À Sainte-Julie, un contrat hors Québec se perd rarement à l’écrit : il se perd dans un appel en anglais, ou dans une réunion où l’acheteur bascule en espagnol. L’école enseigne ces deux langues en priorité, en ligne et en privé, aux propriétaires et aux gestionnaires de PME d’ici qui vendent ailleurs. La ville compte 30 045 habitants, elle est bâtie sur le versant nord du mont Saint-Bruno, sans aucun front sur le fleuve Saint-Laurent et sans parc industriel comparable à celui de ses voisines : les 953 places du stationnement incitatif du terminus disent le reste, le travail se trouve ailleurs.
L’économie de Sainte-Julie a longtemps été rurale, centrée sur la production laitière. La culture du ginseng y a été autorisée pour la première fois en 2015. Aujourd’hui, le territoire compte un club de golf, La Vallée du Richelieu, des projets résidentiels comme Le Sanctuaire de la Vallée du Richelieu et Les Villas du Golf — environ 800 unités prévues — et l’Electrium d’Hydro-Québec, au 2001 rue Michael-Faraday, qui est un centre d’interprétation de l’électricité, pas un employeur de masse.
Cette absence est un fait, pas un reproche. La croissance de la ville a suivi la construction des autoroutes dans les années 1960 : 1 251 habitants en 1851, 2 500 en 1971, 14 000 en 1981. Sainte-Julie a été conçue comme un lieu de résidence pour des gens qui gagnent leur vie à l’extérieur. Quand ces gens-là dirigent eux-mêmes une entreprise, la logique se prolonge : le client aussi est à l’extérieur, et parfois très loin — ce qui veut dire, dans les faits, un client qui parle anglais ou espagnol.
Dire si c’est l’anglais ou l’espagnol qui vous bloqueUn devis, on le prépare. On le relit, on le fait corriger, on le fait traduire au besoin. Personne ne perd un marché à l’écrit quand il a le temps et un dictionnaire. Ce qui coûte des contrats, c’est la part parlée du travail : l’appel où l’acheteur demande pourquoi la livraison a changé, la visioconférence où il faut défendre sa proposition de vive voix, la question imprévue en fin de réunion à laquelle on répond « I will send you an email ».
Ce réflexe — renvoyer à l’écrit ce qui devait se dire — est le symptôme que nous traitons, en anglais comme en espagnol. Le niveau de langue n’y est pour rien. Beaucoup de gestionnaires de Sainte-Julie ont fait de longues années d’anglais, obtenu de bonnes notes, et n’ont presque jamais eu à soutenir un échange réel. Ceux qui vendent vers des marchés hispanophones découvrent le même mur, en espagnol, avec quelques années de retard. L’oreille et la bouche n’ont pas été entraînées, c’est tout.
Nos séances sont donc uniquement des échanges parlés, menés par un professeur privé qui avance à vos côtés. Pas de théorie, pas de cahier. On vous fait parler anglais de ce que vous vendez, de ce qui a mal tourné la semaine dernière, de l’objection que vous entendez le plus souvent — et on fait la même chose en espagnol si c’est là que se trouve votre marché. D’autres langues sont possibles, sans que nous les détaillions ici. On recommence jusqu’à ce que la réponse sorte sans passer par le clavier.
Nous écrire ce que vous perdez faute de parlerL’école est en activité depuis 2000 et a accompagné plus de 8 000 étudiants. En 25 ans, elle n’a jamais ajouté le moindre cours d’écriture, de lecture ou de grammaire, et elle ne prépare aucun examen, ni en anglais ni en espagnol. Ce n’est pas un oubli : c’est la décision qui structure tout le reste. Chaque chose ajoutée à l’écrit est retirée à la parole, et c’est la parole qui manque à un exportateur.
La conséquence est facile à mesurer. Un étudiant qui vient chez nous ne repart pas avec une attestation à encadrer. Il repart capable de tenir un appel. Si ce qu’il vous faut est un certificat pour un dossier administratif, dites-le-nous tout de suite : une autre école vous servira mieux.
Au recensement de 2021, 27 055 Julievilloises et Julievillois déclaraient le français comme langue maternelle, soit 91,8 %, en baisse de 4,0 % depuis 2016. L’anglais : 540 personnes, 1,8 %, en hausse de 14,9 %. Les autres langues maternelles : 1 305 personnes, 4,4 %, en hausse de 43,4 % — le mouvement démographique le plus net de la ville. La catégorie français et anglais, elle, bondit de 71,4 %.
Autrement dit, le milieu dans lequel vous travaillez se diversifie plus vite que le reste de la Montérégie, mais le français reste largement dominant au quotidien. Entre le chemin du Fer-à-Cheval, la rue Principale et le Vieux-Village, l’occasion de parler anglais ne se présente pas d’elle-même, et celle de parler espagnol encore moins. Un propriétaire de PME ne peut pas compter sur son environnement pour s’entretenir : il doit provoquer la pratique.
Et il doit la provoquer dans un horaire qui n’est pas celui d’un salarié. Le territoire n’a aucune station de métro, aucune gare de train de banlieue, aucune station du REM : le terminus Sainte-Julie, inauguré le 7 novembre 2016 à l’angle nord-est de l’autoroute 20 et du chemin du Fer-à-Cheval, avec ses six quais d’autobus abrités, est la porte de sortie. Ajouter un déplacement vers un cours d’anglais en classe, par l’autoroute 30 ou par le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine en réfection jusqu’à la fin de 2026, n’a aucun sens. Nos séances se tiennent en ligne, de votre bureau ou de votre cuisine.
Faire connaître vos disponibilités de gestionnaireIls changent ce qui se joue à l’oral : la relance téléphonique, la réunion en ligne, la négociation qui se décide sur place. Nous ne promettons aucun résultat commercial, mais nous travaillons exactement l’endroit où l’anglais vous coûte quelque chose.
C’est fréquent. Comme tout se passe en ligne, une séance peut s’insérer entre un rendez-vous et le suivant, depuis un portable ou une salle fermée. Chaque personne a son propre professeur et son propre horaire.
Oui, et c’est le profil le plus courant chez nous. Le travail consiste à vous remettre en situation de parler, souvent, dans un cadre où l’erreur ne coûte rien, jusqu’à ce que le silence cesse d’être votre réflexe.
De la même façon exactement : en privé, en ligne, et uniquement en parlant. L’anglais reste notre demande principale, l’espagnol vient juste derrière, et le reste du catalogue existe sans que nous le mettions en avant. Le contenu des échanges vient de vous : vos produits, vos marchés, vos objections habituelles. Il n’existe chez nous aucun programme sectoriel tout fait, et c’est délibéré.
Non, rien à déplacer. Le Centre de formation professionnelle des Patriotes et l’école secondaire du Grand-Coteau sont les établissements du territoire ; nous n’avons de lien avec ni l’un ni l’autre. Nos séances arrivent chez vous par Internet.
Sainte-Julie a été nommée ville la plus heureuse du Québec en 2008, 2009, 2011 et 2014. On y vit bien et on y vend loin. Dites-nous si vos appels difficiles se tiennent en anglais, en espagnol, ou dans les deux.
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