L’anglais d’abord, l’espagnol ensuite : voilà ce que viennent travailler ici les gens dont le permis d’exercice dépend d’un ordre professionnel. Ahuntsic-Cartierville, né le 1er janvier 2002 de la réunion du village d’Ahuntsic, annexé en 1910, et de la ville de Cartierville, annexée en 1916, compte 135 336 résidents sur 24,2 km² bordés au nord par la rivière des Prairies, et non par le fleuve. L’Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, l’Hôpital Fleury, le CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal, le Collège Ahuntsic et le Collège de Bois-de-Boulogne y font travailler du monde dont la journée dépend d’une chose : réussir à se faire comprendre, très souvent en anglais.
Dans le district de Bordeaux-Cartierville, 52 % des résidents sont immigrants et 76 % des familles sont des familles immigrantes ; dans Saint-Sulpice, la part d’immigrants atteint 62 %. Les pays de naissance les plus fréquents sont le Maroc, la Syrie et le Liban. À l’échelle de l’arrondissement, 18 % de la population a 65 ans ou plus, contre 15 % pour l’ensemble de Montréal. Une infirmière, une pharmacienne ou une travailleuse sociale du secteur croise donc, dans la même journée, une personne âgée qui parle lentement et une personne arrivée depuis peu avec qui l’échange se fait en anglais, parfois en espagnol, parce que c’est la seule langue commune disponible sur le moment.
Ce qui se joue là n’est pas le vocabulaire technique. C’est l’oreille : saisir une phrase mal construite, deviner ce qui manque, reformuler sans humilier, vérifier avant d’agir. Cette école enseigne exactement cela — la compréhension orale et la prise de parole, en anglais comme en espagnol, avec un professeur privé, en ligne — et rien d’autre. Elle enseigne depuis 2000 et a formé plus de 8 000 étudiants : 25 ans consacrés à la conversation. D’autres langues figurent au programme, sans qu’il soit utile de les détailler ici : ce sont ces deux-là qu’on réclame.
Il faut le dire avant le reste, parce qu’un professionnel réglementé a souvent une échéance administrative en tête. Cette école ne prépare aucun examen. Elle n’enseigne ni la rédaction d’un rapport, ni la lecture d’un règlement, ni la grammaire, ni l’orthographe. Si votre besoin est une attestation, ce n’est pas ici.
Si votre besoin est de parler anglais — au chevet, au comptoir d’une pharmacie, en réunion d’équipe, au téléphone avec la famille d’un patient —, c’est précisément le créneau, et l’espagnol se travaille de la même manière pour une clientèle hispanophone. Les séances sont des conversations, pas des leçons ; le professeur est avec vous et corrige au moment où l’hésitation se produit.
Indiquer les situations qui vous font hésiterIngénieurs, comptables, avocates, architectes : dès qu’un dossier sort du Québec, la conversation passe à l’anglais et le débit change. Un appel bref pour confirmer une tolérance, un chiffre, une clause, avec quelqu’un qui parle vite. Le même échange par courriel serait facile ; au téléphone, il n’y a ni visage, ni temps de réflexion, ni dictionnaire ouvert.
Ici, la langue de la maison est le français pour 65 % des résidents, l’anglais pour 10 %, une autre langue pour 25 %. La langue maternelle raconte autre chose : français 54 %, anglais 5 %, autres langues 41 %. L’écart indique un transfert vers le français à l’intérieur des ménages, et aussi que beaucoup de professionnels d’ici exercent dans une langue qui n’est pas celle de leur enfance. L’anglais au téléphone est alors l’exercice le plus exigeant ; c’est celui qu’on répète en séance, tout comme l’espagnol pour ceux dont la pratique s’étend à une clientèle latino-américaine.
L’arrondissement est un couloir de transit nord-sud très chargé. Trois stations de la ligne orange le desservent — Henri-Bourassa, Sauvé et Crémazie —, Henri-Bourassa servant de point de rabattement des autobus venus de Laval. Deux lignes de train de banlieue y ont des gares : Bois-de-Boulogne et Chabanel sur la ligne Saint-Jérôme, Ahuntsic et Sauvé sur la ligne Mascouche. Trois ponts franchissent la rivière des Prairies vers Laval : Papineau-Leblanc, Lachapelle et Viau. L’autoroute 15, dite Laurentienne, l’autoroute 40, dite Métropolitaine, l’autoroute 19 et la route 117 traversent ou bordent le territoire. Un déplacement en métro entre le centre de Montréal et Ahuntsic-Cartierville prend environ 11 minutes.
Tout cela fonctionne, et tout cela impose un horaire. Un quart de soir à l’hôpital, une garde, une réunion qui déborde, et le cours d’anglais du mardi tombe. Une séance en ligne n’a pas de trajet, donc pas de marge à perdre : vous la prenez de la maison, dans Sault-au-Récollet, à Nouveau-Bordeaux, à Saraguay, à Cartierville ou à Ahuntsic.
Demander comment les séances s’ajustent à un horaire variableLe Collège Ahuntsic, cégep public francophone fondé en 1967, se trouve au 9155, rue Saint-Hubert ; le Collège de Bois-de-Boulogne est le second cégep de l’arrondissement, et des options en anglais sont offertes par la commission scolaire English-Montreal. Une partie des professionnels qui exercent ici y ont fait leur technique. À quelques rues, le District Central, dans le secteur Chabanel, est le 4e pôle d’emploi de Montréal : plus de 25 000 travailleurs, 2 170 entreprises, dont 676 dans la mode et le textile. Le Marché Central, lui, est la principale porte d’entrée de tous les fruits et légumes consommés au Québec.
Les vocabulaires de ces milieux n’ont rien en commun, et c’est pour cette raison que le cours n’est pas un programme. Le professeur privé part de vos situations : votre clientèle, vos appels, vos réunions, vos mots à vous, en anglais ou en espagnol selon ce que votre pratique exige. Sur la Promenade Fleury, l’artère commerciale principale de l’arrondissement, comme sur le boulevard Gouin Ouest près du pont Lachapelle, on trouve des gens qui exercent une profession encadrée et qui ont le même problème très concret : comprendre sans faire répéter.
Oui. Comme il s’agit d’un professeur privé et non d’un groupe, le moment de la séance se fixe avec vous plutôt qu’avec un calendrier de session. C’est en ligne, donc un quart de soir ou un déplacement vers l’Hôpital du Sacré-Coeur ne fait pas tomber la rencontre : il la déplace.
Non, et il vaut mieux le savoir tout de suite. L’école ne prépare aucun examen, ne fait ni grammaire, ni écriture, ni lecture. Elle entraîne la compréhension orale et la prise de parole, en anglais comme en espagnol. Beaucoup de gens mènent ces démarches en parallèle, ailleurs pour l’attestation et ici pour parler, mais elles restent distinctes.
C’est exactement le créneau. Un écart entre l’écrit et l’oral est la situation la plus courante chez les professionnels qui s’adressent à l’école. On travaille le débit réel, les phrases interrompues, les accents, la reformulation — pas le texte.
Non, mais il faut commencer par celle des deux qui revient le plus souvent dans votre pratique : l’anglais pour la plupart des professions encadrées, l’espagnol quand la clientèle le demande. Précisez-le dans votre demande et la discussion partira de là.
Là où vous êtes. Il n’y a ni test de classement noté, ni niveau à annoncer : la conversation initiale sert à voir ce qui sort encore et ce qui s’est endormi. L’école enseigne depuis 2000 et a vu passer plus de 8 000 étudiants, dont beaucoup revenaient après de longues années sans parler.
Entre la Promenade Fleury et le boulevard Laurentien, entre un quart au Sacré-Coeur et un appel à un confrère de l’autre bout du pays, la compétence n’est pas en cause. Ce qui se travaille, c’est la vitesse à laquelle vous comprenez l’anglais et la facilité avec laquelle vous y répondez — ou en espagnol, si c’est votre clientèle.
Transmettre votre demande