La Beauce compte plus de 500 entreprises manufacturières, et plus de 65 % d’entre elles exportent directement aux États-Unis. Dans cette même région, au recensement de 2021, 71,1 % de la population déclarait connaître uniquement le français, et 28,5 % les deux langues.
C’est pour cet écart que nos cours d’anglais en Chaudière-Appalaches existent : un étudiant seul avec son professeur d’anglais, une heure par séance, en ligne, consacrée à parler et à écouter.
Un tiers des entreprises manufacturières beauceronnes déclarent que le marché américain représente plus de la moitié de leurs ventes, et certaines y expédient de 70 à 90 % de leur production. Les industries nommées pour ce coin de pays sont le sirop d’érable, l’acier, le bois et les produits du bois, le plastique et l’équipement lourd.
En face de cela, à peine plus d’une personne sur quatre, dans la région, se dit en mesure de tenir les deux langues. L’écart n’est pas un reproche adressé à la population : c’est une donnée avec laquelle des milliers de travailleurs composent chaque semaine.
Le poids du secteur manufacturier explique la tension. Il occupe 18,3 % de l’emploi régional, là où la moyenne québécoise se situe à 10,8 %, et les ventes manufacturières de la région atteignaient 27,3 milliards de dollars en 2023. Plus du tiers de l’économie d’ici repose sur les industries productrices de biens, et le produit intérieur brut par habitant s’élevait à 52 884 $ en 2023. À l’échelle de la province, le secteur manufacturier génère 86,1 % des exportations de biens.
Un cours d’anglais ne change rien à cette structure. Il change ce qui se passe dans les quinze minutes où quelqu’un, de l’autre côté de la frontière, veut comprendre ce que vous fabriquez.
Demander de l’information sur les coursGaraga, le fabricant de portes de garage, a son siège social à Saint-Georges. Entreprise familiale fondée en 1983, elle exploite quatre usines, compte plus de 1 500 employés, et déclare de nombreux emplacements aux États-Unis ainsi que plus de 1 000 points de service en Amérique du Nord.
Groupe Canam, né en 1960 à Saint-Gédéon-de-Beauce, conçoit, fabrique et installe des composants d’acier pour le bâtiment, la charpente métallique et les ponts. L’entreprise réunit 5 100 employés dans 22 usines au Canada et aux États-Unis, et ses bureaux d’ingénierie se trouvent au Canada, en Roumanie, en Inde et aux Philippines. Quand des plans circulent entre quatre pays, la langue de travail cesse d’être une question de préférence.
Boa-Franc, qui fabrique les planchers Mirage, a son siège social au 1255, 98e Rue, à Saint-Georges. L’entreprise se présente comme un fabricant nord-américain de planchers de bois franc depuis 1983, dont les marques sont distribuées dans toute l’Amérique du Nord. Manac, qui construit des semi-remorques, figure aussi parmi les manufacturiers beaucerons.
Le tissu ne se limite pas aux grands noms. La Chambre de commerce et d’industrie de la Nouvelle-Beauce compte plus de 1 700 membres et sa directrice générale est Marie-Christine Lavoie. Dans bien des entreprises de cette taille, personne n’a de service de traduction au bout du couloir : c’est l’employé qui répond au téléphone.
L’appel imprévu. Un acheteur téléphone, parle vite, avale la fin de ses phrases. Vous comprenez les trois quarts, et c’est le quart manquant qui porte le prix, la date ou la quantité.
La visite de client à l’usine. Marcher sur un plancher de production en expliquant une ligne, un délai, une tolérance ou un bris, pendant que le bruit couvre la moitié des mots.
La réunion où l’on se tait. Beaucoup de gens compétents assistent à des réunions dans une langue seconde sans jamais y prendre la parole. Ils suivent tout, n’interviennent pas, et finissent par passer pour moins engagés qu’ils ne le sont réellement.
Le salon commercial. Répéter trente fois la même présentation de produit devant des inconnus, répondre aux questions techniques, et relancer l’échange quand il retombe.
Aucune de ces quatre situations ne se prépare en lisant. Elles se préparent en les rejouant tout haut, devant quelqu’un qui vous arrête au bon moment et pas avant. C’est ce que permet le tête-à-tête : la totalité du temps de parole vous appartient, au lieu d’être divisée.
Demander de l’information sur les coursIl faut dire une chose sans détour : vos années d’anglais à l’école ne sont pas perdues, et votre accent n’est pas le problème. Le problème, quand il y en a un, se trouve presque toujours ailleurs.
Nos professeurs d’anglais ont accompagné des centaines de personnes qui comprenaient très bien et ne parlaient pas. Ils font la différence, dans le premier quart d’heure, entre quelqu’un qui ne saisit pas ce qu’on lui dit — débit, accent, expressions toutes faites — et quelqu’un qui saisit tout mais ne trouve pas sa réponse. Ce sont deux difficultés distinctes, qui ne s’entraînent pas de la même façon, et les confondre coûte des mois.
Le marché du travail régional ajoute une pression d’un genre particulier. Le taux de chômage était de 3,4 % en 2025, le plus bas de toutes les régions du Québec, et de 2,1 % en août 2026; le salaire horaire moyen atteignait 32,57 $ en 2025. Ce que nous entendons des gens d’ici n’est donc pas la peur de perdre un emploi : c’est la gêne de ne pas tenir l’échange qu’on attend d’eux, et le réflexe de laisser un collègue le tenir à leur place.
Personne ne sera corrigé en permanence, ni mis à l’épreuve pour voir ce qu’il vaut. Votre professeur d’anglais se tient à côté de vous et non en face; il reprend ce qui empêche de comprendre et laisse filer le reste. On démarre au niveau du premier échange, et non à un niveau théorique annoncé sur une grille.
Une heure, une personne, un professeur, en ligne : par Teams ou par Zoom, ou bien sur Google Meet, Skype ou WhatsApp si c’est ce que vous avez sous la main. Vous ne trouverez chez nous ni exercices de rédaction, ni tableaux de conjugaison à mémoriser, ni entraînement à l’IELTS ou au TOEFL.
La grammaire, nous ne l’enseignons pas, ce qui n’est pas la même chose que de la déclarer inutile. Une heure ne permet pas de tout faire : nous la donnons entièrement à la parole, puisque c’est elle qui manque. Le vocabulaire technique, lui, vient de vous — les produits que vous fabriquez, les gens à qui vous parlez, les mots entendus chaque jour à l’atelier.
Vingt-cinq ans de métier, plus de 8 000 étudiants, et un enseignement qui n’a jamais changé de cap. Ce quart de siècle sert surtout à savoir très vite ce qu’il faut travailler, et à ne pas vous faire perdre d’heures sur le reste. Nous ne promettons ni date, ni niveau, ni résultat chiffré.
Si c’est plutôt l’espagnol que vous souhaitez travailler, notre page régionale consacrée à cette langue explique comment il s’apprend ici.
Par celle qui vous coûte déjà quelque chose : l’appel imprévu d’un acheteur, ou la réunion où vous ne prenez jamais la parole. Nous la rejouons jusqu’à ce qu’elle cesse d’être redoutée.
Non, et nous ne vous ferons aucun reproche là-dessus. Ces années ont laissé des bases passives bien réelles; ce qui fait défaut, c’est d’avoir parlé assez longtemps et assez souvent. L’heure privée ne sert qu’à cela.
Oui, à partir de ce que vous décrivez : acier, bois franc, portes, plastique, équipement lourd. Le professeur part de vos produits et de vos interlocuteurs réels, jamais d’une liste générale.
Nous n’en faisons pas, ni pour l’un ni pour l’autre, et nous ne corrigeons pas davantage de textes. Si un examen vous est demandé, il faudra une autre école pour cette partie du travail.
Beaucoup moins que l’hésitation. Ce qui nuit à la compréhension, c’est un débit haché et des phrases abandonnées en chemin, pas la couleur d’un accent.
Dites-nous ce que votre entreprise expédie et qui vous parle de l’autre côté de la frontière. Un professeur d’anglais bâtira l’échange à partir de votre réalité, et le rejouera avec vous aussi souvent qu’il le faudra.
Cours privés d’anglais et d’espagnol en ligne — pour comprendre ce qu’on vous dit, et savoir quoi répondre.