cette présence anglophone est un héritage direct de l’immigration irlandaise et ouvrière : Griffintown, dont le nom vient de Mary Griffin, qui en avait obtenu illégalement le bail du terrain en 1799, a d’abord été peuplé au début du dix-neuvième siècle par des travailleurs immigrants irlandais, qui ont œuvré sur le canal de Lachine, sur le pont Victoria, dans les chemins de fer et au port de Montréal. Little Burgundy, lui, est historiquement associé à la communauté noire anglophone de Montréal.

Griffintown reste le quartier le plus bilingue du secteur, avec 76,6 % de connaissance des deux langues officielles, et le français y est parlé à la maison par 48,1 % des résidents contre 31,4 % pour l’anglais. Beaucoup de résidents d’ici ont donc un anglais d’habitude, appris au travail, suffisant pour une transaction connue et vite dépassé ailleurs : celui d’un employé d’hôtel pressé ou d’une annonce d’embarquement. C’est cet écart que la conversation vient combler. L’espagnol, lui, ne s’attrape pas dans la ruelle : il se construit de zéro, sans vieille habitude à défaire.

La comparaison éclaire le contraste. Le Sud-Ouest est un arrondissement de 15,7 km², francophone à 60 %, issu de l’industrie du canal ; Westmount est une ville reconstituée de 4,02 km², anglophone à 69 % à la maison. Le Sud-Ouest borde le fleuve Saint-Laurent et compte sept stations de métro, alors que Côte-Saint-Luc est une enclave intérieure. À l’intérieur de l’arrondissement, les écarts sont nets : Griffintown est en reconstruction verticale récente et dominé par des tours de condos, Pointe-Saint-Charles porte une pression sur le logement social avec 2 000 ménages en attente, tandis que Ville-Émard et Côte-Saint-Paul, au sud du canal, sont moins touchés par les condos du bassin Peel.

Entre le marché Atwater et le parc Angrignon, une séance qui ne demande aucun déplacement

L’arrondissement compte sept stations de métro : Place-Saint-Henri, Lionel-Groulx, Charlevoix, Angrignon, Georges-Vanier, Monk et Jolicoeur, réparties sur les lignes verte et orange, Lionel-Groulx servant de correspondance entre les deux. Les autoroutes 10, 15 et 20 traversent ou bordent le territoire, les têtes des ponts Champlain et Victoria s’y trouvent, et l’autoroute Bonaventure, percée à travers Griffintown vers 1930, en forme la limite est. Des démolitions importantes ont eu lieu dans Griffintown dans les années 1960 pour cette autoroute et pour le stationnement.

Rien de tout cela n’entre en jeu quand le cours se donne chez vous. Pas de trottoir glacé en janvier, pas de place à trouver, pas de correspondance à attraper. La journée garde sa forme : le marché Atwater, la marche le long du canal rouvert à l’usage récréatif, le parc Angrignon, la Maison Saint-Gabriel qui date de 1698, le Musée des ondes Émile Berliner, le Bâtiment 7 de Pointe-Saint-Charles, les cafés de la rue Notre-Dame dans Saint-Henri. La séance d’anglais ou d’espagnol se glisse entre deux de ces choses.

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FAQ | La retraite, le voyage et la conversation dans Le Sud-Ouest

Je me débrouille un peu en anglais et pas du tout en espagnol. Par laquelle commencer ?

Par l’anglais dans la plupart des cas : il sert sur le plus grand nombre d’itinéraires et un petit fond existant se réactive vite à l’oral. L’espagnol s’ajoute ensuite, ou tout de suite si votre prochain départ est déjà fixé vers un pays hispanophone.

Je marche le canal de Lachine chaque matin et je ne veux pas perdre mes avant-midis. L’horaire est-il souple ?

Le cours est privé et se donne en ligne : l’horaire se discute avec vous, pas avec un groupe. Dites simplement, dans le formulaire, à quels moments de la journée vous ne voulez pas être dérangé.

Je n’ai rien étudié depuis très longtemps. Est-ce que c’est un obstacle ?

Non, parce qu’il n’y a rien à étudier dans le sens scolaire : pas de manuel à ouvrir, pas de règle à mémoriser, pas de dictée. Le professeur parle avec vous et ajuste la difficulté à ce que vous comprenez.

Je pars visiter de la famille et je voudrais préparer un examen d’anglais pour l’immigration. Le faites-vous ?

Non. L’école ne prépare aucun examen et ne délivre aucune attestation. Si votre besoin est un papier officiel, ce n’est pas le bon endroit ; si votre besoin est de tenir une conversation, c’est exactement ce qui se fait ici.

Je comprends quelques mots, mais je bloque dès qu’on me répond rapidement. On travaille quoi ?

C’est précisément le cœur du travail : la compréhension orale. Le professeur module son débit, répète, reformule, puis accélère à nouveau, jusqu’à ce qu’une réponse rapide ne vous fasse plus décrocher.

Le prochain départ se prépare par l’oreille

Depuis 2000, l’école fait une seule chose et la fait avec chaque étudiant : parler. Si votre projet tient à comprendre l’anglais ou l’espagnol qu’on vous répondra, et à vous faire comprendre sans chercher vos mots, la suite commence par un message.

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