En 2021, 37 % de tous les travailleurs étrangers temporaires du secteur agricole québécois se trouvaient en Montérégie. C’est la proportion la plus élevée de toutes les régions, loin devant Lanaudière et les Laurentides, à 12 % chacune. Nulle part ailleurs au Québec l’espagnol n’a un ancrage local aussi documenté.
Si vous dirigez une ferme d’ici, ou si vous y êtes contremaître, l’espagnol n’est pas un passe-temps : c’est la langue dans laquelle une consigne doit passer du premier coup. Nos cours d’espagnol se tiennent par visioconférence, sans jamais plus d’un étudiant à l’écran.
Les chiffres québécois de 2021 disent d’où venaient ces travailleurs : le Guatemala pour 9 972 d’entre eux, soit 55 %, et le Mexique pour 6 147, soit 34 %. Deux pays de langue espagnole, à eux seuls près de neuf travailleurs sur dix. À l’échelle canadienne, les proportions de 2024 plaçaient le Mexique à 43 % et le Guatemala à 26 %.
Une précision d’honnêteté avant d’aller plus loin : la donnée vérifiée porte sur la part régionale, pas sur un nombre de personnes présentes en Montérégie. Nous ne vous en inventerons pas un.
Ces équipes arrivent généralement entre avril et septembre. Cela dessine une fenêtre d’apprentissage très concrète : l’automne et l’hiver, quand la saison est retombée, sont le moment où un producteur a enfin une heure à lui. Plusieurs de nos étudiants commencent précisément là, pour être prêts à la prochaine arrivée.
Ce qu’ils viennent chercher n’est jamais la conversation de salon. C’est expliquer une tâche, corriger un geste sans froisser, comprendre une inquiétude formulée à demi-mot, et se faire répondre autrement que par un signe de tête.
Dites-nous combien de personnes composent votre équipe et quelles tâches vous devez pouvoir expliquer. Nous partons de là.
Demander de l’information sur les coursLa région compte 5 625 exploitations agricoles et une superficie agricole de 771 000 hectares, dont 81 % de la zone est exploitée, selon les estimations de 2023. Ses recettes en provenance du marché atteignaient 3 273 millions de dollars, le montant le plus élevé parmi toutes les régions du Québec.
Le paradoxe est là : le secteur primaire ne représente que 1,8 % de l’emploi régional, mais c’est lui qui produit la première facture agricole de la province. Peu de monde, beaucoup de volume — autrement dit, des équipes saisonnières sur lesquelles tout repose pendant quelques mois.
La géographie le confirme. Le territoire de Saint-Jean-sur-Richelieu est constitué aux trois quarts d’une zone agricole, et la ville place l’agroalimentaire au premier de ses quatre créneaux économiques. Des MRC comme Les Jardins-de-Napierville, Le Haut-Saint-Laurent, Rouville, Acton et Les Maskoutains sont agricoles de bout en bout.
Nous enseignons dans toute la région sans distinction, puisque le cours passe par un écran. Entre une serre de Napierville et une terre de Pierre-De Saurel, la distance ne change rien à l’horaire.
Ce que nous travaillons se décide avec vous, séance par séance. En pratique, cela tourne autour de quelques familles : les consignes et leur reformulation quand elles n’ont pas été comprises ; la sécurité, qui n’admet pas l’approximation ; les horaires et les rotations ; l’équipement et les gestes à montrer ; et la conversation ordinaire du matin, qui fait plus pour la confiance d’une équipe que n’importe quelle directive.
Nos professeurs d’espagnol viennent d’Espagne ou d’un pays d’Amérique latine, où ils ont grandi. Vous entendrez donc l’espagnol tel qu’il se parle, à vitesse normale, avec l’accent de quelqu’un pour qui c’est la langue de tous les jours — ce qui est précisément la difficulté que vous rencontrez au champ.
Le besoin ne s’arrête pas à l’exploitation. Le Centre de recherche et de développement de Saint-Jean-sur-Richelieu d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, ouvert en 1912, est l’un des vingt centres du réseau fédéral ; spécialisé en protection des cultures horticoles, avec une approche de biovigilance et d’agriculture de précision, il compte trois sites rattachés : les fermes expérimentales de L’Acadie et de Sainte-Clotilde et le site de Frelighsburg. Les agronomes qui visitent les producteurs tiennent les mêmes conversations.
Même chose à l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec, dont le campus de Saint-Hyacinthe, au 3230 de la rue Sicotte, enseigne l’agriculture, l’agroalimentaire, la production horticole, le domaine équin et l’aménagement paysager. Un diplômé qui dirigera une équipe saisonnière a intérêt à arriver en parlant.
Automne et hiver sont nos périodes les plus calmes, donc les plus souples pour un horaire de producteur. Écrivez-nous hors saison.
Demander de l’information sur les coursPour un francophone, l’espagnol écrit se devine souvent. On reconnaît les racines, on attrape le sens d’une phrase, on croit donc avoir une base. Puis la conversation arrive à sa vitesse réelle, et tout s’effondre. Ce contraste décourage beaucoup de gens, et nous le voyons revenir semaine après semaine.
Nos professeurs savent le reconnaître en quelques minutes, parce qu’ils l’ont rencontré chez des centaines de personnes avant vous. Ce qui manque alors n’est pas le vocabulaire : ce sont les heures passées à produire des phrases à voix haute, sous l’écoute de quelqu’un qui attend la suite.
Nous ne vous promettrons pas que ce sera rapide. Apprendre une langue adulte prend du temps et de la constance, et toute école qui prétend le contraire vous raconte une histoire. Ce que nous tenons, c’est le cadre : un seul étudiant, donc aucune compétition pour le temps de parole, et pas de reprise à chaque mot bancal.
Vous ne serez pas jugé sur votre prononciation. Le professeur avance au même rythme que vous, à vos côtés, et repart du point où vous êtes réellement plutôt que du programme prévu.
Tous nos étudiants d’espagnol ne sont pas producteurs agricoles, loin de là. Il y a les voyages. Il y a les familles devenues bilingues par un mariage ou une naissance, où l’on voudrait parler aux grands-parents sans passer par quelqu’un. Il y a les retraites passées en partie dans le Sud. Et il y a le simple attrait d’une langue qu’on trouve belle.
Le cours ne change pas de nature selon le motif : une heure, un étudiant, un professeur, de la conversation d’un bout à l’autre. Nous nous adaptons à votre outil habituel, qu’il s’agisse de Zoom, de Teams, de Google Meet, de Skype ou de WhatsApp.
Nos limites, maintenant, et sans détour : aucune leçon de grammaire, aucun atelier d’écriture, aucune préparation au DELE. Nous n’enseignons pas la grammaire, ce qui ne veut pas dire qu’elle serait sans utilité. Et s’il vous faut un diplôme reconnu, nous vous orienterons vers un centre qui en délivre.
Votre motif n’est pas le travail? Demander de l’information sur les cours
Notre page régionale d’ensemble, cours de langues en Montérégie, réunit les deux langues et les quatre pôles encore sans page de ville. Côté villes, le Vieux-Longueuil et Brossard sont déjà traités. Et si c’est l’autre langue de la région qui vous presse, nos cours d’anglais en Montérégie partent du manufacturier et du poste frontalier.
Parce qu’en 2021, 37 % des travailleurs étrangers temporaires du secteur agricole québécois se trouvaient dans cette région, la part la plus élevée de toutes. Les données de 2021 pour le Québec plaçaient le Guatemala à 55 % et le Mexique à 34 %, deux pays de langue espagnole.
Les équipes saisonnières arrivent généralement entre avril et septembre. Beaucoup de producteurs profitent donc de l’automne et de l’hiver, quand les journées raccourcissent, pour dégager une heure par semaine.
Oui. Ayant grandi en Espagne ou en Amérique latine, ils vous font entendre la langue à sa vitesse normale, avec un accent réel. C’est exactement la difficulté que vous rencontrez sur le terrain.
Chez les francophones, c’est la situation la plus répandue de toutes. Les racines communes rendent l’écrit accessible, ce qui donne une fausse impression de niveau. Ce qui fait défaut, ce sont les heures passées à dire des phrases à voix haute, et c’est précisément l’objet du cours privé.
Non. Seule la conversation est travaillée, sans leçon de grammaire ni travail écrit. Pour une certification officielle, un centre accrédité est le bon endroit, et nous vous l’indiquerons franchement.
Une consigne de sécurité, une correction, une question sur la fatigue de quelqu’un. Nommez-nous la situation et la saison qui vous attend. Nous répondons avec un point de départ construit sur votre exploitation.
Cours privés d’anglais et d’espagnol en ligne — pour comprendre ce qu’on vous dit, et savoir quoi répondre.