Dans la première région minière du Québec, les gisements sont ici mais les sièges sociaux sont à Toronto et à Vancouver. Au recensement de 2021, 30,8 % des habitants de la région déclaraient connaître le français et l’anglais. Nos cours d’anglais ont lieu en ligne, en tête-à-tête avec un professeur, et ne portent que sur l’anglais parlé en situation réelle.
Le recensement de 2021 chiffre la situation sans ambiguïté. Dans la région, 44 240 personnes — 30,8 % de la population — déclaraient connaître à la fois le français et l’anglais. Pour l’ensemble du Québec, la proportion atteignait 46,7 %. À l’autre bout du tableau, 97 110 personnes, soit 67,5 %, ne connaissaient que le français, et 2 270 ne connaissaient que l’anglais.
Il est donc possible de mener toute sa vie en français en Abitibi-Témiscamingue, et c’est ce que fait la très grande majorité des gens : 98,3 % des habitants connaissent le français. L’anglais ne s’impose pas dans la rue. Il surgit au travail, souvent sans préavis, dans une réunion, un appel ou un document technique.
C’est exactement ce qui rend la chose inconfortable. Une langue qui sert rarement ne s’entretient pas, et le jour où elle sert, la pratique manque. Plusieurs personnes nous abordent en s’excusant presque de ce décalage. Il n’y a rien à excuser : c’est la conséquence mécanique d’un contexte linguistique, pas un défaut personnel.
L’extraction minière représente à elle seule 30 % du produit intérieur brut régional, quinze fois plus que la moyenne québécoise, établie à 2 % en 2023. En juin 2026, la région comptait 7 des 21 mines actives du Québec : six mines d’or et une mine de lithium. Elle concentre 41 % de tous les investissements miniers de la province, et ces investissements ont atteint 2,7 G$ en 2025, en hausse de 24 % sur l’année précédente — un sommet depuis la fin des années 1990.
Les entreprises qui exploitent ces gisements ont pourtant leur direction ailleurs. Mines Agnico Eagle ltée, qui exploite les complexes Goldex et LaRonde, a son siège social au 145 King Street East, à Toronto. IAMGOLD Corporation, derrière la mine Westwood, est installée au 150 King Street West, dans la même ville. Eldorado Gold, à qui l’on rattache la mine Lamaque, a son siège au 550 Burrard Street, à Vancouver. Et la Fonderie Horne, à Rouyn-Noranda, est exploitée par Glencore : elle emploie 650 personnes, hors entrepreneurs.
Pour un employé de ces organisations, l’anglais n’a rien de décoratif : c’est la langue d’une partie des échanges avec le siège et des formations techniques. Un cours d’anglais centré sur la conversation vise précisément ce moment-là.
Demander de l’information sur les coursLe navettage minier — fly-in fly-out et drive-in drive-out — « implique un recrutement à l’échelle provinciale, nationale, voire internationale », et les entreprises reconnaissent y recourir pour une proportion importante de leur personnel. Sur le terrain, cela donne des équipes où la langue première n’est pas commune à tous.
La géographie accentue le phénomène : la région est « collée sur la frontière ontarienne ». On compte 139 km entre North Bay et Témiscaming et 478 km entre Toronto et Témiscaming, l’association touristique régionale situant la région « à 4h de Toronto, 6h de Montréal ».
Et le mouvement va s’amplifier. Les 11 projets miniers avancés de la région représentent des investissements estimés à 9,5 G$ et environ 2 424 emplois directs par année sur une durée moyenne de production de 18 ans ; environ 97 % de ces emplois seraient occupés par une main-d’œuvre résidant dans la région. Au complexe Canadian Malartic, le projet Odyssey « générera 1 600 emplois » au plus fort de ses activités, « avec un salaire moyen de 140 000 $ par année ».
Le cours est privé : un étudiant, un professeur, une heure à la fois, en ligne par Zoom, Teams, Google Meet, Skype ou WhatsApp. L’heure entière vous appartient, et c’est ce qui distingue le plus nettement ce format d’un cours de groupe.
Le profil que nous rencontrons le plus souvent n’est pas celui du débutant complet. C’est celui de la personne qui comprend l’anglais, qui lit sans peine, qui suit un film — et qui se ferme dès qu’il faut produire une phrase à voix haute. Le problème se situe rarement du côté du vocabulaire ; il tient au peu de temps passé à parler. Nos professeurs d’anglais ont croisé ce blocage des centaines de fois et le reconnaissent dès les premières minutes.
Concrètement, cela veut dire que l’on ne vous reprend pas à chaque mot, que votre accent ne fera l’objet d’aucun commentaire et que l’on ne vous fera pas repasser vos cours du secondaire. Le point de départ est ce que vous arrivez déjà à dire, et non le premier chapitre d’un manuel.
Nous ne donnons ni leçons de grammaire, ni cours d’écriture, ni préparation au TOEFL ou à l’IELTS. La grammaire n’est pas inutile : nous ne l’enseignons pas, ce qui est différent, parce que le temps dont nous disposons doit servir à parler. Et nous n’annonçons aucun délai : parler une nouvelle langue à l’âge adulte demande de la répétition, et nous préférons le dire d’emblée.
Demander de l’information sur les coursLa région ne vit pas que de la mine. Dix-sept usines actives de transformation primaire du bois y sont inscrites au fichier du ministère des Ressources naturelles et des Forêts, parmi lesquelles Uniboard Canada inc. à Val-d’Or, Arbec Amos OSB et Matériaux Blanchet inc. à Amos, Norbord inc. à La Sarre et PF Résolu Canada inc. à Senneterre. En 2023, les ventes de biens fabriqués de la région ont atteint 6,8 G$, en hausse de 2,3 %.
Côté formation, le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue offre notamment les programmes Technologie minérale et Technologie forestière sur ses campus de Rouyn-Noranda, de Val-d’Or et d’Amos. L’UQAT, instituée en 1983, accueille 7 097 étudiantes et étudiants, dont 873 en provenance de l’international. L’Institut national des mines, dont le mandat est « de maximiser la capacité de formation de la main-d’œuvre », travaille sur le même terrain.
Dans tous ces milieux, la documentation d’équipement, les fournisseurs et les collègues venus d’ailleurs font apparaître l’anglais à des moments que l’on n’a pas choisis. C’est pour ces moments-là que des gens de Rouyn-Noranda, de Val-d’Or, d’Amos, de La Sarre et de Senneterre suivent un cours d’anglais avec nous.
Oui, et il s’agit du cas de figure le plus courant parmi nos étudiants adultes. La compréhension et la production ne progressent pas au même rythme : il est normal de suivre une conversation tout en restant bloqué au moment de répondre. Les séances servent à produire beaucoup de phrases, avec quelqu’un qui répond vraiment.
Non. Nous ne faisons aucune préparation d’examen, aucun cours d’écriture et aucune leçon de grammaire. Si vous visez une attestation officielle, nous vous le dirons tout de suite au lieu de vous vendre un cours qui ne mène pas là.
Oui. L’horaire se convient d’une fois à l’autre avec votre professeur, sans calendrier de session. Les semaines chargées, les semaines de repos et les déplacements se gèrent au cas par cas, ce qui est précisément pourquoi beaucoup de travailleurs de la région choisissent le cours privé.
Non. L’objectif est que l’on vous comprenne et que vous compreniez votre interlocuteur, pas que vous changiez de voix. Les corrections portent sur ce qui gêne la compréhension, au moment où cela sert, et jamais au point de couper l’élan d’une phrase.
Non. Nous recevons aussi des gens du secteur forestier, de la construction, des services, de la santé, de l’enseignement et du commerce, ainsi que des personnes qui apprennent pour des raisons strictement personnelles. Le point commun n’est pas le métier : c’est le besoin de parler.
Écrivez-nous en quelques lignes votre point de départ et l’usage que vous voulez faire de l’anglais. L’école enseigne depuis 2000 et a reçu plus de 8 000 étudiants : il y a de bonnes chances que votre situation nous soit familière. Si c’est plutôt l’espagnol qui vous intéresse, cette page vous attend aussi.
Cours privés d’anglais et d’espagnol en ligne — pour comprendre ce qu’on vous dit, et savoir quoi répondre.