Rio Tinto a souligné cent ans de production d’aluminium au Saguenay–Lac-Saint-Jean le 31 mars 2026, et l’entreprise y compte plus de 4300 employés auxquels s’ajoutent, selon elle, des milliers d’employés de partenaires d’affaires. Dans une région dont la production part vers l’extérieur depuis un siècle, l’anglais finit par se présenter à la table sans avoir été invité. Nos cours s’adressent aux adultes d’ici qui comprennent cette langue et qui veulent enfin la parler.
Elkem exploite à Chicoutimi une usine de ferrosilicium de 95 employés, d’une capacité annuelle de 45 000 tonnes métriques ; le groupe a son siège à Oslo, est coté à la Bourse d’Oslo et exploite plus de 30 sites en Europe, en Asie, dans les Amériques et en Afrique. Cycles Devinci, établi à Saguenay, est qualifié par le gouvernement fédéral de « fabricant de vélo le plus important du Canada ». Du Port de Saguenay, Développement économique Canada écrit qu’il « permet de relier directement le Grand Nord aux principaux marchés internationaux ».
Nous ignorons dans quelle langue se tiennent les réunions de ces employeurs, et nous n’allons pas le deviner pour vous convaincre. Ce que nous savons vient de ceux qui suivent nos cours d’anglais : un appel qui arrive sans préavis, un visiteur venu de loin à accompagner, une formation technique dont la documentation n’existe que dans cette langue. Le besoin est oral presque chaque fois. Il est écrit presque jamais.
Demander de l’information sur les coursLe silence qui s’installe après une question, nous l’avons vu revenir des centaines de fois. Quelqu’un vous adresse une phrase courte, vous l’avez parfaitement saisie, et pendant que vous cherchez par où commencer, le tour de parole est déjà passé à un autre. Beaucoup de gens en gardent une honte tenace et finissent par organiser leur travail pour éviter ces moments-là.
Vous avez peut-être suivi des cours d’anglais pendant des années à l’école. Le problème ne vient pas de là, et nous ne vous ferons aucun reproche sur ce point. L’enseignement scolaire apprend surtout à reconnaître une langue ; la parler exige autre chose : du temps au micro, un interlocuteur qui ne s’impatiente pas, et le droit d’interrompre sa propre phrase pour la reprendre autrement.
Un professeur d’anglais qui travaille avec un seul étudiant entend tout : les hésitations, les mots cherchés, les structures que vous contournez sans même le remarquer. Il n’intervient pas à chaque écart. Il attend la fin de la phrase, il note, et il revient plus tard sur ce qui vous empêchait d’être compris. Votre accent, lui, ne sera pas un sujet.
Chaque séance réunit votre professeur et vous, personne d’autre, pour une heure. Tout se déroule à distance, sur Zoom, Teams, Google Meet, Skype ou WhatsApp. Vous parlez de ce qui vous attend réellement : la réunion de la semaine prochaine, l’appel que vous redoutez, le client qu’il faut rappeler. Le contenu suit votre vie, jamais un manuel.
L’école n’offre aucune préparation au TOEFL ni à l’IELTS, aucun atelier de rédaction, aucune leçon de grammaire. Nous ne prétendons pas que la grammaire est sans valeur ; nous disons qu’elle n’occupera pas votre heure, parce que cette heure est la seule de la semaine où vous parlerez sans interruption. Depuis 2000, c’est ce choix qui distingue l’école, et nous ne nous en excusons pas.
M’inscrire aux coursAu Recensement de 2006, le taux de bilinguisme français-anglais du Saguenay–Lac-Saint-Jean s’élevait à 15,9 %, soit 42 850 personnes bilingues sur 269 210, d’après un tableau de l’Université Laval attribué à Statistique Canada. Cette même année, la région figurait parmi les trois moins bilingues du Québec, aux côtés du Bas-Saint-Laurent, à 15,6 %, et de la Côte-Nord, à 19,3 %, pendant que l’Outaouais atteignait 59,1 %. Ces données décrivent 2006. Nous n’avons pas trouvé de chiffre régional vérifiable pour le Recensement de 2021, et nous préférons l’écrire plutôt que de faire passer une mesure ancienne pour un portrait d’aujourd’hui.
À l’échelle de la province, la proportion de personnes bilingues français-anglais est passée de 44,5 % en 2016 à 46,4 % en 2021, selon Statistique Canada. Sur le terrain régional, l’anglais s’enseigne : Riverside Regional School, rue Joule à Jonquière, relève de la Central Quebec School Board et couvre la maternelle jusqu’à la 5e secondaire ; son site précise que la majorité de ses élèves proviennent de Jonquière, de Chicoutimi et de La Baie. Le Centre linguistique du Cégep de Jonquière, pour sa part, s’est spécialisé dans l’immersion et donne celle en anglais à Ottawa.
La conclusion pratique est courte : cette langue existe dans la région, mais il faut aller la chercher. Un professeur d’anglais au Saguenay–Lac-Saint-Jean reste une ressource qu’on ne croise pas par hasard dans son quartier. Un cours privé en ligne renverse le problème, puisque l’interlocuteur vient à vous.
Les premiers navires de croisières internationales ont jeté l’ancre dans la baie des Ha! Ha! en 2006 et le terminal de croisières a été inauguré en 2009 ; depuis le début des opérations, plus de 200 paquebots ont accosté au quai de Bagotville. En octobre 2016, l’accostage du Queen Mary II a attiré plus de 40 000 personnes. Le Port de Saguenay fait état de près de 60 000 visiteurs en 2019 ; Développement économique Canada évoquait de son côté près de 140 000 visiteurs attendus en 2023. Ces deux mesures ne s’additionnent pas et nous les laissons chacune avec sa source.
La base de Bagotville est équipée de chasseurs CF-18 Hornet et compte parmi les deux bases dotées d’avions de chasse au Canada ; elle relève du commandement opérationnel de la 1re Division aérienne du Canada. Des réaménagements de près de 500 millions de dollars y sont prévus en vue d’accueillir les avions de chasse F-35 en 2026.
Côté agricole, la région représente 77 % de la production québécoise de bleuets sauvages et les bleuets surgelés du Québec partent vers plus de 30 pays, dont les États-Unis pour 51 % du total, d’après les données de 2021 du gouvernement du Québec. Le tourisme régional génère, selon le fédéral, « des retombées de près de 300 millions de dollars par année ». Rien de tout cela n’oblige qui que ce soit à parler une autre langue. Mais ces activités mettent des gens d’ici en contact avec des gens d’ailleurs, et c’est là que le besoin cesse d’être théorique.
Pour l’autre langue que nous enseignons dans la région, voyez la page des cours d’espagnol au Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Demander de l’information sur les coursC’est le motif le plus fréquent des demandes que nous recevons de la région. Comprendre une langue et la produire ne relèvent pas de la même activité, et la production ne progresse qu’avec des heures de parole réelle. Nos professeurs identifient ce décalage pendant la première séance, sans vous faire passer de test.
Non. Nous recevons autant de gens qui n’ont presque jamais parlé que de gens qui se débrouillaient autrefois et ont tout laissé dormir. Le professeur repère pendant l’heure ce que vous parvenez encore à formuler spontanément, et le cours démarre à cet endroit précis.
Non. Ces examens demandent un entraînement à l’écrit et à des formats très codifiés que nous ne travaillons pas. Si votre objectif est un certificat, adressez-vous à un organisme spécialisé ; si votre objectif est de tenir une conversation, nous sommes au bon endroit.
Non. Un adulte francophone conserve un accent en anglais, et cela n’empêche personne de travailler ni de voyager. Le professeur n’intervient sur la prononciation que lorsqu’un mot devient réellement inaudible pour l’interlocuteur.
Oui. Comme chaque cours est individuel, il n’y a aucun groupe à synchroniser : vous proposez vos plages et vous les modifiez quand votre semaine change.
Personne ici ne vous demandera d’expliquer pourquoi vous n’avez pas pratiqué depuis longtemps. Dites-nous simplement dans quelles circonstances vous aimeriez pouvoir répondre sans hésiter, et votre professeur partira de cette scène-là.
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