À L’Assomption, l’anglais parlé est la demande numéro un des cégépiens et des jeunes travailleurs, et l’espagnol arrive juste derrière, souvent pour un voyage ou un stage à l’étranger. Le Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption accueille 1 750 étudiants et le Collège de l’Assomption, fondé en 1832, environ 1 350 élèves encadrés par 50 enseignants — dans une ville dont 93,7 % des résidents ont le français comme langue maternelle et 1,1 % l’anglais, l’un des taux les plus bas de la couronne montréalaise. On peut donc y terminer des études complètes sans avoir jamais tenu une conversation en anglais hors de la salle de classe.
L’Assomption est le chef-lieu de la MRC de L’Assomption, qui regroupe 128 087 habitants. La ville elle-même en comptait 23 442 au recensement de 2021, contre 22 429 en 2016, une hausse de 4,5 %. Elle est le centre administratif d’un territoire où Repentigny, avec ses 86 100 habitants, est de loin la municipalité la plus peuplée — devant L’Épiphanie, 8 883, Charlemagne, 6 302, et Saint-Sulpice, 3 360.
Le noyau ancien s’est développé entre 1640 et 1700 à l’intérieur d’un méandre de la rivière L’Assomption : c’est la forme même du Vieux-L’Assomption. Elle traverse Joliette, L’Assomption et Repentigny, et sert au canot comme au patin sur glace en hiver.
Dans ce décor, un cégépien ou un jeune travailleur a tout ce qu’il faut pour vivre, étudier et s’amuser en français. Ni l’anglais ni l’espagnol ne circulent dans la rue Sainte-Anne : ils restent des matières au bulletin. C’est justement le problème quand arrive le moment de parler autrement. Le vocabulaire est là, les règles sont apprises, les notes sont bonnes — et la bouche reste fermée, parce qu’elle n’a jamais servi à ça.
La devise de L’Assomption est Nil magnum sine labore — rien de grand sans travail. Difficile de trouver une formule plus juste pour décrire ce qui se passe en séance de conversation. Parler anglais n’est pas un savoir qu’on acquiert : c’est un geste qu’on répète jusqu’à ce qu’il devienne naturel, et il en va exactement de même pour l’espagnol.
Voilà pourquoi l’école ne fait que cela. Pas d’écriture. Pas de lecture. Pas de grammaire. Aucune préparation d’examen, ni épreuve uniforme, ni test de classement. Ce choix en écarte une partie du public, et c’est assumé : qui cherche à faire corriger une dissertation sera mieux servi ailleurs. Qui veut se faire comprendre à l’oral frappe à la bonne porte. Dans cette seule discipline, l’école enseigne depuis 2000 et a formé plus de 8 000 étudiants.
Pendant la séance, un professeur privé travaille avec vous, à votre rythme, sur la compréhension orale et la prise de parole. Il entend vos hésitations, il les reprend, il relance. Personne d’autre n’occupe le temps de parole. L’anglais mène le programme, l’espagnol s’y ajoute quand vous le voulez, et d’autres langues restent possibles si le besoin se présente.
Le Collège de l’Assomption a formé Wilfrid Laurier (1841-1919), premier ministre du Canada de 1896 à 1911, puis Pierre Laporte, Camille Laurin, Guy Rocher, Albert Millaire et Anne-Marie Cadieux. Son campus, avec sa chapelle et ses bâtiments documentés dès 1908, est un immeuble patrimonial cité depuis 2012. Le Cégep régional de Lanaudière, institué en 1998, réunit trois collèges constituants : Joliette, avec environ 2 450 étudiants, Terrebonne, avec 1 886, et L’Assomption, avec 1 750.
Tous ces parcours finissent au même endroit : une pièce, un recruteur, des questions auxquelles il faut répondre sans délai — et, dès que l’employeur a des clients hors du Québec, une partie de l’entrevue en anglais. Un relevé de notes ne parle pas à votre place. Le premier emploi, le stage, l’entrevue de sélection pour un programme universitaire se décident sur cette capacité précise à formuler une réponse en temps réel.
C’est exactement ce qu’une séance individuelle entraîne : écouter une question posée vite en anglais, comprendre du premier coup, répondre sans passer par une traduction mentale, demander une reformulation sans paniquer. Rien de plus, rien de moins.
L’usine Electrolux a fermé en 2010 et 1 300 emplois sont partis à Memphis, au Tennessee. C’est le fait économique le plus lourd de l’histoire récente de la ville. On peut en tirer beaucoup de conclusions ; en voici une qui concerne un jeune adulte d’ici : les décisions qui touchent son emploi se prennent souvent en anglais, ailleurs. Et quand une chaîne de production descend plus au sud, l’espagnol entre dans l’équation du même coup.
Le reste de l’économie locale repose fortement sur l’agriculture, et les employeurs les plus visibles sont culturels ou institutionnels : la Corporation Hector-Charland, qui exploite le Théâtre Hector-Charland au 225, boulevard de L’Ange-Gardien, ainsi que le Théâtre Alphonse-Desjardins ; Archives Lanaudière, sur le même boulevard ; la Sinfonia de Lanaudière, rue Saint-Jacques. Rester, partir, revenir : dans chacun de ces scénarios, l’anglais parlé est l’outil qui ouvre ou ferme des portes, et l’espagnol élargit la carte.
Se déplacer n’aide pas. L’autoroute 40 et les routes 339, 341, 343 et 344 desservent la ville, et la ligne de train de banlieue Mascouche dessert la MRC notamment par la gare de Repentigny. Mais le service direct vers le centre-ville a cessé le 11 mai 2020 avec la fermeture du tunnel du Mont-Royal, et depuis le 12 janvier 2026 le terminus est la gare Côte-de-Liesse. Un cours d’anglais du soir à Montréal se compte en heures aller-retour. Une séance en ligne se compte en minutes de préparation.
Par une conversation en anglais, dès le départ, aussi maladroite soit-elle. Le professeur ajuste le débit et le sujet à ce que vous sortez vraiment, pas à votre niveau sur papier. L’écart entre ce qu’un cégépien sait et ce qu’il ose dire est la chose la plus fréquente que nous voyons.
Oui, et c’est le cœur du travail. On s’exerce sur le type d’échange qui vous attend : se présenter, expliquer un parcours, dire qu’on n’a pas compris. Nous ne promettons aucun résultat, nous donnons du temps de parole encadré.
De la même manière : en parlant, avec un professeur privé qui vous écoute et vous relance. L’espagnol est la langue qu’on nous demande le plus après l’anglais, et rien n’empêche d’alterner selon ce qui approche dans votre calendrier.
Non, et il vaut mieux le savoir avant de nous écrire. Nous ne faisons ni écriture, ni lecture, ni grammaire, ni préparation d’examen. Pour ces besoins-là, le centre d’aide de votre établissement ou un tuteur spécialisé sera plus utile.
Souvent plus qu’à quiconque, parce que la base est solide et qu’il ne manque que l’usage. De bonnes notes mesurent la connaissance du système ; elles ne mesurent pas la vitesse de réaction dans un échange imprévu. C’est cette vitesse que les séances font monter.
Entre la Grande marche du 17 octobre 2026, les Journées de la culture et une saison au Lanaudière-Olympique, la semaine d’un jeune adulte de L’Assomption est déjà pleine. La séance de conversation s’y glisse sans trajet, en anglais d’abord, en espagnol si c’est ce qui vous attend. Dites-nous où vous en êtes dans vos études ou votre recherche d’emploi.
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