Vous codez en anglais, vous lisez de la documentation en anglais, vous écrivez vos commentaires, vos tickets et vos messages en anglais. Puis arrive la mêlée quotidienne de 9 h 15, et vous préparez mentalement vos trois phrases depuis vingt minutes. C’est le paradoxe le plus répandu du secteur, et ce n’est pas un problème de niveau.
Un développeur québécois passe une grande partie de sa journée en anglais. Et pourtant, presque tout ce qu’il produit est écrit, asynchrone et corrigeable : un message peut être relu, un commentaire de revue peut être réécrit, une recherche se fait en silence.
L’oral n’offre aucune de ces protections. Il faut produire immédiatement, sans relecture, devant des gens qui attendent. C’est une compétence entièrement différente, et rien dans une journée de travail normale ne l’entraîne.
La bonne nouvelle, c’est que le vocabulaire est déjà là — massivement. Il n’y a rien à apprendre : il faut créer un chemin d’accès pour un lexique que vous possédez uniquement à l’écrit. Ce travail est rapide, et c’est pourquoi ce profil progresse vite. En 25 ans de cours privés, c’est l’un des rares métiers où l’essentiel du matériel est déjà en place avant même le début des séances.
Un détail compte pourtant beaucoup : la prononciation des termes techniques. Des mots lus mille fois et jamais entendus finissent prononcés à la française, avec l’accent tonique au mauvais endroit — et deviennent méconnaissables même pour un collègue qui connaît parfaitement le concept. Ce point se travaille avec vous, terme par terme, et il rejoint ce que décrit notre page sur L’accent en anglais.
Quinze minutes par jour, tous les jours : c’est la situation la plus fréquente et la plus stressante du métier. Le format paraît simple — ce que j’ai fait, ce que je fais, ce qui me bloque — et c’est justement ce qui piège. Comme il est répétitif, on finit par réciter une formule figée, sans jamais progresser. Et dès qu’un imprévu survient (quelqu’un pose une question, demande une précision, propose de l’aide), on décroche.
Nous travaillons donc deux choses distinctes. D’abord la fluidité du format lui-même, jusqu’à ce qu’il ne demande plus aucune préparation mentale. Ensuite, et surtout, ce qui vient après : répondre à une question de suivi, expliquer un blocage technique, demander de l’aide sans paraître dépassé, dire qu’une tâche prendra plus longtemps que prévu.
Ce dernier point est plus délicat qu’il n’y paraît : annoncer un retard dans une langue qu’on maîtrise à moitié se fait souvent trop abruptement, ou au contraire de façon si atténuée que personne ne comprend qu’il y a un problème. C’est un travail de registre, celui que prolonge notre page d’Anglais intermédiaire pour qui sort tout juste du plateau.
Forfait de 25 cours privés d’une heure : 799 $ CA au lieu de 1 199 $. Aucun paiement demandé au début des cours.
M’inscrire aux coursC’est la réalité de la majorité des équipes TI québécoises : des collègues à Bangalore, à Cracovie, à São Paulo, à Toronto, parfois tous dans le même appel. Beaucoup de développeurs en concluent que leur anglais est faible. C’est rarement le cas : leur oreille n’a jamais été exposée à ces variétés. Un anglais indien, polonais ou brésilien a son rythme, ses voyelles et son accentuation propres, et aucun cours standard n’y prépare.
C’est un entraînement d’habituation, pas d’apprentissage, et il donne des résultats rapides. Dites-nous d’où viennent vos collègues et nous ciblons ces variétés-là. Le vrai objectif est la compréhension orale : suivre quelqu’un qui parle à vitesse normale, sans sous-titres et sans le faire répéter.
S’ajoute la contrainte du canal : visioconférence, son compressé, léger décalage, gens qui parlent par-dessus. Nos séances se déroulant en ligne, vous vous entraînez exactement dans ces conditions — et une partie des séances se fait caméra fermée, comme les vraies réunions. C’est précisément ce que nous expliquons sur Le cours en ligne. Le contexte provincial rend l’exercice encore plus pertinent : 22 % des travailleurs québécois font du télétravail, et la proportion monte à 56 % dans les services professionnels, scientifiques et techniques.
Demander de l’information sur les coursLa revue de code à l’oral. Écrire « I’d suggest extracting this into a separate function » est facile. Le dire en direct, en défendant la suggestion avec quelqu’un qui n’est pas d’accord, l’est beaucoup moins. C’est un exercice de registre : critiquer du code sans que ce soit entendu comme une critique de la personne. La nuance fine relève de l’Anglais avancé.
L’estimation et le refus. Dire qu’une demande est irréaliste, qu’une dette technique doit être payée, qu’une fonctionnalité aura des conséquences. Un « no » transposé du français passe pour cassant; il existe des formulations graduées qui tiennent la position sans fermer la porte. Les mêmes réflexes servent aux équipes mixtes de développement et de conception : voyez l’Anglais pour ingénieurs.
L’entrevue technique. Une catégorie à part : il faut penser à voix haute tout en résolvant un problème, dans une langue seconde, sous observation. Beaucoup d’excellents développeurs échouent là pour des raisons qui n’ont rien à voir avec leurs compétences. Si vous en avez une à venir, elle devient le fil conducteur des séances, et la préparation du reste de l’échange se trouve sur Entrevue d’embauche.
L’enjeu n’est pas théorique. L’emploi en technologies de l’information a stagné au Québec entre 2022 et les huit premiers mois de 2025, avec une perte d’environ 1 % sur un total de 315 000 emplois, et l’emploi des jeunes du secteur a reculé de 18 % en trois ans. Quand les postes se raréfient, l’oral devient le départage.
L’industrie des technologies de l’information et des communications du Québec comptait 180 933 emplois et 9 819 entreprises avec employés en 2024, pour des exportations internationales de 13,13 G$. Depuis 2019, elle croît à un rythme annuel moyen de 5,74 %, contre 1,52 % pour l’ensemble de l’économie québécoise, et le Grand Montréal compte plus de 160 000 professionnels des technologies, dont plus de 100 000 développeurs de logiciels. Une industrie exportatrice qui grossit plus vite que le reste de l’économie est une industrie où l’on parle anglais tous les jours.
Le marché de l’emploi le confirme : 26 % des offres d’emploi au Québec exigeaient le bilinguisme ou une préférence pour des candidats bilingues, soit 6,5 fois la moyenne canadienne, et le Québec concentrait 63 % de tous les emplois bilingues du Canada.
Nous faisons de la conversation, et seulement cela : nous ne donnons ni cours d’écriture, ni leçons de grammaire, ni préparation d’examen. Vous êtes seul avec un professeur, tout le temps de parole est le vôtre, et les mises en situation partent de vos tickets et de vos réunions réelles. Rien ne se passe en salle : aucun déplacement, aucun stationnement, aucun hiver, alors qu’il tombe en moyenne environ 250 cm de neige par année sur la province. Hors des grandes régions métropolitaines, le taux de bilinguisme du Québec n’était que de 30,4 % en 2021 : un cours en ligne est souvent la seule offre sérieuse à portée.
L’école enseigne depuis 2000 et a formé plus de 8 000 étudiants. Indiquez votre rôle, votre pile technologique et l’origine de vos collègues : nous bâtissons les séances là-dessus.
Demander de l’information sur les coursPour aller plus loin : Cours de langues à Québec · Voir toutes les pages de la section « Cours par métier » · Plan du site
Parce que tout ce que vous produisez est écrit, asynchrone et corrigeable. L’oral n’offre aucune de ces protections, et rien dans une journée normale ne l’entraîne.
Non, il est déjà là. Il faut créer un chemin d’accès pour un lexique que vous possédez à l’écrit, et corriger la prononciation de termes lus mille fois mais jamais entendus.
En travaillant surtout ce qui vient après le format figé : répondre à une question de suivi, expliquer un blocage, annoncer un retard sans être ni trop abrupt ni si atténué que personne ne comprend qu’il y a un problème.
Rarement. Votre oreille n’a jamais été exposée à l’anglais indien, polonais ou brésilien. C’est un entraînement d’habituation qui donne des résultats rapides.
Oui. C’est une catégorie à part : penser à voix haute en résolvant un problème, en langue seconde et sous observation. Si vous en avez une à venir, elle devient le fil conducteur des séances.
Dites-nous votre rôle, votre pile technologique et d’où viennent vos collègues. Nous vous répondons avec un plan de séances calqué sur vos mêlées et vos revues de code.
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