À Mascouche, nos cours d’anglais mènent la demande et nos cours d’espagnol suivent juste derrière : l’anglais pour le milieu de travail, l’espagnol pour le reste de la vie. Quand on vient de s’installer dans cette ville de la MRC Les Moulins, en Lanaudière, à environ 20 km au nord-est de Montréal, le français de tous les jours avance tout seul, et c’est l’anglais du bureau qui reste bloqué. Au recensement de 2021, 92,1 % des résidents de Mascouche avaient le français comme langue maternelle et seulement 2,47 % l’anglais : la montée Masson et la bibliothèque Bernard-Patenaude font le travail pour une langue, pas pour l’autre.
Mascouche n’est pas un arrondissement de Montréal. C’est une ville de 107 km² en Lanaudière, mitoyenne de Terrebonne, qui comptait 51 183 habitants au recensement de 2021 et dont la population était estimée à environ 56 173 personnes en 2024. Sa croissance a atteint 9,6 % entre 2016 et 2021 et 62,7 % de ses résidents ont moins de 45 ans : une ville jeune, qui grossit, où les nouveaux visages ne surprennent plus personne.
Pour qui arrive de l’étranger, c’est généreux : les langues maternelles autres que le français et l’anglais ne comptent que pour 3,96 % de la population, et vous entendez du français à la caisse, au parc du Grand-Coteau, aux Festivités colorées de l’automne municipal. Vous n’entendrez pas d’espagnol par hasard dans une file d’attente mascouchoise, et vous n’entendrez pas davantage d’anglais spontané. Cette homogénéité fait le travail à votre place pour une seule langue.
Le piège est l’envers exact de cette chance. Si vous travaillez déjà en français, aucune heure de votre semaine ne vous met en situation de parler anglais. Vous comprenez peut-être très bien, et pourtant la phrase ne sort pas quand il faut répondre tout de suite. Ce n’est pas un trou de vocabulaire, c’est un manque d’occasions.
La gare de Mascouche, ouverte le 1er décembre 2014, est le terminus nord-est de la ligne de train de banlieue qui porte le nom de la ville. Le projet annonçait 11 000 passagers par jour rejoignant le centre-ville en 65 minutes, avec 13 gares dont 10 neuves ; à l’origine, le trajet prenait 61 minutes.
Le service direct a cessé le 11 mai 2020, quand le tunnel du Mont-Royal a fermé pour les travaux du REM. Depuis le 12 janvier 2026, le terminus ouest est la gare Côte-de-Liesse, conçue pour la correspondance avec le REM, qui remplace Ahuntsic ; la ligne orange du métro reste joignable à la station Sauvé. L’achalandage de 2025 s’est établi à 1 613 passagers par jour et 421 229 par année, très loin des 11 000 quotidiens annoncés.
Traduction concrète pour un résident de l’avenue de la Gare : suivre un cours d’anglais du soir en salle à Montréal suppose une correspondance, un retour tardif et un hiver à espérer que tout tienne. En ligne, vous ouvrez l’appel chez vous et la séance commence.
L’aéroport Montréal/Mascouche a été fermé le 15 novembre 2016 par la Ville, après 39 ans d’exploitation, pour laisser place à un parc industriel et commercial. Il était décrit comme le plus grand aéroport régional du Québec et abritait des écoles de pilotage : l’Académie de l’Aviation Bruel, Cargair Ltée, Mascair, A.L.M. Par Avion. Le site est devenu CentrOparc, quartier d’affaires axé sur le développement orienté vers le transport collectif — d’où l’ancien boulevard Industriel rebaptisé avenue de la Gare.
Cette reconversion change la nature du travail local. On ne parle plus à des pilotes sur une piste : on parle à des clients, à des fournisseurs, à un siège social qui n’est pas à Mascouche. L’anglais devient alors un outil de travail et non une matière scolaire, et l’espagnol suit la même logique dès qu’un fournisseur se trouve plus au sud. La Ville elle-même recrute, en affichant ses postes par un partenariat avec Jobillico.
Ce que nous entraînons est donc précis : entendre vite une question posée en anglais, répondre sans traduire dans sa tête, redemander une précision sans perdre la face. L’école enseigne depuis 2000 et a formé plus de 8 000 étudiants.
L’ordre n’est pas une préférence de notre part, c’est celui de la demande : au Québec, l’anglais passe devant tout le reste, et l’espagnol arrive ensuite, pour les voyages, la famille élargie, la musique, un projet de retraite au soleil. D’autres langues sont possibles et nous en enseignons, mais ce sont l’anglais et l’espagnol qui remplissent les carnets, à Mascouche comme ailleurs dans Les Moulins.
Il faut être net sur la suite, parce que bien des personnes nouvellement arrivées cherchent autre chose. Nous ne donnons pas de cours d’écriture. Pas de lecture. Pas de grammaire. Aucune préparation d’examen. Si vous avez besoin d’une attestation, une autre école vous servira mieux, et nous vous le dirons.
Ce que nous faisons, c’est de la conversation. Un professeur privé est avec vous pendant toute la séance : il vous écoute chercher vos mots, il relance, il reprend ce qui s’est mal dit. Pour qui a accumulé des règles d’anglais sans jamais les prononcer, c’est le chaînon manquant.
L’autoroute 25 traverse le centre de la ville, l’autoroute 640 la longe au sud, et les deux se rejoignent juste au sud du centre. Le chemin des Anglais s’atteint par la sortie 38 de la 640 ; le chemin Sainte-Marie et le chemin Saint-Pierre quadrillent le reste. C’est une géographie d’automobiliste, où chaque déplacement impose un détour.
En ligne, la séance tient dans le créneau que vous choisissez, et il reste du temps pour ce qui vous a fait choisir Mascouche : le parc du Grand-Coteau, aménagé en 1999 et agrandi en 2016, dont l’étang et le parc urbain ont une superficie comparable à celle du parc du Mont-Royal, ou le Parc métropolitain du Domaine-Seigneurial-de-Mascouche, créé en 2021. Il reste aussi du temps pour le vrai terrain d’entraînement d’un arrivant : le festival Octenbulle, qui a pris la suite de l’Oktoberfest tenue de 2006 à 2010, la Classique Émilie-Mondor, le Festival des arts tenu depuis 1989, les heures du conte de la bibliothèque Bernard-Patenaude.
C’est le profil même pour lequel ces séances existent. Vous n’avez pas à apprendre l’anglais : vous avez à le pratiquer avec quelqu’un qui vous laisse hésiter sans vous couper, sur des échanges du même type que vos appels.
Non, mais il vaut mieux savoir lequel presse. La plupart des gens d’ici commencent par l’anglais, parce que c’est lui qui débloque un emploi dans la couronne nord, puis ajoutent l’espagnol quand la première langue tient debout. Dites-nous votre ordre de priorité dans la demande.
Vous perdez surtout une correspondance. Depuis l’arrêt du service direct le 11 mai 2020, rejoindre le centre-ville depuis le terminus demande un transfert, et l’achalandage de 2025, 1 613 passagers par jour, montre à quel point ce trajet s’est vidé. En séance individuelle, le temps de parole vous revient entièrement.
Elles conviennent à qui est prêt à parler du début à la fin. Un adolescent qui accumule du vocabulaire anglais en classe sans jamais le prononcer en tire beaucoup ; un élève qui cherche de l’aide pour ses travaux écrits, non, puisque nous n’en faisons pas. Indiquez l’âge et le besoin dans votre demande.
Pour la conversation, oui. L’établissement collégial le plus proche est le Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne, et un déplacement vers un campus reste un déplacement. Un professeur joint par appel ne dépend ni d’un calendrier de session ni d’un stationnement.
Entre l’autoroute 25, la montée Masson et une gare dont le service direct appartient au passé, la dernière chose dont vous avez besoin est un déplacement de plus. Décrivez-nous où la parole se bloque : au téléphone en anglais, en réunion, devant une conversation improvisée. Et dites-nous si l’espagnol doit suivre.
Parler de votre situation à l’école