Laval occupe l’île Jésus au complet : une seule municipalité, 246 kilomètres carrés entièrement urbanisés, six secteurs d’aménagement et quatorze quartiers nés de la fusion du 6 août 1965. Dans chacun de ces six secteurs, l’espagnol figure parmi les premières langues maternelles déclarées, et 7,3 % des Lavallois disaient en 2021 pouvoir soutenir une conversation en espagnol. Nos cours d’espagnol se donnent en ligne, un seul étudiant à la fois, et ne portent que sur la parole.
À Laval, l’espagnol n’est pas une curiosité. En 2021, 7,3 % des Lavallois déclaraient pouvoir soutenir une conversation en espagnol, ce qui place cette langue au deuxième rang des langues non officielles connues dans la région, derrière l’arabe (14,8 %) et devant l’italien (5,8 %). La proportion de Lavallois qui connaissent une langue non officielle, elle, ne cesse de monter : 39,4 % en 2011, 44,9 % en 2016, 49,2 % en 2021. Près d’un résident sur deux de l’île Jésus porte donc une langue de plus que le français.
La répartition par secteur d’aménagement est nette. C’est dans le secteur de Pont-Viau, Renaud-Coursol et Laval-des-Rapides que l’espagnol est le plus répandu : 7 470 personnes, soit 9,7 % des résidents. Vient ensuite celui de Duvernay, Saint-François et Saint-Vincent-de-Paul, avec 5 535 personnes (9,3 %), puis Vimont et Auteuil avec 4 305 personnes. Même à Chomedey, le secteur le plus diversifié de Laval sur le plan des langues maternelles, 5 270 résidents connaissent l’espagnol.
Autrement dit, l’espagnol s’entend déjà dans les familles et chez les voisins de votre propre quartier.
C’est la situation la plus fréquente parmi les personnes qui nous écrivent de Laval. Elles suivent une conversation, saisissent une blague, lisent sans dictionnaire, et restent muettes dès qu’il faut répondre. Le silence qui s’installe après une question, nous l’avons vu revenir des centaines de fois. Ce n’est presque jamais un problème de vocabulaire : c’est un manque de temps de parole.
À Laval, ce cas a une raison particulière d’être répandu. L’espagnol est langue maternelle dans les six secteurs de la ville, de 4 265 personnes dans Pont-Viau, Renaud-Coursol et Laval-des-Rapides à 1 840 dans le secteur de Sainte-Dorothée, Laval-Ouest et Laval-sur-le-Lac, en passant par 2 475 à Chomedey. S’y ajoutent 6 410 Lavallois immigrés nés en Amérique du Sud et 4 200 nés en Amérique centrale. Beaucoup de gens grandissent ici avec l’espagnol dans l’oreille — une grand-mère, une belle-famille, des voisins — sans avoir jamais eu à le produire eux-mêmes. L’oreille est formée ; la bouche ne l’est pas.
Nos professeurs d’espagnol savent reconnaître cet écart dès la première heure, et ils savent ce qu’il demande : du temps de parole, et rien d’autre. Personne ne sera jugé, personne ne sera corrigé en permanence, et nous ne commençons pas par un programme. On part de ce que vous savez déjà faire. Apprendre une langue à l’âge adulte est un travail long, et nous n’allons pas prétendre le contraire ; c’est celui que nous accompagnons depuis 2000, auprès de plus de 8 000 étudiants.
Demander de l’information sur les coursLaval est une banlieue généralement peu densifiée, traversée de grands axes autoroutiers nord-sud et est-ouest, et les distances entre ses quartiers sont importantes. Se rendre d’Auteuil à Laval-Ouest un mardi soir, après le travail, n’a rien d’anodin. Nos cours d’espagnol sont entièrement en ligne : Google Meet, Teams, Zoom, Skype ou WhatsApp, selon ce que vous utilisez déjà. Vous ne traversez rien.
Cette formule compte double à Laval, parce qu’une large part des Lavallois ne travaille pas à Laval. Les emplois situés sur l’île sont moins nombreux que les Lavallois en emploi : beaucoup d’entre eux travaillent donc à l’extérieur. Entre la ligne orange du métro, les gares de la ligne exo2 et les deux stations du REM, les retours sont longs et irréguliers. Une heure se réserve une à la fois, et l’horaire est très flexible : vous choisissez le créneau qui tient dans votre semaine, non l’inverse.
Le cours réunit une seule personne et son professeur. Nos professeurs d’espagnol sont natifs d’Amérique latine ou d’Espagne, et toute l’heure se passe à parler. Le professeur est avec vous, jamais devant vous : il relance, il reformule, il vous laisse chercher vos mots au lieu de les dire à votre place.
M’inscrire aux coursNous ne donnons pas de cours d’écriture, pas de leçons de grammaire et pas de préparation d’examen — le DELE n’entre pas dans notre offre. Ce n’est pas un oubli : c’est ce qui laisse toute l’heure à la parole. Dire que nous n’enseignons pas la grammaire ne veut pas dire qu’elle est inutile : cela veut dire que votre heure ne lui sera pas consacrée, parce qu’elle servira à produire des phrases à voix haute.
Si vous cherchez un groupe, un calendrier de session et un local, la programmation d’activités de la Ville de Laval comporte justement des cours de langue en espagnol offerts par des organismes sociocommunautaires du territoire. C’est tout autre chose que ce que nous faisons. Nous, nous offrons une heure, un étudiant, une conversation.
Les motifs qu’on nous donne à Laval sont rarement professionnels. Laval compte 41 % de ménages familiaux, contre 31 % à Montréal : beaucoup d’élèves viennent parce qu’une bru, un gendre ou des petits-enfants parlent espagnol à la maison, et parce qu’ils aimeraient entrer dans la conversation du souper au lieu de la regarder passer.
Il y a aussi l’âge de la région. En 2021, 81 920 Lavallois avaient 65 ans et plus, et Laval se classe première des dix-sept régions du Québec pour la participation au marché du travail des personnes de 55 ans et plus : 58 200 d’entre elles occupaient un emploi en 2025. Ce sont souvent des gens qui approchent de la retraite, qui ont désormais du temps pour parler la langue qu’ils entendent depuis des années.
Enfin, les attaches. Les 14 675 Lavallois immigrés nés dans les Antilles et les Bermudes comprennent des personnes venues de pays hispanophones comme Cuba et la République dominicaine, à côté d’Haïti. Tenir une conversation avec des beaux-parents, suivre un appel vidéo avec la famille restée là-bas : ce sont des raisons suffisantes, et elles donnent à nos cours d’espagnol un objectif plus clair que n’importe quel manuel.
Demander de l’information sur les coursOui, puisque rien ne dépend de la géographie. La région de Laval ne compte qu’une seule municipalité et quatorze quartiers, de Saint-François à l’est jusqu’à Laval-sur-le-Lac à l’ouest : nos cours d’espagnol sont en ligne et vous rejoignent partout sur l’île Jésus, sans déplacement ni stationnement.
C’est exactement le cas que nous voyons le plus souvent. Ce blocage est fréquent et nos professeurs d’espagnol le reconnaissent dès les premières minutes. Nous ne repartons pas de zéro : nous partons de ce que vous comprenez déjà et nous travaillons la seule chose qui manque, le temps de parole.
Oui. Nos professeurs d’espagnol sont natifs d’Amérique latine ou d’Espagne, ce qui vous expose à des accents réels plutôt qu’à un espagnol de studio. Vous pouvez dire au premier cours quelle variété vous intéresse, selon les personnes avec qui vous comptez parler.
Non, ni l’un ni l’autre. Nous ne faisons ni préparation d’examen, ni cours d’écriture, ni leçons de grammaire. L’école est consacrée à la conversation, et c’est la raison pour laquelle une heure chez nous ressemble si peu à un cours scolaire.
Une heure à la fois, avec un seul étudiant et son professeur. Les heures se réservent une à une et l’horaire est très flexible, ce qui permet de composer avec les semaines inégales des nombreux Lavallois qui gagnent leur vie à l’extérieur de l’île.
Vous habitez l’un des quatorze quartiers de l’île Jésus, vous entendez l’espagnol depuis des années et vous n’avez jamais eu l’occasion de le parler une heure d’affilée. C’est précisément ce que nous faisons, depuis 2000. Dites-nous ce que vous arrivez déjà à comprendre.
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